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Written By Sara Rosso

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AAP 2022 prévention lutte inégalités femmes hommes santé précarité Nouvelle-Aquitaine

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Appel à projets 2022 de prévention et de lutte contre les inégalités femmes hommes en matière de santé chez les personnes en situation de précarité en Nouvelle-Aquitaine

La direction régionale des droits des femmes et de l’égalité, le Commissariat à la Lutte contre la Pauvreté et l’ARS Nouvelle-Aquitaine lancent un appel à porter des projets en région pour prévenir et combattre les inégalités des femmes et des hommes en matière de santé, auprès des personnes en situation de précarité . Ceci pourrez vous intéresser : Comment organiser sa cuisine pour des performances optimales ?.

Alors que les femmes sont plus touchées par la précarité que les hommes, les femmes en situation de précarité ont moins accès aux soins et à la prévention. En situation de précarité, les femmes consultent vraiment moins facilement, plus tardivement, et abandonnent plus les soins que les hommes. Participer moins aux campagnes de prévention et de dépistage. L’état de santé dégradé des femmes affecte alors la situation des enfants, et contribue in fine à la dégradation sociale.

De plus, les conditions de vie sociales, économiques et environnementales exposent différemment les femmes et les hommes à des risques sanitaires différents, notamment lorsqu’ils sont en situation de précarité.

Enfin, les représentations sociales liées au genre, comme celles liées à la pauvreté, influencent l’attitude des patients, du corps médical et des chercheurs.

Cet appel à projets vise donc à imaginer de nouvelles solutions de lutte contre les inégalités de santé prenant en compte les inégalités de genre, et à favoriser le développement de dispositifs adaptés aux personnes en situation de précarité, afin de :

– mieux prendre en compte la manière dont les rôles sociaux et le contexte culturel influencent la santé des femmes et des hommes en situation de précarité, psychologiquement, physiologiquement et pathologiquement ;

– mieux prendre en compte les conditions de vie et l’environnement sur la santé des femmes et des hommes en situation de précarité ;

– corriger les inégalités de genre auxquelles sont confrontées les femmes et les hommes en situation de santé précaire. Les initiatives les plus innovantes feront l’objet d’une diffusion et d’une valorisation des connaissances produites au niveau régional de la Nouvelle-Aquitaine dans le cadre d’une prochaine rencontre des acteurs régionaux.

Les projets présentés doivent expliquer comment ils permettent de prévenir et de combattre les inégalités de genre en matière de santé chez les personnes en situation de précarité. Ils peuvent toucher des personnes de tous âges. Les projets ne peuvent concerner les problématiques de précarité menstruelle, qui ont fait l’objet d’un appel à projets dédié cette année. Ils doivent appartenir à un ou plusieurs des domaines prioritaires suivants :

-Axe 1 : lutter contre le renoncement aux soins. Cet axe est multi-thématique. La priorité sera donnée aux projets liés au suivi gynécologique et à l’accompagnement psychothérapeutique ou psychiatrique de l’enfant, et au suivi médical des femmes enceintes en situation de précarité. D’autres domaines d’action pourraient faire l’objet d’un projet : lutte contre les discriminations ou refus de soins ; encourager les femmes en situation précaire à participer à des campagnes de prévention et de dépistage (cancer du sein, cancer du col de l’utérus, etc.), accès aux vaccins contre le papillomavirus humain (HPV) pour les femmes et les hommes éloignés des soins.

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– Axe 2 : lutter contre les inégalités hommes-femmes en matière de prévention, de dépistage ou de traitement de certaines maladies à forts déterminants sociaux. Cet axe comprend différents domaines d’action, notamment celui de l’accès au dépistage : développement de rubriques plus spécifiquement dédiées aux femmes dans les campagnes de sensibilisation sur les risques cardiovasculaires (première cause de décès chez les femmes, notamment les plus précaires). Il comprend également des actions pour améliorer le dépistage et le repérage précoce des troubles et pathologies (troubles de l’usage de substances psychoactives et des interventions courtes, troubles psychologiques (dépression, traumatisme, etc.) ; troubles autistiques chez l’enfant, et b Il peut inclure des actions dans le domaine de la sensibilisation des professionnels de santé à l’influence du genre sur les risques de dépression liés aux facteurs socio-économiques et à la violence et des actions de formation pour les professionnels s’occupant de personnes en situation de précarité, dépistage systématique des violences en milieu familial ou professionnel , etc.

– Axe 3 : mieux prendre en compte les conditions et le milieu de vie sur la santé des femmes en situation de précarité. La priorité dans ce domaine portera sur les expositions liées à l’environnement professionnel : améliorer l’identification des situations à risque et proposer un accompagnement de la médecine du travail, notamment, dans les professions où les conditions d’emploi sont particulièrement précaires avec parfois une certaine pénibilité. (travail de nuit, horaires atypiques, horaires fractionnés, travailleurs domestiques, aide à domicile…) ; améliorer la détection des risques de troubles musculo-squelettiques sous-déclarés, notamment chez les femmes, et sensibiliser à la prévention de la survenue de cancers professionnels (dus aux troubles endocriniens, à la pollution de l’air, etc.) dans les secteurs d’activité où les femmes travaillent en situation précaire ( comme le nettoyage); prise en compte des conditions différenciées d’exposition des femmes et des hommes aux risques psychosociaux. Enfin, cet actif peut comprendre des projets d’amélioration des conditions sanitaires de l’habitat des femmes en situation de précarité.

