« A croire qu’en 2024 les flammes se contentent de dire que la prochaine réforme pour 2029, c’est faire rêver »…

Written By Sara Rosso

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Il répond à nos questions par téléphone, depuis le sud de la France (l’entretien a eu lieu la dernière semaine de juin). Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS), ancien maire de Charleroi, ancien ministre-président de Wallonie, est toujours un régionaliste convaincu. Quelque peu déçu par les déclarations du président de son parti, Paul Magnette, lors du récent congrès wallon, il assure néanmoins « qu’il peut vivre avec ». Hospitalisé à trois reprises en début d’année, l’homme a retrouvé des forces. A 78 ans, il se bat toujours.

Sommaire

Votre président de parti a mis de côté récemment ses prétentions régionalistes, annonçant qu’il ne voulait pas d’une nouvelle réforme de l’État en 2024. C’est une stratégie ?

Le Congrès wallon n’avait de congrès que le nom. Il n’y a pas eu de rapport préliminaire, pas de réunions dans les sections et les associations. C’était quand même intéressant, parce qu’on se retrouvait chez les Wallons et on ne le savait pas depuis des années. Mais j’étais un peu frustré de devoir lire ce que le rapport pré-congrès contenait dans le journal la veille. Beaucoup ont été surpris par cela, notant le virage présidentiel. Nous avons reçu les documents avant; maintenant il faut acheter Le Soir pour savoir ce qu’en pense le président. Voilà pour la forme. Voir l’article : MediaTek booste la technologie française des puces de Soitec. En gros, je pense que c’est purement tactique de sa part. Magnet n’est pas quelqu’un qui change sa position fondamentale comme ça après tout ce qu’il a écrit et dit sur le sujet. Cependant, cela relève de la jurisprudence Di Rupa. Celui à qui on ne demande rien. Cependant, nous sommes généralement beaucoup d’accord. Cependant, s’il n’avait pas dit cela, nous aurions été très isolés. Que ce soit PTB, MR et consorts, personne ne se jette sur l’institution.

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Est-ce qu’il n’y a pas parfois dans le monde politique actuel un manque de connaissance de l’histoire institutionnelle de ce pays ?

Est-ce qu’il n’y a pas parfois dans le monde politique actuel un manque de connaissance de l’histoire institutionnelle de ce pays ?

Je pense que ceux qui se disent unitariens, comme le PTB par exemple, oublient que sans régionalisation l’aéroport de Charleroi ne se serait pas développé comme ça. Quand j’étais jeune maire, nous vivions avec 100 000 passagers ; maintenant il y en a des millions. Et on pourrait trouver bien d’autres exemples. Ceux qui n’ont pas cela en tête et qui défendent l’idée que le pays pourrait redevenir belgo-flamand ont une vision erronée et une mauvaise analyse de l’histoire. Sans réforme de l’Etat, la Wallonie peut continuer à se développer. Le danger, en revanche, est du côté flamand, car ils vont chercher des compétences qui vont nous affaiblir. Notamment sur la sécurité sociale. Croire qu’en 2024 les Flamands se contenteront du fait que la prochaine réforme aura lieu en 2029, c’est rêver.

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Le PS sera prêt quand même ?

Le PS sera prêt quand même ?

Il est nécessaire que le parti mène la réflexion de manière discrète. Jean-Pascal Labille m’a également dit que chez Solidaris, il réfléchit avec des experts aux évolutions possibles dans le domaine de la santé. La préparation est essentielle. L’une des conséquences négatives du positionnement de Paul Magnette est le renforcement de la N-VA et du Vlaams Belang. Si j’étais à leur place, je développerais un discours qui pointerait du doigt les francophones qui, encore une fois, ne veulent rien. Je crois que Magnette voulait aussi dissiper la légende selon laquelle le PS entretiendrait des contacts discrets avec la N-VA. Car certains, issus de la francophonie, essaient de distiller l’idée que nous sommes des semi-traîtres qui ont déjà négocié.

