▷ Google Partners : de la mascarade à la dictature

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Le Programme Partenaires Google permet aux agences marketing d’afficher des badges spéciaux sur leurs sites Web, à condition qu’ils respectent certaines exigences strictes. Pour moi, ce programme de « partenariat » avec Google s’est longtemps apparenté à une forme de comédie. Je l’expliquerai en détail plus tard. Mais le pire est peut-être encore à venir alors que l’on découvre les changements qui viennent d’être annoncés et qui entreront en vigueur en juin prochain…

Avec les nouvelles conditions, Google a tendance à orienter le programme à son avantage. Et parce que ce n’est pas forcément dans l’intérêt du client final.

Qu’est-ce que le programme Google Partner ?

Que vous soyez client, indépendant ou agence, vous avez probablement entendu parler du programme Google Partners. A voir aussi : Quelle est la récompense en couverture salariale pour les profils IT ?.

Cela permet aux régies publicitaires de gagner un badge qui doit prouver leur capacité à travailler sur la plateforme Google Ads (anciennement Google Adwords).

Ce badge a pour but de rassurer les clients finaux qui recherchent un prestataire de qualité, en agence ou indépendant (freelancing Adwords).

Selon Google : « Cela prouve que votre entreprise possède une expertise et une expertise approfondies dans Google Ads »

Obtenu par un établissement ou indépendant selon plusieurs critères liés spécifiquement à :

Ce programme vous offre les avantages :

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Est-ce qu’un client peut vraiment être rassuré par un badge Google partners ?

A mon avis, le badge Google Partner ne garantit en rien la qualité du travail d’une agence.

De plus, Google ne demande jamais aux clients de connaître leur niveau de satisfaction vis-à-vis de leurs agences ou prestataires de services indépendants.

Au lieu que le client final soit ignorant de tout cela, est-ce que cela me convaincrait réellement :

Le système de certification Google Ads

Tout le monde (ou presque) peut obtenir une certification Google Ads. Il vous suffit d’étudier (par cœur) la documentation fournie par Google avant de passer votre examen.

L’examen en ligne se présente sous la forme d’un questionnaire à choix multiples, semblable à celui de l’examen théorique pour l’obtention du permis de conduire.

Cette certification ne démontre jamais une expertise approfondie de la plate-forme Google Ads.

Cependant, pas dans le sens de l’intérêt premier du client, à savoir savoir comment gérer au mieux le budget publicitaire pour en tirer le maximum de profit.

Avec toute la finesse et la complexité des plateformes marketing complexes.

J’ai discuté avec de nombreuses agences.

Vous seriez surpris par le nombre d’entre eux faisant appel à des pigistes en Inde ou à Madagascar pour passer, en échange, la certification de tous leurs « spécialistes AdWords » d’entreprise.

Et si vous faites une recherche Google avec les questions posées lors de l’examen, il y a de fortes chances que vous trouviez les réponses en quelques secondes sur des « sites de triche » (ceux qui monétisent leur contenu avec des publicités Google Adsense, belle ironie).

Google ferme-t-il les yeux sur cette pratique ?

Les formations dont bénéficient les partenaires

À mon avis, la plupart des formations qui sont divulguées aux participants à ce programme ne sont que des promotions commerciales destinées au client final :

Là encore, je ne vois rien de très convaincant pour le client final.

Mais c’est peut-être trop personnel ?

Pour comprendre cela, j’ai contacté plusieurs collègues et experts de Google Adwords pour obtenir leur avis sur le sujet :

D’après toi, est-ce que le statut de Google Partner est une gage de qualité pour les clients finaux ? Pourquoi ?

Blaise Reymondin, Co-Fondateur de Blaise & Bruno :

Pas trop. Et il n’est pas certain que la perception du badge soit encore positive aujourd’hui. Le client final se demande quel est le véritable lien qui unit une agence « partenaire » à une entreprise comme Google…

La position de l’agence est assez ambiguë à ce sujet, car si elle ne perçoit aucune commission financière de Google, elle est encouragée de diverses manières à augmenter ses dépenses publicitaires (via des recommandations de plateformes, des concours entre agences, du coaching, des badges Premier, etc.).

De ce fait, il est difficile pour le client final de connaître les priorités de l’agent partenaire qu’il désigne : « Est-ce que cela travaille principalement dans mon intérêt ou dans leur intérêt, avec Google ? ».

