« Atypique », « haute notoriété », « refresh » : décrypter le langage de l’immobilier

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée, Sara vous présente les nouveaux faits d'actualité 

« Quartier vivant », « atypique », « très bon potentiel », « grand standing »… Qui n’a pas croisé ces mots en lisant une annonce immobilière ? Ces qualificatifs, bien connus des acheteurs, attirent le regard. Une astuce « marketing » des agences pour augmenter les visites et donc les offres possibles mais qui peut décevoir voire mécontenter. Car ces descriptions peuvent aussi supposer une réalité opposée. L’humoriste Patrick Timsit, ancien agent immobilier, nous avait mis en garde il y a près de 20 ans dans un sketch inspiré de son expérience professionnelle, « Les Petites Annonces ».

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Après avoir visité un logement, le communicant Olivier Babeau a lui aussi pris plaisir à donner le vrai sens, selon lui, de chacun des qualificatifs usuels que l’on retrouve dans une annonce immobilière (voir la liste ci-dessous). dessous). Par « quartier animé », comprenez « impossible de dormir la nuit ». Un bien « atypique » est en réalité un logement « mal agencé », la cuisine se trouve dans les toilettes. Ou un appartement « de grande hauteur » n’est rien de plus qu’une propriété « redneck ».

« En visitant des appartements, j’ai appris à déchiffrer ce qui est sous-entendu dans les publicités. C’est une façon subtile de transformer un désavantage en avantage. Il serait beaucoup plus efficace d’intégrer des informations « réelles » et des informations momentanément indispensables comme la présence (ou non) d’un jardin ou d’une salle de « télétravail » », explique le président de l’Institut Sapiens qui regrette le « peu d’avancées ».  » dans le domaine de l’immobilier et souhaiterait que la présence du plan logement dans l’annonce soit obligatoire.

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Vous devez comprendre les codes subtils de l’immobilier :

– « quartier animé » : impossible de dormir éveillé.- « atypique » : mal fait, la cuisine est dans les toilettes.- « stylé » : pour un habitant de Lilliput.- « haut standing » : un plouc.- « debout  » : au-dessus d’un slob.

« Romance assurée »: nous souhaitons que vous soyez assez tordu pour ne pas voir les défauts.

« Très beau potentiel » : nous espérons que vous aurez une idée pour en faire quelque chose.

« A voir » : nous désespérons d’avoir une visite.

« A visiter d’urgence » : dommage venez.

« Master suite »: chambre et salle de bain. « Petite chambre »: penderie. « Coin bureau »: un petit placard.

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Qu’en pensent les parties prenantes ? Le président de Century 21 a réagi sur Twitter avec humour et autodérision, n’hésitant pas à donner d’autres exemples. En voici une, bien connue des acquéreurs immobiliers : « Rafraîchir = prévoir de gros travaux ».

Pour se rafraichir, programmer des travaux importants

Il y a aussi une « vue panoramique mais presque »

« Avec l’humour, il y a souvent une part d’exagération mais il y a un fond de vérité, reconnaît Laurent Vimont. L’immobilier a tendance à embellir les photos et à exagérer la description des tableaux de vente ». , l’agent n’est pas le seul coupable. « Il faut aussi anticiper le fait que 65% des ménages finissent par acheter un bien différent de celui auquel ils pensaient au départ. Seuls l’emplacement et la surface ne changent pas », précise le président de 21ème siècle.

En tout cas, les trois tweets d’Olivier Babeau ont suscité de nombreuses réactions ou commentaires. Au total, près de 4000 « j’aime » à ce jour et plus de 430 partages. « Pour « atypique », je confirme « mal foutu ». La maison de mes parents, où l’on se cogne la tête à chaque escalier et sous deux ou trois portes », confie un internaute. « Le gros hic, c’est l’adjectif « charme ». Cela signifie généralement « construit dans les années 50 et jamais rénové », rigole un autre.

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