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Et ça empêchait peut-être aussi le PS de développer ses thèmes plus classiques…

Si on fait un sondage aujourd’hui, on verra que les gens ont d’autres préoccupations qu’institutionnelles. Il me semble que Di Rupo, à l’époque où j’étais au gouvernement wallon et où je plaidais dans les meetings internes du PS pour être plus régionalistes, m’a dit que mon discours n’était pas entendu par l’opinion publique. Ce n’était peut-être pas faux, mais ce genre de pensée retarde la régionalisation depuis 50 ans. Nous pensions que c’était du jamais vu et les gens votaient toujours pour les partis régionaux. José Happart n’aurait pas été au courant de ses succès si cette question avait été totalement muette.

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Et la refédéralisation de certaines compétences, vous y croyez ?

Ça m’inquiète. Au niveau des régionalistes du PS, on s’y oppose. Il y a aussi la question d’une unité électorale unique. À mon avis, c’est une mauvaise idée. Quand je regarde dans les sondages qu’il y a un certain nombre de Flamands dans le classement des personnalités de l’espace francophone, et que l’inverse n’est pas vrai, je me pose la question. Je ne vois pas quel avantage cela peut nous apporter.

Est-ce que la priorité, finalement, ce n’est pas, pour vous, une réforme intrafrancophone qui mettrait de côté la Fédération Wallonie-Bruxelles ?

Il y a deux réformes essentielles. D’abord, la réforme intra-wallonne. Entre communes, CPAS, provinces, communautés urbaines, bassins de vie, bassins de secours, etc., les lasagnes ne font qu’augmenter. Chacun défend le sien. Tout le monde s’accorde pour rétablir l’ordre, mais personne ne dit ce qu’il faut abandonner. Ensuite, il y a la réforme intra-francophone qui est essentielle. Et d’ailleurs, le discours de Magnett, visant le statu quo, passe à côté d’un rendez-vous important. Cependant, il a nuancé les choses en disant qu’on peut transférer dans les régions tout ce qui n’est pas l’éducation, la culture, la recherche et l’audiovisuel. C’est clairement insuffisant, il faut aller plus loin, peut-être par étapes. En tout cas, nous n’avons pas besoin des Flamands pour étudier tout cela.

Et ce lien entre Bruxellois et Wallons, il faut le conserver ?

Il faut trouver des structures qui l’entretiennent, c’est important. Même Magnette a dit que si vous n’avez pas besoin de toucher les compétences, vous pouvez toujours toucher les commandes. Il peut y avoir un gouvernement communautaire réunissant les ministres régionaux de chaque côté. Faut-il conserver le Parlement de la Fédération? Il faut bien avouer qu’à propos de la Belgique à quatre régions, Magnette dit encore qu’il y reste favorable, mais à long terme. Je crois que nous réussirons si nous trouvons d’abord une façon de maintenir notre relation entre francophones. Je mentionnerais aussi l’identité wallonne…

Elle existe selon vous ?

J’ai été ravi d’entendre Di Roop prononcer le discours le plus wallon que j’aie entendu dans ma carrière au Parlement wallon (ndlr : discours sur l’état de la Wallonie). J’avais les larmes aux yeux parce que je me suis rendu compte que transformer un néo-belge en régionaliste choquant était très touchant (rires). Auparavant, Magnette faisait exactement la même chose lorsqu’il était ministre-président. En Flandre, ils ont acquis leur identité en combattant. Pas les Wallons. En Flandre, il a créé d’autres racines. Aujourd’hui, l’identité wallonne n’est pas assez forte. Ça ne tombe pas du ciel, ça demande du travail. Le marketing politique devrait être fait. A Charleroi, j’ai réussi à créer une commission wallonne au sein de la Fédération. Dermine a accepté. J’essaie de relancer le débat wallon en interne car l’électrocardiogramme est plat. Le Congrès wallon, qui n’en était pas un, avait quand même quelque chose de bien parce qu’on en parlait. Pierre-Yves Dermagne (ndlr : vice-Premier ministre PS) m’a aussi dit que plus il était au niveau fédéral, plus il se sentait wallon.

Est-ce que le vote au Parlement bruxellois contre l’abattage avec étourdissement n’est pas le symptôme d’une rupture de lien entre francophones ?