Et enfin, il y a le problème d’image que Google a soulevé aujourd’hui ; de nombreux clients nous font part de leur aversion pour l’entreprise elle-même, notamment à cause de la façon dont ils en entendent parler dans les médias.

Je pense que le programme Partners gagnerait en crédibilité si les critères clés de performance étaient plus explicites de la part du client final (ex : CPA ou ROAS), et non les soi-disant « critères de qualité » décidés par Google, ce qui reste peu à voir jusqu’au bout. le client (et parfois aussi pour l’agence, surtout pour ceux qui facturent leurs honoraires avant tout à la performance, comme ce fut mon cas avec Bruno).

Cédric Duma, expert indépendant Google Ads :

Nous devons distinguer deux choses lorsque nous parlons d’assurance qualité pour les clients finaux. Qualité perçue et qualité réelle. En effet, ce statut aux yeux des annonceurs qui ne connaissent pas la vraie valeur de notre confiance commerciale.

Si le consultant indépendant avec qui je vais travailler obtient cette reconnaissance de Google, cela signifie qu’il ou elle m’aidera à atteindre mes objectifs.

Mais si c’était si simple, ce serait trop beau ! Car en effet, la qualité perçue jusqu’à présent n’est pas la qualité réelle ! Ce statut n’est en aucun cas un gage de qualité car il est facile (actuellement) à obtenir.

Dépense minimum de 10 000 $, certification, certaines performances sur compte suffisent et hop ! Vous gagnez un badge Google Partner.

Sauf là où le fond fait mal, c’est :

À mon avis, ce badge accroché aux yeux des annonceurs est l’affaire de Google et risque d’induire en erreur de nombreux clients finaux en leur faisant croire qu’ils font confiance à de vrais experts qui ne sont peut-être pas des experts.

Personnellement, j’ai reçu des informations selon lesquelles je risquerais de perdre mon statut de partenaire Google en juin en raison de ma certification. Parce que la moitié des personnes qui ont accès au compte doivent être certifiées… blague.

Je me suis sérieusement posé la question « est-ce que je prendrais/perdrais mon temps pour reprendre ma certification ? » Au final, la seule certification qui a vraiment de la valeur aux yeux de mes clients est celle que je leur donne et qui est mon meilleur atout pour eux . me vendre à de nouveaux clients !

Cyrille Baudemont, responsable Améliorez Votre Web :

La première fois que j’ai passé la certification Google Ads/AdWords, toujours en payant (de mémoire, environ 70€)

Oui, ça fait quelques années (et non, je ne suis pas encore si vieux), mais le simple fait de payer ce montant fait je pense une énorme différence, par rapport à aujourd’hui où la certification est gratuite.

« A ce moment-là », on se préparait comme un candidat au BAC et au-delà de toute la littérature de support Google Ads, (qui, soit dit en passant, était plutôt bien faite), mieux valait avoir mis main dans la main machine », car on sait très peu sur l’examen qui nous attend.

Autre point important, si vous échouez, vous devez attendre 15 jours avant de pouvoir repasser l’examen.

Bref, à mon avis, c’était plus strict qu’aujourd’hui et l’examen était un peu plus valorisant. Maintenant, l’approbation de la certification est gratuite et on peut recommencer indéfiniment, jusqu’à ce qu’on la gagne.

Si on considère le badge Google Partner comme un label, quand on rentre dans les coulisses on se dit qu’il n’a aucune valeur (c’est le cas de beaucoup de labels quel que soit le domaine…). Cependant, côté client/prospect, les badges restent un élément collatéral important.

Lors de notre embauche, le fait que le candidat ait une certification Google Ads (+ peut-être Google Analytics) joue un peu en sa faveur, mais cela ne se compare pas à « l’expérience réelle ».

On peut très bien être certifié sans jamais gérer une campagne Google Ads : cela n’offre qu’un très large aperçu théorique, mais aucune garantie de connaissance. Rien ne remplace l’expérience, en particulier avec Google Ads, ce qui fonctionne pour un client peut ne pas fonctionner pour un autre.

Si le badge Google Partner peut influencer la perception qu’ont vos prospects du sérieux de votre régie publicitaire, il n’est en aucun cas un gage de qualité vis-à-vis du client final.

À condition d’avoir passé la certification officielle et de dépenser un certain montant par mois sur la plateforme, vous êtes un partenaire Google. Comment cela garantit-il votre emploi ? Comment gérez-vous votre compte ? Le ROI que vous générez pour vos clients ? Rien, à notre avis.