– Axe 4 : permettre un meilleur accès aux femmes et aux hommes en situation de santé sexuelle précaire. Cet axe concerne les projets d’amélioration de l’utilisation de la contraception et du dépistage des femmes et des hommes en situation de précarité, ainsi que la sensibilisation précoce aux risques et facteurs de protection.

– Axe 5 : favoriser une alimentation saine et un niveau d’activité physique favorable à la santé. La nutrition (alimentation et activité physique) est un déterminant majeur de la santé. En particulier, les personnes en situation de précarité présentent davantage de pathologies chroniques liées à ce sujet. La santé bucco-dentaire peut être un facteur aggravant. Les spécificités de genre (activité physique plus faible chez les femmes que chez les hommes, taux de surpoids 2 2/4 plus élevé et insatisfaction à l’égard de leur corps) justifient des actions ciblées. Les femmes jouent également un rôle prescripteur dans l’alimentation familiale. Cet axe peut inclure des projets liés à l’alimentation saine (comme des ateliers de cuisine adaptés aux restrictions de ce public), à la promotion et à la facilitation de l’activité physique quotidienne (y compris la mobilité active), à ​​l’image corporelle, à la promotion de l’hygiène et à l’accès aux soins bucco-dentaires.

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Cet appel à projets s’adresse aux associations qui accompagnent les personnes en situation de précarité, et qui mettent en œuvre en Nouvelle-Aquitaine des actions visant à lutter contre la précarité et les inégalités de genre ou des actions dans le domaine de la santé. .

Les structures doivent justifier de leur présence effective (siège social ou antenne locale) sur le territoire de la Nouvelle-Aquitaine.

Si le siège social de la structure n’est pas en Nouvelle-Aquitaine, la structure demandeuse doit justifier d’au moins un salarié employé sur le territoire régional.

Les consortiums regroupant plusieurs associations sont également éligibles. Dans ce cas, un dossier de la structure « pilote » sera déposé au nom du consortium, précisant les acteurs et structures qui constituent le consortium et la nature des partenariats.

Procédure d’examen des projets et critères de sélection :

Les candidatures et les projets seront examinés sur présentation d’un dossier complet. Lors de la procédure d’examen du projet, les structures peuvent être amenées à fournir des documents complémentaires qui seront utiles à l’évaluation du projet. L’intérêt du projet sera apprécié sur la base des critères pondérés suivants :

– l’inscription du projet dans au moins un des domaines prioritaires mentionnés ci-dessus,

– lieu d’action : une attention particulière sera portée aux actions mises en œuvre dans les territoires vulnérables (quartiers prioritaires pour la politique de la ville ou zones rurales…) ;

– mobilisation du réseau partenarial et des acteurs de terrain (ex : rapprochement avec le PASS…) ;

– la qualité méthodologique du projet, sa faisabilité et sa pérennité financière ;

– la prise en compte des principes d’éco-responsabilité ;

– mise en œuvre du principe d’autodétermination des personnes concernées : les structures d’accompagnement sont invitées à impliquer, dans la mesure du possible, les bénéficiaires potentiels de l’action, dans la construction et/ou le suivi du projet.

Les structures porteuses du projet doivent :

– proposer des outils de suivi pertinents pour le projet et les actions qu’il porte ;

– évaluer les effets des actions sur les publics cibles, les professionnels, les institutions et le territoire ;

– impliquer, dans la mesure du possible, les parties prenantes dans l’évaluation du projet. A l’issue du projet, les structures d’accompagnement s’engagent à réaliser un bilan quantitatif et qualitatif pour apprécier l’impact de l’action.

Calendrier de mise en œuvre des actions :

Les projets doivent démarrer en 2022 et peuvent être achevés d’ici la fin septembre 2023.

Le montant de la subvention accordée aux projets sélectionnés ne pourra excéder 20 000 € par opérateur.

Les structures d’accompagnement sont invitées à rechercher des cofinancements. Toutefois, l’absence de cofinancement ne constituera pas un critère de disqualification.

Calendrier et soumission des projets :

Les candidatures et projets doivent être déposés au plus tard le 25/07/2022 sur le site https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/aap-inegalites-de-sante-femmes-hommes

. Les subventions accordées aux structures sélectionnées seront notifiées, conformément aux dispositions applicables à chacun des fondateurs.

Commissaire à la lutte contre la pauvreté : Isabelle GRIMAULT, isabelle.grimault@nouvelle-aquitaine.gouv.fr

, 05 56 90 65 51

Direction régionale des droits des femmes et de l’égalité : Anaïs SEBIRE, anais.sebire@nouvelle-aquitaine.gouv.fr

, 05 56 90 67 21

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