Agoraphobie : symptômes, tests, causes, comment en venir à bout ?

Written By Sara Rosso

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Les gens, les lieux bondés, les concerts, les transports… L’agoraphobie désigne la peur de se retrouver dans des endroits où il est difficile, incommode ou impossible de s’échapper. Symptômes déclencheurs, causes, tests diagnostiques et traitements (naturels, TCC) pour aider un agoraphobe à surmonter son anxiété.

L’agoraphobe souffre d’agoraphobie, qui selon Le Larousse se définit par la phobie des espaces ouverts (places) et des lieux publics. En pratique, il s’agit d’une sorte d’anxiété liée au fait de se trouver dans des lieux ou des situations dont il serait difficile ou impossible de sortir. Le terme semble avoir été inventé par le médecin allemand K. F. Westphal, qui a décrit ce type de manifestation pathologique en 1872. Pourquoi certaines personnes sont-elles agoraphobes ? Quels symptômes montre-t-il? Comment soigner l’agoraphobie ? Le point sur les causes, les signes cliniques, les tests pour le diagnostiquer et les solutions pour y remédier efficacement (plantes, TCC, médicaments, médecines douces).

Définition : c’est quoi l’agoraphobie ?

L’agoraphobie est définie comme une anxiété liée au fait de se retrouver dans des endroits ou des situations dont il peut être difficile de s’échapper ou où l’on peut ne pas trouver d’aide en cas de crise de panique. C’est une anxiété inattendue ou soulagée par des situations particulières comme la peur d’être seul hors de chez soi, d’être dans une foule, dans une file d’attente, sur un pont, dans un train, une voiture ou un bus. Ces situations sont évitées ou endurées avec une douleur intense ou la peur d’avoir une crise de panique. Sur le même sujet : 12 ans après l’incendie de Saint-Bauzille-de-Montmel, comment la nature a-t-elle repris ses droits ?. Des symptômes de type panique peuvent également être présents et nécessiter la présence d’un compagnon. Le développement de l’agoraphobie est variable et dépend de l’intensité du trouble et du traitement. Il n’est pas rare que les crises diminuent ou disparaissent complètement à l’âge adulte, mais dans certains cas, elles continuent ou même s’aggravent.

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D’où vient le nom « agoraphobie » ?

L’agoraphobie fait littéralement référence à la phobie des espaces ouverts et des lieux publics. Le mot est formé du préfixe agora- (qui remonte au grec α̉γορά « assemblée, place, marché ») et du suffixe -phobie (-phobe, -fobi du grec ancien φόβος, phóbos (« peur, peur »).

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Quelles sont les causes de l’agoraphobie ?

Les causes de ce trouble anxieux peuvent être différentes d’un agoraphobe à l’autre. Cependant, il survient le plus souvent chez des personnalités anxieuses, le plus souvent après un traumatisme psychologique récent ou lointain (accident, décès, chômage, etc.). Ainsi, cette condition peut se développer à tout âge de tout individu. Elle peut également s’accompagner d’autres syndromes tels que d’autres phobies, des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ou la dépression.

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Quels sont les symptômes de l’agoraphobie ?

L’agoraphobie peut être très invalidante et se manifester plus ou moins intensément selon la situation et la personne. Généralement, l’anxiété se manifeste sous la forme de crises d’angoisse ou « attaques de panique » qui paralysent en quelques minutes. Ce type de crise peut survenir n’importe où et n’importe quand, bien que certaines situations favorisent son déclenchement (foule, petits espaces, etc.).

Si vous ressentez au moins 4 des 13 symptômes suivants, vous avez probablement une crise de panique.

A l’exception des personnes atteintes de pathologies particulières (insuffisance cardiaque, asthmatiques, etc.), les crises ne présentent aucun danger pour la santé ou la vie de l’individu. Néanmoins, les victimes comparent ces épisodes au sentiment de mourir et à la peur de se sentir mal à l’aise et de ne pouvoir être aidées.

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Chiffres : combien de personnes sont agoraphobes en France ?

L’agoraphobie touche 0,6 % et 1,8 % de la population française. Ce type de trouble survient souvent chez les adolescents et les jeunes adultes. Mais les enfants ou les personnes âgées peuvent également déclencher une première crise. La fréquence est très variable : certains peuvent avoir une crise de panique par an ou plus, d’autres trois à quatre crises par semaine.

Plus tôt la personne atteinte s’approche, meilleures sont ses chances de guérison.

N’attendez pas de ne plus pouvoir vaquer à vos occupations habituelles pour consulter votre médecin et/ou un psychiatre qui pourra vous aider à poser un diagnostic et vous proposer des solutions pour vous aider. Il n’y a pas de tests spécifiques pour diagnostiquer l’agoraphobie. Seul un professionnel de la santé (médecin généraliste ou psychiatre) peut poser le diagnostic selon les critères du DSM 5 (5e édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux). Pour répondre aux critères de diagnostic du DSM-5, les patients doivent avoir une peur ou une anxiété marquée et persistante (supérieure ou égale à 6 mois) à propos d’au moins deux des éléments suivants :

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La peur doit impliquer des pensées qu’il peut être difficile d’échapper à la situation ou que les patients ne recevront pas d’aide s’ils deviennent paralysés par la peur ou ont une attaque de panique. De plus, tous les éléments suivants doivent être présents :

Quel est le traitement pour soigner l’agoraphobie ?

L’agoraphobie est une maladie traitable. Des traitements reconnus permettent aux patients de reprendre le contrôle de leur vie et de leurs activités quotidiennes. Plus tôt la personne atteinte s’approche, meilleures sont ses chances de guérison. Dans la plupart des cas, il est traité efficacement par une psychothérapie, des médicaments ou une combinaison de ces 2 traitements. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est le traitement standard de l’agoraphobie. Toujours en complément de la psychothérapie (qui doit rester le premier traitement de l’agoraphobie), le médecin peut prescrire divers médicaments pour traiter le trouble panique, notamment des antidépresseurs et des anxiolytiques.

La TCC est-elle efficace pour soigner l’agoraphobie ?

La thérapie cognitive et comportementale est très efficace pour faire face aux peurs et aux phobies. Il vise à modifier les pensées et les comportements problématiques de la personne et à les remplacer par des pensées et des réactions qui correspondent à la réalité. L’apprentissage de la relaxation et l’accompagnement du patient par le thérapeute en situation anxiogène permet de faire disparaître progressivement les crises.

Quels sont les remèdes naturels pour soulager une agoraphobie ?

Comme pour tout trouble anxieux, des traitements naturels peuvent être efficaces contre l’agoraphobie, en complément d’un traitement psychologique et médical si nécessaire. L’aide d’un homéopathe peut être utile : Aconitum Napellus 15 à 30 CH (3 granules) ou Gelsenium 15 CH (3 à 5 granules) en cas de crise et Gelsenium 9 CH en traitement de fond, ainsi que Argentum Nitricum 9 CH (3 comprimés 3 fois par jour). Certaines plantes comme la valériane, la passiflore ou l’aubépine peuvent aussi être utiles dans la crise ou en traitement de fond, tout comme l’hypnose, la sophrologie, l’acupuncture, le yoga ou la méditation par exemple.