Pour avoir une idée de la performance d’une agence, il est plus judicieux de connaître les résultats obtenus auprès des clients existants, voire de consulter les différents avis que l’on peut trouver en ligne (en fonction de leur authenticité).

Pas nécessairement. Les critères d’éligibilité aux programmes Partner et Premier Partner se concentrent davantage sur l’augmentation des dépenses que sur la satisfaction des clients et la réalisation de leurs objectifs. La certification seule ne peut valider une réelle expertise dans la gestion des campagnes publicitaires au quotidien.

L’évolution du programme Partners en 2020 ne va pas dans le bon sens et fragilise le statut de ces partenaires, notamment au regard de l’obligation de valider des niveaux minimaux de recommandation. On peut se demander si forcer la main est dans l’intérêt du client final. Ce dernier peut juger son prestataire sur la base des résultats et non sur l’application des directives de l’entreprise qui ici est juge et partie.

Il y a certainement un équilibre à trouver dans les critères d’éligibilité qui satisfera les clients, les agences et Google.

Isabelle Gay-Crosier, spécialiste des communications et du marketing

Il est difficile de répondre à cette question de savoir s’il s’agit d’assurance qualité ou de ne pas avoir de badge car avoir un badge ne suffit pas pour faire du bon travail, mais l’inverse est également vrai.

En revanche, en tant que solopreneur, et parce que je suis une petite agence sur le circuit, avoir un badge Google Partner depuis quelques années est un plus pour moi.

En effet, pour mes clients ou prospects, cela leur montre que je suis officiellement embarqué et je pense que c’était important pour eux dès le début de notre relation. Alors c’est vrai que quand on a commencé à travailler ensemble, ils ont vu les résultats et ils ont compris mon implication et mon travail, les badges n’étaient plus nécessaires. Ce qui compte, c’est ma demande de travail, les résultats que j’obtiens et la satisfaction de mon client.

Cependant, il est vrai que les critères pour devenir agent Google Partner ne sont pas forcément qualitatifs, mais quantitatifs : être certifié, avoir de bonnes pratiques, et gérer un budget défini…

Et là, on ne parle pas des futurs critères de maintien de votre badge au-delà de juin 2020 qui ne seront malheureusement pas qualitatifs.

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Loric Sacarrère, consultant Google Ads (spécialisé Ecommerce).

En théorie, le statut de Google Partner devrait être une assurance qualité permettant aux clients finaux de faire la différence entre ceux qui savent gérer et optimiser efficacement leurs campagnes Google Ads et ceux qui prétendent savoir le faire.

Mais c’est sur le papier…

…parce que la réalité est très différente.

Comme le souligne Bruno dans son article, il est malheureusement possible de « contourner » les règles.

Surtout pendant la période d’accréditation.

Plus précisément, j’ai un ami qui donne des formations aux agences qui souhaitent passer l’accréditation à leurs employés. A la fin des 2 jours de formation, mon amie a accrédité les différents participants, et pour le plus grand nombre a réussi les examens… elle les a aidés à répondre aux questions !

C’est la preuve que l’accréditation n’est pas une solution magique pour déterminer l’expertise d’une institution ou d’un consultant.

Savoir répondre aux questions à choix multiples de Google (ce qui est relativement facile si l’on connaît la « logique » de la pensée de Google) est un bon début… mais ce n’est pas le plus important !

Maurice Largeron, Audit, marketing & Communications numériques

C’est ma vision des partenaires Google indépendants indépendants que je propose ici, donc ne représente pas beaucoup de fournisseurs d’annonces Google !

Quelques mots sur le contexte de Google Partners tout d’abord.

Ces programmes sont toujours plus passifs que les programmes participatifs avec la marque google. S’il fallait micro-trottoir chez les annonceurs, ou les étudiants en école de commerce, on dirait des programmes Google Partner comme Maurice Largeron, presque personne ne le saurait ! Par conséquent, cela ne lui donne pas un avantage concurrentiel sur ceux qui ne l’utilisent pas.

Le fait que Google ait récemment externalisé la gestion de son programme de certification (skillshop), est aussi une marque de son intérêt à enrichir la relation Google-Agences.

En interne, le développement du support en ligne, le développement d’un centre d’appel dédié, avec notamment le « chat », a directement connecté les marques avec Google.

Dans ce marché des petites et moyennes entreprises, avec des agences de petite et moyenne taille où certains freelances s’intéressent, Google n’a aucun intérêt à le valoriser. La nouvelle version du programme Google Partner en est l’emblème. Concentrer le support de Google sur les grandes agences est devenu une priorité.

