Assurance-chômage et retraites : les syndicats vigilants sur l’agenda social du gouvernement

Written By Sara Rosso

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Retour social au ministère du Travail. Le ministre du Travail Olivier Dussopt et la ministre déléguée à la Formation professionnelle Carole Grandjean ont présenté lundi matin 12 septembre leur feuille de route pour les questions sociales aux organisations syndicales et patronales. Avec un objectif affiché : atteindre le plein emploi, la bannière sous laquelle Emmanuel Macron a placé son deuxième quinquennat.

« On ne peut plus se permettre d’avoir un chômage élevé qui coexiste avec des difficultés de recrutement », répète-t-on au ministère du Travail. D’où la volonté de réformer l’assurance-chômage, en faisant en sorte que les chômeurs soient davantage incités à occuper les postes vacants grâce à un système d’indemnisation « contracyclique » : le chômeur sera moins indemnisé lorsque le marché du travail dans lequel il évolue est dynamique, et mieux protégé lorsqu’il la situation économique devient difficile.

« Ne pas occulter l’ensemble »

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Mais s’il est soutenu par le patronat, et le Medef en particulier, le gouvernement devra faire face à l’opposition des syndicats. Sur le même sujet : Assurance responsabilité civile : attention à la déclaration des nouvelles activités. Comme une négociation en bonne et due forme est donc difficile, c’est une simple « concertation » qui ouvrira le sujet.

« Cette question ne doit pas cacher le tout, clame-t-on en compagnie d’Olivier Dussopt. C’est un sujet global qui implique aussi de s’intéresser aux questions de logement, de mobilité ou encore de garde d’enfants. Autant de problèmes que les acteurs de la vie active ont depuis longtemps identifiés comme des freins au retour à l’emploi des chômeurs.

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Le haut-commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises, Thibaut Guilluy, se rendra également mercredi dans la Somme pour lancer la vaste réforme de transformation de Pôle emploi en France Travail, et qui, outre les partenaires sociaux, doit aussi impliquer les régions (chargées de formation professionnelle) et les départements (en charge du RSA). L’indemnisation des chômeurs ne sera donc qu’un thème de la réforme, sur lequel les acteurs de la vie active craignent de perdre la main.

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Publié le dim 07/10/2022 – 19:06 | Modifié le lun, 07/11/2022 -…

« Le pays a besoin d’une réforme »

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L’autre sujet qui inquiète les syndicats est celui des retraites. La réforme des retraites n’apparaît qu’entre les lignes des priorités affichées par le gouvernement. Qui, pour apaiser les syndicats, entend d’abord ouvrir les lieux de précarité et d’emploi des seniors, chers aux syndicats. « Nous sommes prêts à discuter de ces questions », confirme Cyril Chabanier, président de la CFTC.

Côté patronat, si le Medef ne fait pas de la réforme des retraites une priorité, et préfère se concentrer sur l’assurance chômage, la Confédération des petites et moyennes entreprises s’y déclare favorable. « Ce n’est jamais le bon moment, mais le pays a besoin d’une réforme », souligne le président François Asselin.

Officiellement, le gestionnaire dit attendre le prochain rapport du Conseil d’orientation des retraites, qui sera publié jeudi après-midi. Selon l’AFP, le bilan doit annoncer un excédent de 900 millions d’euros en 2021, puis de 3,2 milliards en 2020, avant de « se détériorer sensiblement » à partir de 2023 puis de revenir à l’équilibre « vers le milieu des années 1990″. 2030 ».

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« Cela entraînerait des manifestations et des grèves »

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Les syndicats craignent donc que la rétrogradation annoncée, même si elle est temporaire, ne serve de prétexte à des mesures new age. Ainsi la réforme Touraine de 2014 qui jusqu’en 2035 augmente progressivement la durée de cotisation pour atteindre quarante-trois ans pour les personnes nées en 1973 ou après, qu’une modification du projet de financement de la sécurité sociale pourra accélérer celle-ci pour qu’elle s’applique par ex. , plus rapides les générations nées en 1962-1963.

« Ce serait dangereux et entraînerait une forte mobilisation, des manifestations et des grèves », prévient Michel Beaugas, secrétaire confédéral de Force ouvrière, en charge de l’emploi et des retraites. « Ça bloquerait tous les autres sites », prévient Cyril Chabanier.

Et le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, prévient : « Nous sommes prêts à nous engager pour accompagner les allocataires du RSA ou les demandeurs d’emploi de longue durée, mais le calme ne sera pas de mise si la chute est perturbée par une mesure brutale. »