Acheter une voiture électrique : nos conseils pour que l’aventure ne se…

Written By Sara Rosso

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Choisir de passer à une voiture électrique, c’est prendre une décision qui va changer vos habitudes de conduite. Charger la batterie, parcourir de longues distances… Voici nos conseils pour que tout se passe le mieux possible !

Recharge

Où remplir ? C’est une question cruciale qui préoccupe tout conducteur de voiture électrique dès qu’il sort de sa « zone de confort ». En effet, au quotidien, recharger la batterie n’est pas compliqué, du moment que vous la gérez vous-même. Cela signifie avoir une prise (ou mieux encore une Wallbox) chez soi ou dans sa copropriété, pouvoir éventuellement se connecter à son lieu de travail, voire utiliser une borne publique, y compris lors de ses courses, de plus en plus de villes et d’enseignes proposent ce service. Le plus important est d’avoir une bonne carte de recharge, et pas seulement celle fournie par le constructeur, avec un abonnement, souvent payé un an après l’achat du véhicule. Sur le même sujet : Share mix à la dernière édition du Mondial de l’Automobile. Incontournable, il propose des tarifs préférentiels avec des prix au kWh qui vous éviteront les mauvaises surprises. Cependant, comme il n’y a pas de législation d’accès universel à la borne, nous conseillons un badge type Chargemap (19,90 € à acheter, puis payer à la consommation). Dans tous les cas, oubliez le paiement par carte bancaire, pourtant si simple, qui est plus que la règle en France, alors que l’Allemagne devrait le rendre obligatoire l’année prochaine. Autre souci, le prix n’est pas réglementé. Cela signifie qu’il faut faire attention entre le prix au kWh ou à la minute, sachant que certains opérateurs sanctionnent les chauffeurs qui « vident » leur véhicule dans l’aérogare…

La recharge en watts est surtout plus compliquée lors de longs trajets, un exercice où Tesla maintient son avance pour le moment. Le constructeur américain mise en effet sur son propre réseau (134 superchargeurs désormais en France), où l’on fait vite le plein. Hormis une dizaine de stations en France, qui sont testées et ouvertes à la concurrence, mais à un prix élevé – sauf après prise d’un abonnement Tesla – ces bornes sont essentiellement réservées aux seuls clients du label américain. C’est un atout en cas de trafic important pendant les vacances ou les longs week-ends, car d’autres réseaux « rapides », comme Ionity, ouvert à tous, peuvent indirectement saturer plus vite. En tout cas, le principal point noir reste le réseau de terminaux rapides, largement insuffisant en Europe comme en France, pourtant deuxième pays le mieux loti après les Pays-Bas. Selon les chiffres publiés en 2021 par l’ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles), moins de 10 % des bornes françaises transmettent une puissance supérieure à 22 kW. Si les choses se sont un peu améliorées, il y a beaucoup à faire…

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Payer sa recharge : soyez malin !

Si vous savez tout de suite combien vous allez payer à la pompe, c’est moins évident avec l’électricité. Par kWh ? minute? C’est important car on ne vivra pas dans une borne qui se recharge au temps après avoir récupéré 80% d’autonomie. En effet, le dernier pour cent est le plus long à recharger dans une voiture wattée. Ensuite, dans le cas où vous souhaiteriez prolonger votre pause de recharge, sachez que certains prestataires pénalisent le véhicule « mamat » (de 50 centimes à 1 € la minute, ça fait réfléchir, non ?). De plus, pour recharger, en l’absence de lecteur de carte de crédit, il faut la bonne carte de recharge pour éviter que l’opération ne coûte cher. Exemple : le tarif général dans Ionity est de 0,69 € le kWh dans un chargeur très rapide (0,39 € dans une borne 50 kW), sachant que ce tarif sera appliqué à partir du 1er juillet. à raison de 50 kWh rechargés (une trentaine de minutes), faisant ainsi le plein à 34,50 € (pour moins de 200 km d’autonomie récupérée sur autoroute).

C’est le même prix qu’une voiture essence qui consomme plus de 8 l/100 km en moyenne avec 2 €/litre de carburant.

Pas hyper économique. Cependant, Ionity propose un abonnement (17,99 €/mois avec un engagement de 12 mois) qui fait baisser le kWh à 0,35 €. Les fabricants proposent également leurs propres cartes. Par exemple, chez Kia, deux sont proposés, permettant de souscrire à l’option « Ionity Power » à 13€/mois, le tarif à la minute passe à 0,29€. Cela intéressera les gros rouleurs réguliers du réseau routier à péage. Pour tout le reste, il faut prendre une calculette pour trouver la formule la plus rentable en fonction de son utilisation.

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Planificateurs

Un GPS + : c’est ce qu’est le calculateur d’itinéraire. Pour faciliter les longs trajets et réduire le stress du conducteur, les chauffeurs vous indiquent où, et pour certains, combien de temps s’arrêter pour recharger. Les plus modernes ou récemment mis à jour vont même jusqu’à vous indiquer quels terminaux sont gratuits. Sur route, le programme de destination permet à la voiture de préconditionner sa batterie (température, niveau de charge) afin de faire le plein le plus rapidement possible et ainsi raccourcir l’attente. A noter que, pour être efficace, ce système est connecté en permanence à internet. Si, dans la plupart des cas, le fabricant facture des frais de données la première année ou l’année suivant l’achat, vous devez alors prendre votre portefeuille.

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Développé avec des partenaires comme Google pour la Renault Mégane Electric, le dispositif permet d’afficher une estimation de l’autonomie restante lors du prochain arrêt et, tout au long du trajet, des bornes à proximité. Chez Tesla, c’est le système interne qui fonctionne. Il préfère le réseau de recharge de la marque, avec le superchargeur en priorité, mais il faut souvent sortir de l’autoroute pour y accéder. Au passage, notez que ces copilotes ne sont pas infaillibles. Les aléas de la circulation, le respect de la vitesse par le conducteur et, pire encore, les variations de température sont des paramètres très influents…

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Applications : des aides indispensables !

Si vous envisagez d’acheter une voiture électrique, un smartphone s’avérera indispensable. Avec l’application incontournable et très pratique proposée par le constructeur, qui vous connecte à votre électricité en permanence, le téléphone mobile est le meilleur allié du « watt ». Entre autres fonctionnalités, il est possible, par exemple, avec la télécommande, de (déverrouiller) la porte, de surveiller la charge (uniquement pour surveiller toute connexion), de démarrer le chauffage ou la climatisation pour économiser de précieux kWh au fil du temps. départ ou programme à pleine puissance pendant les heures creuses.

Dans le jeu qui en propose le plus, l’application Tesla permet bien d’autres fonctions, comme surveiller la voiture et ses alentours avec une caméra, ou encore la bloquer à distance en klaxonnant lorsqu’un voleur s’approche. Une application qui répertorie les bornes de recharge et propose en complément un planificateur d’itinéraire utile. Il permet de référencer les informations du système multimédia intégré du véhicule pour confirmer la présence, et parfois la disponibilité, de la borne. Sans oublier, dans certains cas, le prix, qui peut éviter certaines déconvenues.

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