Les algorithmes d’auto-apprentissage s’emparent désormais de ce marché des PME. Je suis de plus en plus confronté à la réalisation d’audits de comptes gérés en « Smart Campaigns ». Il s’agit souvent de comptes simplifiés que Google pousse via Google my business par exemple, sous la forme d’une « campagne intelligente ». Ils ne sont pas rentables, il faut souvent tout refaire, ou tout laisser tomber tant l’expérience annonceur est mauvaise.

Par conséquent, dans ce contexte, l’apport qualitatif du badge Google Partner est faible. Par le passé, oui, il était possible d’investir et de mettre un pied dans l’écosystème Google. Pour les directeurs de campagne, la certification est payante et pas facile à obtenir. Actuellement, ce n’est plus le cas sur la plateforme skillsshop. Seule une amélioration de la gestion à 100% est possible pour nettoyer les petits gestionnaires, sans garantir la compétence des gestionnaires de trafic.

Je ne me fais pas arnaquer, sans me mettre de mauvaise humeur, Google n’a pas besoin de moi car j’ai coupé ses marges commerciales. Google est désormais une marque « partout » qui, au fil du temps, s’est connectée aux annonceurs, via le support mobile et amélioré de premier niveau.

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Que valent les avantages du statut Google Partners pour les agences et freelances ?

Je peux bénéficier de certains avantages du statut Partenaire.

Les formations sur les produits

Comme dit précédemment, j’ai trouvé qu’il s’agissait plus d’un argumentaire de vente que d’une véritable formation.

De toutes les formations que j’ai reçues, j’ai trouvé entre 15 et 20 % utiles (pour apprendre à mettre en place de nouvelles fonctionnalités ou obtenir des informations sur les versions bêta de Google Ads).

L’assistance téléphonique

Comme nos amis américains, je trouve la qualité du support Google Ads de plus en plus décevante.

Les interlocuteurs de premier niveau n’affichent pas un niveau très élevé, ils se cantonnent dans un rôle de distraction et doivent souvent attendre plusieurs jours une réponse pertinente d’un véritable expert interne.

Dans le passé, nous recevions des commentaires immédiats de la part des bonnes personnes.

Les événements organisés conjointement avec Google

J’ai eu l’opportunité d’animer deux formats : conférence + debrief + apéritif networking.

Ce fut une bonne expérience lors de l’événement.

Car les aspects de la planification sont très contraignants :

et de même pour l’événement après :

Ce fut une leçon pour moi. J’organise maintenant mes propres événements, comme un adulte.

Nous convenons que si Google finance un événement, il est logique que cette approche soit appropriée. Mais sur la forme, je trouve que c’est limité.

On parle d’un événement qui coûte 1’000,- CHF pour une entreprise qui génère des dizaines de milliards de bénéfices par trimestre…

La prospection avec Google

Des Googleurs m’accompagnent parfois aux rendez-vous clients.

Mais après 2-3 essais, je me suis promis de ne plus jamais recommencer.

En fin de compte, tout est une question de frais de publicité.

Ce sujet occupe 90% des conversations avec mes clients.

Et la plupart du temps, les budgets préconisés par nos prospects sont tellement irréalistes au point de les embarrasser et de rappeler les prospects après le rendez-vous pour tenter de justifier cette attitude… (basé sur l’expérience).

Les concours destinés aux agences

Je n’ai jamais participé à aucun des concours organisés par Google pour les agences partenaires.

Même si j’ai lu les règles plusieurs fois.

A titre d’illustration, les régies publicitaires sont jugées sur la croissance des dépenses publicitaires Google de leurs clients et le nombre de nouveaux comptes clients créés, sur une période donnée.

En échange, ils reçoivent des objets promotionnels Google (mugs, t-shirts, stylos, ballons, etc.).

Et smartphones Android ou baby-foot pour les plus méritants, ceux qui par leur travail contribueront à rapporter plusieurs millions de dollars de dépenses publicitaires.

Je me sens bizarre et puéril.

Nous faisons des affaires, nous ne sommes pas dans une loterie…

Encore une fois, mon avis est un peu « tranchant », j’aimerais modérer avec l’avis de confrères et autres experts :

Que penses-tu des avantages du programme Google Partner ?

Blaise Reymondin, Co-Fondateur de Blaise & Bruno :

Le principal avantage est l’accès à la version bêta du programme. Les avantages d’assister aux événements et aux formations des partenaires sont minimes, car presque toutes les informations (rapides) peuvent être consultées en ligne.

