AU PALAIS « Des soirées libertines où l’on rencontre des VIP… »

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Rendu « fou » par une petite dispute financière après une fête organisée pour le propriétaire du Mas La Farelle à Nîmes, Ussaine a juré, même devant la police, qu’il tuerait son ancienne compagne. Des armes ont également été retrouvées dans son sous-sol…

Après un nouveau défilé organisé au Mas La Farelle, pour lequel il n’a été payé que 200 euros au lieu des 300 prévus, en janvier 2019, Usaine, folle de rage, se met à menacer le patron du bar la nuit.

L’ancien directeur du site « On va Sortir » raconte à qui veut l’entendre qu’il aura affaire à son ancien partenaire « avec des armes lourdes ». Au tribunal de Nîmes le mardi 6 septembre, la lecture de ses messages m’a donné des frissons dans le dos : « L’un de nous doit mourir », « Je n’ai peur de rien, j’irai jusqu’au bout », « Je suis militaire, Je suis musulman, je n’ai peur que de Dieu ». Inquiet pour la première fois d’un incendie suspect dans la salle d’un bar de nuit – au final il ne sera pas poursuivi -, Usain même en garde à vue s’en tient à ses menaces ! Et lors de la perquisition de son domicile, les enquêteurs trouvent chez lui un fusil, un plomb et des cartouches. ..

« Il était couvert, même au-dessus de la police… »

« J’ai beaucoup investi. Alors quand j’ai vu comment il me traitait, j’étais très en colère contre lui. Il sait que j’ai un grand cœur, mais il m’a utilisé : ça a ruiné mon travail et ma santé ! », s’excuse le trentenaire, employé à la mairie de Nima. Voir l’article : Lettres de lecteurs : Travailleurs occasionnels, Sarah Halimi, dépénalisation…. Le président du tribunal évoque les armes trouvées chez lui. « Ce qui est inquiétant, c’est que vous répétiez les menaces à tout le monde, même en garde à vue devant la police ! », s’offusque Jérôme Reynes.

La surenchère d’Ussain semble s’expliquer par le fait que le jeune apporteur de clientèle a retrouvé son ancienne compagne intouchable à Nîmes. « On m’a dit que c’était couvert, même au-dessus de la police… Un jour que je sortais de la commission de discipline parce que j’avais 20 minutes de retard au travail, un collègue m’a assuré que c’était à cause du Mas La Farel. Et puis j’ai explosé. Depuis ce conflit, la mairie me bloque ! « , poursuit l’accusé.

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« On a dormi dans une chambre au fond d’un couloir »

Aux manettes, Gilles, propriétaire du Mas La Farelle, raconte deux ans de calvaire. « Bien sûr que j’ai eu très peur pendant deux ans : le feu, je sais que c’est lui. Sur le parking et sur les réflecteurs devant chez moi, il est tombé de fusils de petit calibre. Et il a promis de me mettre une balle dans la tête. Quand on voit ce qui se passe à la télé…, il décrit. Il savait où je dormais, et j’avais deux jeunes filles de 5 et 8 ans… Nous dormions dans une chambre au fond d’un couloir au parquet qui grinçait, pour entendre s’il se passait quelque chose… »

Son avocat demande 10 000 euros de dédommagement pour ces deux années de peur. « Ce ne sont pas des menaces de mort typiques. Ce n’est pas un accident de la circulation ordinaire. On se connaît et il est ultra déterminé : il le répète à qui veut l’entendre, même aux policiers ! Il y a aussi une menace d’incendie et un incendie va bel et bien se déclarer avec une réparation de 220 000 euros, juste en dessous de sa chambre ! Alors il y croyait, se souvient Ludović Par. L’accusé est devenu obsédé par lui : un problème au travail ? C’est lui! son passé d’agresseur sexuel ressort-il ? Encore lui! Problème d’argent ? Nous voulons le tuer ! »

Le procureur rejette la tirade de l’avocat. « Pourtant, il a déjà été condamné pour agression sexuelle et outrage et rébellion : cela montre une certaine violence ou du moins de la colère en lui », pointe Cécile David. Mais depuis ces faits, on ne parle plus de lui, ni ne recontacte la victime. Le juge demande une peine de 8 mois avec sursis et une interdiction de port d’armes pendant 5 ans.

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« Il menaçait de révéler tous les secrets de ces soirées libertines »

Pour expliquer la réaction d’Usain, son avocat décide de dévoiler les coulisses. « Il y a des divertissements très populaires dans cette messe visitée. Et d’autres soirées de promiscuité plus intimes entre adultes consentants, raconte Khadija Aoudia. Et il est un pion de l’organisation ces soirs-là, car il a de beaux yeux et du succès auprès des jeunes… Mais il est considéré comme un Arabe de service, et n’est pas payé à sa juste valeur ! Celle-ci revient sur l’ascension contrariée de sa cliente dans le cadre cosy de ces soirées échangistes VIP…

« Au début, lui, le petit, se sent apprécié à cause des services qu’il rend à ces personnes importantes, élus ou hauts fonctionnaires. Il se croit aimé. Nous l’invitons même à la première classe en Thaïlande, un petit fonctionnaire. Elle monte, elle monte, et d’un coup on tombe ! poursuit l’avocat. Puis on lui a dit de faire attention, de connaître les gens. Et cette accumulation se termine par les deux qui se reprochent tous leurs malheurs, jusqu’à la paille insignifiante qui fait déborder le vase. « Après une pause, le président nous assure qu’Usain a changé et compris. « Il pensait qu’il n’y aurait pas de poursuites judiciaires car il menaçait de révéler tous les secrets de ces partis dissolus ! Cela n’a pas fonctionné. Mais aujourd’hui, 4 ans plus tard, ce n’est plus un danger, ça a évolué », conclut-elle.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et a condamné l’organisateur de la fête à 8 mois de mise à l’épreuve et à 5 ans d’interdiction de port d’armes.

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