A l’aéroport de Calvi, les pompiers en pleine action pour un exercice de crash aérien

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Publié: 24 octobre 2022 à 06:25

Ce jeudi 20 octobre, un exercice de crash aérien en conditions réelles s’est déroulé à l’aéroport de Calvi-Sainte Catherine. Planifié par le centre opérationnel départemental de la préfecture, il avait pour objectif de préparer une gestion de crise en cas d’incident majeur.

L’aéroport de Calvi semble relativement calme, comme un soir de semaine. En bout de piste, les phares d’un camion de pompiers stationné à proximité éclairent l’avion d’Air Corsica. Lire aussi : Que faire en cas d’urgence dentaire ?. A 19h30 le plan Orsec est lancé.

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L’exercice vient de commencer, il se déroulera en conditions réelles, impliquant toute la chaîne de secours. Le scénario est un accident d’avion avec un incendie à bord et de nombreuses victimes. Les premiers pompiers sur place viennent de l’aéroport. Avec des casques et des masques sur le visage, ils entrent dans l’appareil et sortent avec la première victime par la porte arrière. Le passage est étroit, les escaliers escamotables sont assez raides, mais le transport est disponible. Ils le laissent tomber et retournent immédiatement à l’avion, lampe de poche à la main et équipement allumé, chargés d’évacuer tous les passagers. D’autres équipes arrivées rapidement ont déjà commencé à prendre en charge la victime sur place.

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Code-barres

« Il est important de diviser l’intervention en secteurs, de séparer l’incendie du secours à la personne. Un poste de commandement vient d’être installé à l’aéroport. Toutes les victimes sont scannées pour connaître le nombre et la gravité de leurs blessures », explique le commandant du Sdisi Guidini, responsable de la direction de l’exercice.

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Les blessures après examen sont classées en : urgence absolue, urgence relative, impliqué ou mort. Un tri important qui détermine la taille de l’appareil. « Chaque victime dispose d’un code-barres et d’une fiche d’information qui le suit dans la chaîne. Cette information remonte également à la préfecture, le centre de crise, qui redistribue les injonctions aux services concernés en fonction du nombre et de l’état des victimes. »

La course contre la montre continue de sauver la vie des passagers coincés dans l’avion. Immédiatement après l’évacuation et après le premier contrôle médical, ils sont triés puis évacués vers le terminal. En même temps, la zone doit être sécurisée et, surtout, le feu doit être éteint. L’asphalte prend alors des allures de fourmilière. Des gyrophares illuminent le chemin, les lances à incendie sont sorties, chacun s’affaire à la tâche qui lui est assignée. Des équipes médicales, Samu, gendarmes et policiers sont venus renforcer les équipes du sdis.

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Leurs actions, leurs réactions et le bon déroulement de leurs activités sont suivis de près par les agents et l’équipe préfectorale. « Nous étions plusieurs à COD à travailler sur ce scénario », explique l’adjointe administrative Andréa Giangualano. L’objectif est de maîtriser l’ensemble de la procédure en cas d’accident. Plus de 120 personnes ont été mobilisées ce soir et la plupart découvrent l’accident. Nous testons également leur réactivité. Tout se passe dans la « vraie » voie, même dans nos services à Bastia, où ce soir il y a 25 personnes de garde. L’objectif de ce type d’exercice est de mobiliser l’ensemble des services du département. »

Un peu plus loin, dans un terminal reconverti en avant-poste médical, des lits et des brancards sont installés pour accueillir les blessés. Allongés avec une couverture de survie en métal sur le corps, ils sont pris en charge. Tout le monde fait preuve de solidarité. A proximité, au milieu du grondement et des crissements des émetteurs radio, l’officiel du Samu parle à un pompier : « La troisième victime vient de mourir. Les deux hélicoptères doivent atterrir, qui évacuons-nous en premier ? »

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Un blessé avec une UR (urgence relative) à l’épaule semble perdu. Le pompier l’instruit et le rassure : « Venez ici, monsieur, asseyez-vous, quelqu’un viendra vous voir. Un peu plus loin, le médecin dit : « Il nous faut un neurochirurgien. » »

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Capacité de résilience

Un drone survole l’aéroport. C’est une grosse confirmation visuelle pour le COD, qui continuera à piloter la manœuvre depuis Bastia, où le Préfet devrait également se trouver : « Oui, je serai à Calvi ce soir pour un exercice, mais en cas d’accident réel, je être au PC préfectoral en ce moment, confirme Michel Prosic. Notre objectif avec l’ensemble avec une équipe pour gérer les opérations. Nous sommes également responsables de l’aspect « informatif » : Paris prévention, contacter les hôpitaux, créer un numéro de crise, informer la presse , diffuse sur les réseaux sociaux et répond à de nombreux appels de personnes ayant besoin d’aide. »

Un haut fonctionnaire confirme : « Avec cet exercice on se rapproche de la réalité. C’est une façon de tester la durabilité de l’appareil. »

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En fin de soirée, un premier débriefing à chaud est prévu pour mettre en lumière les points qui fonctionnent et peuvent être améliorés. « La rentrée la plus importante aura lieu dans quatre semaines, à froid et surtout avec des données plus précises », confirme le préfet. Car une bonne gestion de crise nécessite le moins d’improvisation possible. Il poursuit : « Le but de l’exercice est aussi de rassembler les personnels des différents services. Se connaître les rend plus à l’aise et, espérons-le, plus efficaces pour les aider. »

L’homme d’État résume : « Parce qu’en cas d’accident, notre objectif est de sauver le plus de vies possibles. »