Les conseils qui y sont donnés sont aussi à mon sens trop orientés vers la « vente » de services Google Ads (ex : intégration de nouvelles fonctionnalités), et non avec l’objectif principal d’augmenter réellement la rentabilité des campagnes pour nos clients.

Google prétend nous aider à « signer de nouveaux clients », par exemple en nous fournissant des données sectorielles et des présentations pour les prospects.

Personnellement, je n’ai jamais trouvé ces informations très pertinentes, restant basiques sans fournir une analyse précise et approfondie d’un secteur d’activité et sans vraiment démontrer les opportunités de croissance d’affaires que l’on pouvait tirer de certaines orientations stratégiques.

Quant aux incitations prévues pour les agences les plus « méritantes », un concours avec des lots à gagner comme un baby-foot, ressemble à une grosse blague.

Cédric Duma, expert indépendant Google Ads :

Encore une fois, les bénéfices ne correspondent vraiment pas aux efforts que les agences et les indépendants doivent y mettre !

Formation sur les produits, par exemple. Lorsque je travaillais à l’agence, nous avons obtenu la certification Partner Premier, mais Google ne nous a jamais donné de formation sur les produits. Au mieux nous avons été invités à nous rendre à Paris à nos frais pour participer à l’Atelier…. qui d’ailleurs s’adresse plutôt aux analystes développeurs..

L’assistance téléphonique est aussi une blague et je m’en rends compte de plus en plus. Quand vous avez un chargé de clientèle pour un client qui dépense plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois, et que du coup il change de portefeuille de comptes (car oui tous les 3 mois on met fin à la relation que vous entretenez avec votre chargé de compte !) et qu’il ne vous reste plus rien … Vous pouvez redémarrer Google, l’aide personnalisée est terminée.

Il n’est donc pas directement lié au statut de partenaire, mais reflète la façon dont les choses se passent chez Google. Vous n’êtes qu’une vache à lait ! Avoir une assistance téléphonique n’est pas vraiment un plus car les personnes avec qui vous traitez sont en quelque sorte des « pages » de niveau 1.

J’ai très rarement des gens aussi qualifiés. Limite je leur apprends à le faire. Plus important encore, ce qui fait peur, c’est que ces personnes ne prennent pas une dimension personnalisée de votre client. Ils proposent des phrases toutes faites, des solutions générales.

Encore une fois, si vous ne faites pas preuve de bon sens, vous mettez vos clients en danger. J’ai l’habitude quand j’ai un gestionnaire de compte pour un de mes clients, de le faire fonctionner, de lui dire quels sont mes objectifs et ce que j’attends de lui. Je ne le laisse pas diriger le spectacle. Je suis celui qui décide.

Je n’ai jamais vraiment pu profiter d’autres avantages de ce statut et je ne m’en sens pas plus mal. Alors ok un peu de networking c’est cool, mais ça s’arrête là.

Dans ma première agence, nous n’avons jamais participé à aucun concours. On n’a pas le temps pour ça, et surtout, participer à des concours c’est faire ce que Google veut que vous fassiez et pas grand chose au final !

Je ne veux plus être un mannequin Google en suivant aveuglément toutes leurs recommandations. J’ai pris ce qu’il fallait prendre et le reste c’était tant pis ! Si je ne suis plus Partenaire en juin, cela ne m’empêchera pas de faire du bon travail !

Cyrille Baudemont, responsable Améliorez Votre Web :

Quant à « l’aide et les conseils » que Google fournit directement, j’ai écrit il y a quelques années un article sur le sujet. Malheureusement, aujourd’hui, rien n’a vraiment changé !

J’ai récemment rencontré un client qui « a bénéficié » de l’aide gratuite de Google. Les chiffres sont clairs, dépensant jusqu’à plusieurs 0 (presque 1 mois), car le chiffre d’affaires généré est très important sous les dépenses. Mais il semble que nous devrons donner à la tristement célèbre (et sombre) Intelligence Artificielle un peu de temps pour apprendre… pendant que les compteurs tournent !

La phrase « Quand vous êtes libre, vous êtes le produit ! » prend ici tout son sens. Si un garagiste vous disait qu’il réparerait votre voiture gratuitement à 100 % : vous penseriez que cela cache quelque chose, n’est-ce pas ?

C’est juste que, dans notre cas, le mécanicien portait un T-shirt Google : Tout le monde aime Google ! Mais notre ami reste l’une des sociétés les plus puissantes du monde, qui doit faire de l’argent.

