A Saint-Affrique, les jardins de distribution offrent une belle opportunité de partage autour du potager

Written By Sara Rosso

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Plus de 50 jardiniers amateurs se retrouvent dans cet espace attenant à la salle de sport.

Tomates, aubergines, courgettes ou encore poivrons, pour le jardinier amateur, la saison est venue pour la culture des légumes d’été. Dans le jardin familial de Saint-Affrique, le potager était plein et tout le monde s’affairait.

Les 57 parcelles situées à côté du gymnase et 12 Rivaltes étaient toutes occupées. « Il y a plus de jardiniers que de parcelles, explique Patrick Borne, président de l’association des jardins familiaux. Certains ne prennent que la moitié de la parcelle, on voit avec les gens, on gère. » Les parcelles vont de 175 à 300 m2 pour les plus grandes.

« Vu la période, c’est rentable »

"Vu la période, c’est rentable"

Patrick Borne a rejoint le parc familial à son arrivée à Saint-Affrique, il y a plus de quatre ans. Ce retraité, originaire du Gard, est un passionné de jardinage. « Depuis que je suis enfant, j’ai toujours travaillé dans le jardin. Mon père m’a transmis cette passion. » Il connaissait de nombreux membres de l’association qu’il avait appelés dans l’allée pour parler de paillis ou de plants de tomates. « On s’échange les plantes, explique Patrick. Chacun a sa technique, mais on partage les conseils. »

Chaque jardinier a accès à une cabane où il peut ranger ses outils. Les parcelles sont regroupées en allées et entretenues à tour de rôle. Lire aussi : Ondes de vagues au jardin : protégez vos plantes de la chaleur. Cette année, six parcelles ont été réattribuées. Pour avoir une place, il faut attendre que quelqu’un parte.

Daniel cultive un terrain depuis trois ans. « C’est un passe-temps et si on a le temps c’est rentable, dit-il. Tous les prix montent, surtout les légumes, surtout si on veut des légumes délicieux. » La contribution annuelle est de 37 centimes par m2, divisée par deux dès la première année pour permettre aux nouveaux arrivants d’acheter des outils.

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« Donner envie de consommer plus sainement »

"Donner envie de consommer plus sainement"

Des prix très raisonnables donnent aux jardiniers un accès illimité à l’eau, qui passe par les canaux ou est récoltée dans les réservoirs. C’est ce qui a amené Edwige ici il y a quatre ans. « J’ai un jardin chez moi mais je n’ai pas assez d’eau et je ne veux pas arroser la ville avec de l’eau. Alors je suis venu ici et maintenant je ne peux plus m’en passer. »

Cette mère vient au jardin avec sa fille, elle amène régulièrement ses trois enfants. « C’est important de donner envie à votre bout de chou de manger plus sainement, de lui montrer à quoi ressemblent les légumes, explique Edwige. Les suivre, c’est bien. J’espère qu’un jour, ils jardineront. »

Il n’était pas le seul à être venu avec sa famille. Si l’association compte de nombreux retraités, des actifs viennent aussi planter leurs potagers. Guillaume est arrivé à Saint-Affrique en 2020. Cet ancien urbaniste veut se mettre au vert. « Beaucoup de travail mais beaucoup de plaisir. Avec les voisins, on échange des conseils, je ne sais rien, j’apprends. »

Tous les jardiniers le disent, à part créer son potager, ce qui compte ici, c’est le partage. Luc et Francis cultivent le complot d’une personne hospitalisée. « On le connaît bien, on ne veut pas qu’il rentre à la maison et il ne reste plus rien. » Jacques résume l’esprit : « En 40 ans, il y a toujours eu la bonne humeur ».

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Des jardins sans pesticide

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Le terrain appartient à l’association depuis 1960. Les pesticides y sont interdits.

Un panneau nous le rappelle sur le panneau d’affichage au milieu du parc : « L’appellation parc est destinée à une culture saine et respectueuse de l’environnement ». « Si les gens le font en cachette, on ne le voit pas, donc il faut le répéter », a déclaré Patrick Borne.

Une autre règle importante à respecter est que vous devez cultiver votre parcelle. Dans le cas contraire, il est repris par l’association et attribué à quelqu’un d’autre.

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