Bénévolat : j’aide les jeunes à trouver un emploi

Written By Sara Rosso

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Annick n’a jamais été photographiée aussi souvent ! Elle est sortie un peu abasourdie de la séance Notre Temps, mais prête à parler du mentorat qui la passionnait depuis quatre ans. Assise sous la glycine de son jardin, face à l’imposant érable, cette Lyonnaise d’adoption raconte comment son père, poète, musicien et chanteur était parfois « jeune dans sa tête ». C’est à lui, pense-t-elle, qu’elle doit sa connaissance durable de la tranche d’âge de l’aîné de ses sept petits-enfants. « Je me sens jeune et en même temps assez vécu pour apporter quelque chose à ceux que j’accompagne. Cette combinaison de ces deux aspects est intéressante », explique-t-il. Que la doctorante se plaigne auprès d’elle de n’avoir aucun « savoir-faire » spécifique ? Elle lui fait remarquer qu’en pratiquant la plongée, qui est soumise à des règles strictes, il a forcément développé de la rigueur et un grand sens des responsabilités. « J’aimerais être psychiatre », dit Annick. C’est avec grand plaisir que j’aide les jeunes à comprendre ce qui les différencie et les aide à trouver un emploi.

Notre Temps: Quel a été votre parcours avant d’être retraitée?

Annick Chevalier : J’ai travaillé toute ma vie dans l’industrie pharmaceutique comme déléguée médicale en ville puis en milieu hospitalier. Je n’avais qu’un diplôme d’études secondaires. J’ai été embauché uniquement sur les compétences comportementales. Je me suis retrouvé dans cet univers, qui m’a beaucoup plu. Lire aussi : Emprunter des crédits : 7 conseils pour obtenir le meilleur taux. Quand j’ai eu 56 ans, mon employeur a voulu me licencier pour indemnisation jusqu’à ce que j’atteigne l’âge légal de la retraite. J’ai accepté, en pensant faire beaucoup de choses : tango, visiter des prisonniers… En fait, je me sentais tellement à l’aise sans engagement que je ne faisais rien… Je prenais soin de moi, de mes petits-enfants et de mes amis.

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Notre Temps: Qu’est-ce qui vous a incité à faire du bénévolat?

Annick Chevalier : J’avais le sentiment d’être inutile. Mes petits-enfants ont grandi et avaient moins besoin de moi. Un de mes fils m’a dit : « Est-ce que le bénévolat signifie quelque chose pour toi ? Il a ajouté : « Je vous ai vu vous occuper de jeunes. Vous devriez donner des conseils à ceux qui en ont besoin, pas à vos enfants qui ne vous le demandent pas ! Il ramenait toujours ses amis à la maison. Après mon divorce, j’ai passé du temps avec eux. J’étais la mère de tout le monde.

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Notre Temps: Que vous apporte cette activité?

Annick Chevalier : En 2018, je suis entrée « volontaire » et « jeune » sur internet. Je suis tombé sur Oteci, un organisme de transfert d’expérience et de compétences intergénérationnel. J’ai contacté l’association et j’ai parlé au responsable. Il m’a d’abord parlé de l’accompagnement des entreprises, un des aspects du fonctionnement d’Oteca au-delà de mes compétences, puis il a évoqué l’insertion professionnelle des jeunes. Puis, en tant qu’observateur, j’ai assisté à un colloque du Syndicat de l’Industrie Pharmaceutique, au cours duquel l’association proposait des entretiens d’essai aux étudiants qui venaient postuler. Et j’ai réalisé que je voulais aussi participer. Au fait, qu’est-ce que j’ai fait tout de suite !

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A.C. : Il y a de la bienveillance entre les bénévoles et moi, ce qui est un changement agréable puisque je travaillais seul en tant que médecin inspecteur. Mais le plus important, c’est que j’ai parfois l’impression d’être un maillon de la vie de ces jeunes. Je leur rappelle souvent l’origine du mot « mentor ». Dans la mythologie grecque, Mentor est le professeur de Télémaque. Celui qui instruit le fils d’Ulysse en son absence. Un mentor est quelqu’un qui, n’étant ni de la famille ni des amis, est plus écouté. Ces liens remplacent un peu ceux qui me rattachaient aux amis de mon fils. Alors je vais continuer, du moins tant que je m’amuse.