Ayant participé à des échanges, les conseillers Google suivent généralement leur feuille de route et appliquent les mêmes conseils d’un compte à l’autre, sans tenir compte du marché, des objectifs, des questions de rentabilité, des problématiques clients diverses… Mais comme les commandes viennent « D’EN HAUT », les clients appliquent souvent des suggestions naïvement.

Cependant, inutile de dépenser beaucoup d’argent sur Google, un budget limité permet de tester le levier. On peut alors augmenter les coûts de manière incrémentale, en se basant sur la notion de rentabilité (ROI) > Quand on comprend ça : on comprend tout 😉 !

Les économies réalisées en lançant votre campagne Google Ads sans en connaître le sujet, sont souvent gaspillées sur des campagnes peu rentables, parfois même carrément désastreuses.

Si vous souhaitez démarrer le vôtre je ne peux que vous conseiller de faire une formation d’une journée (ou plus) sur le sujet. Cela vous permettra de repartir sur de bonnes bases et de bien comprendre les tenants et les aboutissants.

Pour le dire franchement : les avantages de ce programme sont assez nombreux. La surveillance de nos comptes par les spécialistes de Google s’est avérée peu pertinente pour nos clients : elle indique systématiquement que nous devrions dépenser plus, mais pas plus intelligemment.

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De plus, la mise en place de certaines automatisations (pilotées par Google) peut parfois s’avérer néfaste pour certaines campagnes. Aujourd’hui, nous nous sommes passés de leur aide et de leurs recommandations.

Certains des services proposés sont attractifs pour les clients : traduction de campagnes, insights verticaux, etc.

Certaines formations sont trop orientées vers la promotion de nouveaux produits, mais d’autres, plus techniques ou spécifiques, sont intéressantes.

Nous n’avons jamais tenté de participer aux challenges proposés, qui sont tous axés sur la croissance des dépenses de nos clients, où nous concentrons nos efforts sur leur satisfaction.

L’intérêt du programme dépend aussi de nos interlocuteurs chez Google. Dans mon cas ils ont toujours été très sympathiques, engagés et réactifs, mais le discours commercial omniprésent a rendu la tâche difficile au client, ce que nous avons presque toujours montré.

Isabelle Gay-Crosier, spécialiste des communications et du marketing

Personnellement, en tant que petite agence et solopreneur, je ne reçois rien du fait de faire partie du programme Google Partners, si ce n’est la notoriété et la confiance que mes clients ou prospects peuvent avoir lorsqu’ils voient mon badge.

Certes, en 3 ans, je n’ai plus de conseiller personnel (je suis trop petit) et les conseillers Google Ads que j’ai au téléphone sont bons, mais souvent pas plus connaisseurs que moi.

Pour le reste, j’ai essayé de discuter avec le mainteneur Google Partner quand j’ai des problèmes avec le programme, mais pour être honnête, tous les mails ne reçoivent pas de réponse donc c’est une perte de temps de les contacter. Et pour un revenu trimestriel qui pourrait me donner un retour, c’est à peu près un rebut pour moi. 🙁

D’un autre côté, je pense que nous devrions continuer à pouvoir créditer les personnes et les agences qualifiées pour leur travail et leurs badges, mais peut-être avec des critères plus humains ou plus comme à l’époque – il y a 4 ou 5 ans, quand j’étais Google Partner : les bonnes pratiques sont véritablement jugées sur la base des meilleures pratiques et non sur des recommandations qui ne profitent pas nécessairement au client final.

Loric Sacarrère, consultant Google Ads (spécialisé Ecommerce).

Personnellement, les bénéfices sont invisibles pour moi (même si je gère un budget de plus de 150 000€/mois pour mes clients, je reste un acteur mineur pour Google).

Théoriquement, le principal avantage est d’être en contact direct avec les chargés de compte chez Google…

… mais la qualité de leur accompagnement a nettement baissé depuis 3-4 ans, ce n’est donc plus un réel avantage du programme Partner (en effet cela peut être source de désagréments si vous suivez aveuglément leurs recommandations).

Maurice Largeron, Audit, marketing & Communications numériques

Néanmoins, il a le mérite d’être dans le coin ! Que ferions-nous sans Google ? Mais les avantages diminuent pour les raisons indiquées ci-dessus.

Il ne faut pas non plus jeter la pierre à Google. Le programme de partenariat est capable de produire du contenu utile pour les professionnels de la publicité en ligne. Je pense aux chaînes YouTube anglaises, parfois disponibles en français.