Moi qui suis le président du Conseil de la protection animale de Charleroi, je suis très critique vis-à-vis de cette situation. Même s’il est entendu que la composition sociologique de Bruxelles n’est pas celle de la Wallonie. Qu’il y ait des différences devient inévitable et c’est ce que nous recherchons dans le fédéralisme. Je constate que la pensée régionale bruxelloise s’affirme. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle il doit se couper du régionalisme wallon. Le fédéralisme est évolutif et non figé.

Comment analysez-vous l’action d’Elio Di Rupo à la tête du gouvernement wallon ?

Je constate que tout ce que j’ai dit et écrit il y a vingt ans à l’époque du Contrat pour l’Avenir est tout ce que Di Rupo dit aujourd’hui. Je pensais vraiment que ça allait nous arranger. Bien sûr, nous n’avons pas abandonné, mais nous n’avons pas récupéré. Le plan de relance wallon a néanmoins fait l’objet d’un accord avec les partenaires sociaux, et les moyens financiers n’ont jamais été aussi importants. J’espère que cela pourra enfin empêcher la Wallonie de continuer à stagner.

Elio Di Rupo est-il l’homme de la situation ?

Il pense qu’il l’est quand même. Mais là, comme ailleurs, il faudra un jour faire place à une nouvelle génération. Le rôle du ministre-président est important en termes d’image. Je crois qu’il fait de son mieux. Surtout dans sa reconversion régionaliste.

Que pensez-vous que le PS doit faire pour récupérer la part de son électorat qui vote pour le PTB ?

Je me souviens de Magnette disant : « Le plaisir est toujours sur le balcon. A toutes les époques, le parti a cristallisé l’opposition. A un moment, ce furent les écologistes ou le Rassemblement wallon. Aujourd’hui, quand les gens sont blessés et qu’on leur dit quelque chose de simpliste qui touche à la maison, ils s’y tiennent. Je trouve même parfois qu’il y a une certaine complaisance dans la presse. Je crois qu’ils ont atteint un sommet et que les choses vont se calmer. Ils resteront importants, mais comme ils ne comptent pas sur la gauche, parce qu’on ne peut pas compter sur eux pour couvrir les frais, ils nous affaiblissent. Magnette ose quand même les affronter. Je vois aussi que le PTB change désormais de position en disant que le parti est prêt à participer au gouvernement communal. Je pense qu’il est aussi tactique que Magnette qui dit qu’il ne veut pas de réforme de l’État (rires).

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Que pensez-vous de Thomas Dermine, le socialiste qui monte à Charleroi ?

C’est la star de demain et j’ai le sentiment que c’est un régionaliste, il a donc tout mon soutien. La jeune génération attend et ça tombe bien car jusqu’à récemment il y avait un certain vide derrière Magnette. L’aimant me souffle à chaque fois que je le vois. Il prononce ses discours sans papier entre les mains. Il y a quelque temps, il y avait un banquet pour les anciens mineurs italiens à Charleroi. J’ai prononcé un discours là-bas et j’étais en retard pour lui et il a également prononcé un discours mais… en italien. C’était incroyable. Je pourrais aller à une réunion avec mon discours. Il le sait en espagnol, il connaît quelques mots en turc, je l’ai entendu en anglais, et maintenant il essaie de parler wallon de plus en plus souvent.

Il paraît que vous allez bientôt sortir un livre avec un journaliste. À quoi doit-on s’attendre ?

Ce n’est pas une biographie. Il y aura une conférence de presse où il sera présenté le 31 août. Je ne peux pas en parler avant.

Quel est le taux d’indexation pour 2022 ?

Pour 2022, le taux d’indexation du régime d’imposition des personnes physiques est de 2,64 %.

Qu’est-ce que l’indice des prix à la consommation pour 2022. L’indice mensuel des prix à la consommation pour l’ensemble des ménages était de 110,97 en avril 2022 (105,86 en avril 2021 sur la base de 100 en 2015). L’indice mensuel des prix à la consommation hors tabac pour l’ensemble des ménages est de 110,19 en avril 2022 (105,00 en avril 2021 sur la base de 100 en 2015).