L’organisation de séminaires est également un moyen de se connecter à la marque Google pour les petits fournisseurs de services. Mais l’avenir est sombre, sur la valeur opérationnelle du fournisseur de services Google Partner.

Il faut monter d’un cran, passer du temps sur la stratégie d’acquisition, à l’avenir réside la valeur ajoutée des prestataires en marketing (doit être digital), car pour l’instant, notre cerveau organique reste plus fort !

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Les obligations du programme Premier Partner

Selon Google : « Le programme de partenariat Google attribue ensuite le statut Premier chaque année civile aux entreprises participantes parmi les 3 % les plus performantes en fonction de leurs performances. »

Avec Blaise, nous sommes Premier Partners de Google depuis 2018.

Ce statut impose plus de restrictions que le statut Google Partner classique.

Vous avez conclu un contrat de partenariat avec Google en début d’année.

Contrats dans lesquels Google applique des objectifs dans trois domaines :

Dépenses Google

Google examine le budget publicitaire total géré au cours de l’année 1. Et nous donne des objectifs pour l’année prochaine.

Ayant fait partie du programme pendant 3 ans, je n’ai jamais vu d’objectif inférieur à +90% dans cette section.

Quand on leur a expliqué que c’était irréaliste et qu’on n’y arriverait pas, on nous a dit que pour aller sur la lune il fallait viser les étoiles.

Que si l’objectif n’est pas atteint ce n’est pas si grave.

Mais même si nous en sommes trop loin, notre participation au programme de l’année prochaine risque de ne pas être renouvelée.

Nombre de nouveaux clients créés

Le principe est le même sauf pour les nouveaux clients (au sens de Google), c’est-à-dire que le nombre de nouveaux comptes Google Ads créés est parfois déraisonnable (devoir créer un nouveau compte alors que les clients en ont déjà un).

Qualité de gestion des comptes

Qu’est-ce que la qualité de la gestion de compte selon Google ?

Globalement, adopter toute leur technologie dédiée à l’automatisation des comptes (smart bidding, etc.) et s’assurer que les clients achètent sur tous les canaux proposés par Google Ads (Recherche + Vues + Vidéo).

Tous donnent une note sur 100.

Que devient l’agence partenaire si la note est trop basse ? Il a seulement été menacé d’être expulsé du programme Premier Partner de Google.

Et c’est dommage que les enchères automatiques ne soient pas rentables pour certains clients (niveau adwords), si la chaîne Views est parfois parasitée par des clics frauduleux ou que les clients n’ont pas le budget pour produire des clips vidéo pour des campagnes publicitaires sur Youtube.

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Les absurdités du programme Google Partners

Pour les agences, les exigences imposées par Google en termes de performances s’avèrent souvent irréalistes (nombre de comptes ouverts requis, augmentation des dépenses publicitaires pour chaque client).

Mais les retours sont quasiment inexistants pour les agents partenaires.

Le programme fonctionne de manière très unilatérale, mais c’est un souci mineur chez Google où l’on imagine que le prestige de travailler avec eux est plus que suffisant :

Peut-on parler d’un partenariat équitable ? Chacun est libre de juger.

Mais lorsque Google contacte directement les clients à des fins commerciales (via des agents partenaires), le programme de partenariat tourne alors à la mascarade…

Google contacte nos clients pour les faire dépenser plus (et accessoirement ils vont altérer notre travail)

Bien que le client soit géré par le Partenaire, il peut être contacté directement par « les interlocuteurs » qui peuvent être extérieurs mais se présenter pour le compte de Google (avec une adresse e-mail d’entreprise).

Concrètement, il se verra proposer un entretien gratuit, dans le but de booster les performances de sa campagne.

(mais n’est-ce pas là le travail des agents partenaires, et la raison d’être de ces partenariats ?)

Pire encore, la qualité des conseils divulgués que nous avons observés était très faible. Cela se résume essentiellement à 3 sujets :

Cela ressemble beaucoup à une incitation commerciale à dépenser.

Mais pour Googler Partners, c’est aussi un coup de poignard dans le dos.

Que doivent penser nos clients lorsqu’un « représentant » Google les appelle directement avec des instructions qui entrent parfois en conflit avec le travail que nous fournissons ?

Un mot pour rendre justice aux Googlers

Cet article est quelque peu négatif envers Google (plus précisément le programme Partenaire).

L’idée n’est pas de le cogner pour le cogner. Je le vois plus comme un coup de main pour améliorer le programme.

Et je veux nuancer mes commentaires et être juste envers tous les Googleurs que je rencontre et avec qui je travaille.

J’ai toujours été très bien reçu chez moi (Zurich, Dublin, Paris, Mountain View).

Et la plupart (sinon tous) sont des gens formidables.

Certains deviennent même amis.

Je pense sincèrement que le problème vient de la culture d’entreprise, pas des gens.

En raison d’un « lavage de cerveau », ils semblent avoir perdu le sens de la réalité.

Les salariés évoluent dans une bulle loin des réalités du « monde réel » et, si je puis dire, aussi du business.

Les nouveautés du programme (juin 2020)

Google a récemment informé tous les partenaires Google des modifications apportées au programme en juin 2020.

Qu’est-ce qui va changer exactement ?

Vous pouvez lire tous les détails sur Searchengineland ici et ici. Pour moi, je répète quelques passages importants.

Un minimum de 20’000$ sous gestion

Google a relevé le niveau d’exigences pour avoir un badge partenaire.

Auparavant, vous deviez gérer les clients qui dépensaient au moins 10 000 $ par mois pour être éligibles.

Au final, ce nombre est assez facile à atteindre, ce qui explique le nombre d’agences Google Partner ou de freelances.

Avec ce geste, Google veut naturellement réduire le nombre d’agences partenaires, pour augmenter la valeur perçue de ceux qui gardent le badge.

L’obligation de compter plus de collaborateurs certifiés

Désormais, au moins la moitié des utilisateurs ayant accès au compte doivent être certifiés.

Cela pose déjà problème car pour l’instant, Google ne semble pas vraiment faire la différence entre les employés d’agence et les clients finaux qui ont accès à leurs comptes.

J’espère que ça ira mieux bientôt…

Vu la qualité du système de certification, je ne vois pas en quoi ce point ferait une différence.

Evaluation liée au score d’optimisation

Ce point, à mon avis, est le plus problématique.

Évidemment, en tant que partenaire Google, vous serez évalué sur le score d’optimisation des campagnes que vous gérez.

Selon Google : « Le score d’optimisation vous donne une estimation du potentiel de votre compte Google Ads lorsque vous le configurez. Il est mesuré sur une échelle de 0 à 100 %, la valeur maximale signifiant que vous pouvez tirer le meilleur parti de votre compte. »

En termes simples, plus vous vous rapprochez de 100 %, meilleures seront les prévisions de performances de votre campagne.

Toujours selon Google : « Le niveau d’optimisation est calculé en temps réel en fonction des statistiques, des paramètres et du statut de votre compte et de votre campagne. Il est également basé sur l’impact des recommandations disponibles et leur historique récent.

En d’autres termes, ce score d’optimisation dépend des recommandations que Google vous propose dans l’onglet recommandations.

Cela signifie que si vous ne mettez pas en œuvre les recommandations Google Ads, votre note sera faible et vous risquez de perdre votre badge.

Autre point important parmi les nouveautés : ignorer les recommandations auparavant non pertinentes permet au score de monter jusqu’à 100 %.

Google détermine qu’à partir de juin, il sera terminé.

Pour moi, c’est une dictature.

Que valent les recommandations Google Ads ?

Je viens de publier une étude sur les recommandations Google Ads.

Étant donné que les partenaires Google seront « surveillés » en fonction du score d’optimisation (lié aux recommandations), je me demande si :

Bref, sachez que oui ils sont globalement pertinents.

Mais non, ils ne sont pas nécessairement dans le meilleur intérêt du client final.

Le système de notation utilisé par Google encourage fortement l’adoption de technologies automatisées, ainsi que l’augmentation des dépenses publicitaires.

En d’autres termes, les partenaires doivent se conformer aux exigences croissantes de Google et, dans certains cas, doivent accepter de soutenir les intérêts du géant de la technologie plutôt que ceux de leurs propres clients (et donc les leurs).

Le prix à payer pour conserver son badge ?

Conclusion

Bien que toujours Google Premier Partner, vous ne trouverez plus le badge sur mon site Web. Et comme ce jeu ne m’attire plus, je ne serai plus Google Partner en juin.

Je déteste quand les gens me forcent la main. Je défends les intérêts de mes clients avant tout. Si cela correspond à celui de Google, tant mieux. Si ce n’est pas le cas. Leur badge est une blague. Un sentiment très souvent partagé par mes amis en agences et freelances indépendants.