Quelle sera l’augmentation des retraites en 2022 ?

La hausse des pensions prendra effet à partir du vendredi 1er juillet 2022. De facto, la première hausse visible des pensions sera visible dès le premier versement, le mois prochain, soit le 9 août 2022, date révélée par le ministre du Travail Olivier Dussopt début juin. .

Pourquoi il y a une inflation en France ?

Ils ont contracté des emprunts colossaux pour distribuer des aides colossales aux particuliers et aux entreprises. La demande a explosé depuis la fin de la première vague de Covid-19, stoppée sporadiquement par vagues successives. C’est donc tout naturellement que les prix montent.

Quelles sont les raisons de l’inflation ? Évolution de l’indice des prix à la consommation depuis janvier 2020. Bien que les loyers aient légèrement augmenté, selon l’Insee, les autres charges du logement (charges fixes, chauffage, entretien) ont subi une inflation importante ces derniers mois, notamment liée au coût de l’énergie.

Pourquoi l’inflation est plus basse en France ?

Grâce au nucléaire, aux boucliers tarifaires et à une moindre réponse salariale, la France est la moins touchée par l’inflation en Europe après Malte.

Quelles sont les causes et les conséquences de l’inflation ?

Inflation par la masse monétaire Il est possible d’expliquer l’inflation en regardant la masse monétaire. Si cette dernière est excessivement augmentée, alors la monnaie créée dépasse la richesse réelle d’un pays. La monnaie perd de la valeur et les prix augmentent pour compenser cette dépréciation.

Est-ce que l’inflation est positive ?

Une bonne affaire pour la BCE et l’Etat La hausse de l’inflation est également positive pour les caisses de l’Etat. La TVA, qui représente près de 50 % des recettes fiscales, est en effet indexée sur le prix des biens de consommation.

Où placer son argent en cas d’inflation ?

Quel est le bon taux d’inflation ?

Dès lors, il est sain de mettre une « limite » à la notion d’inflation, en indiquant, comme le fait Olivier Blanchard, qu’elle ne doit pas dépasser 4 % et que si ce taux est atteint, les mesures les plus traditionnelles doivent être prises pour éviter l’hyperinflation. »

Pourquoi l’inflation est mauvaise pour l’économie ?

« Une inflation trop élevée est dangereuse pour l’économie. Si les prix augmentent rapidement, ils deviennent moins prévisibles, ce qui crée de l’incertitude. Cependant, les études économiques montrent que l’incertitude ralentit l’activité économique, notamment parce qu’elle décourage l’investissement.

Qu’est-ce qui va augmenter en 2022 ?

– SMIC : Elisabeth Borne a annoncé le 30 novembre 2021 que la revalorisation automatique du Smic au 1er janvier 2022 devrait être à terme supérieure à 0,6 %. Selon le ministre du Travail, cette bonne surprise pourrait s’expliquer par la hausse de l’inflation, elle aussi plus élevée que prévu.

Quels produits manquent ? Les catégories les plus pénalisées par la pénurie sont l’huile, suivie des pommes de terre surgelées, de la farine, des pâtes et des œufs. Et, selon NielsenIQ, 3,1 % des produits ont expiré à un moment donné depuis le début de l’année, soit une moyenne de 4 jours.

Quels produits vont augmenter en 2022 ?

Un rapport de l’Institut IRi, publié en avril 2022, estimait précisément que le coût des aliments avait fortement augmenté sur une période d’un an. Parmi les produits alimentaires les plus touchés par l’inflation, les pâtes (15%), la farine (11%) et les huiles (10%).

Quels sont les produits qui vont augmenter avec la guerre ?

Gaz, blé, pétrole : ces prix vont augmenter à cause de la guerre en Ukraine. Le conflit entre la Russie et l’Ukraine risque d’avoir de graves conséquences économiques pour l’Europe. Le lundi 7 mars 2022, le Huffington Post révèle que le prix de plusieurs matières premières est sur le point d’exploser.