Biarritz : le Covid a provoqué le coma chez Barbara, une prof de fitness bien portante

Written By Sara Rosso

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Elle veut insister : « Ça n’arrive pas qu’aux autres. » L’entrepreneur, qui dirige COD (Corps on Demand), un centre de remise en forme de la ville, s’est efforcé d’arrêter de jouer. Pourquoi…

Elle veut insister : « Ça n’arrive pas qu’aux autres. » L’entrepreneur, qui dirige COD (Corps on Demand), un centre de remise en forme de la ville, s’est efforcé d’arrêter de jouer. Pourquoi est-elle? Il n’y a pas de reponse. Aucune analyse médicale n’a pu expliquer la force du mal qui l’a emporté. Oui, elle a été vaccinée. Et non, elle n’avait – a priori – « pas le profil ».

« On entend ce qu’on veut entendre : que les obèses, les personnes âgées, celles qui ont des comorbidités sont à risque de formes graves. J’étais comme tout le monde, rembobine-t-elle. Je pourrais m’inquiéter pour mes parents vieillissants ou mon frère qui fume comme un pompier, pas moi. J’avais une activité physique régulière et intense. J’étais très actif. Je n’ai jamais été malade. Je n’ai eu aucun problème de santé. »

« Pas bon du tout »

« Pas bon du tout »

Rien à craindre quand elle l’attrape. Elle a de la fièvre, des maux de tête. Sa très forte toux l’empêche de dormir et de s’alimenter correctement, mais « il allait bien ». Sept jours après son premier test positif, son état ne s’améliore pas. Très affaiblie, elle prévient le Samu qui lui demande de rester à nouveau à l’isolement. Voir l’article : Confrancon. C’était le dernier cours de fitness de Jean-Bernard Bancale. Son médecin lui prescrivit des médicaments. Les jours passent et « c’est de pire en pire. J’étais dans un état second. Je n’avais plus la force de rien. »

Long covid : plus de symptômes chez les femmes

Si les hommes sont statistiquement plus susceptibles de souffrir d’une forme sévère de Covid-19 et d’en mourir, les femmes seraient plus exposées aux symptômes, lors de la phase aiguë mais aussi dans une forme longue de Covid. C’est la conclusion d’une étude menée par l’équipe de chercheurs dirigée par Giovanna Pelà de l’Université de Parme en Italie.

Inquiets, ses amis alertent les médecins SOS. Son taux d’oxygène est anormalement bas. Elle a été admise en urgence en réanimation à l’hôpital de Bayonne. « L’équipe de soignants est fantastique mais il est très difficile d’atteindre le balai, de se dire : « Me voilà. « Pour le moment, elle n’est pas consciente de la gravité de son état. « Je pensais qu’ils allaient me déranger et que ce serait bien. » Jusqu’à son scanner pulmonaire. « Autour de moi, les gens s’agitent. Là, je comprends que ce n’est pas bon du tout. Ensuite, tout est très flou. « …

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L’étincelle de vie en elle s’estompe. « J’étais si essoufflé, si faible. J’étais à la fin. Je voulais juste que ça s’arrête », se souvient-elle. Elle le fait comprendre à l’infirmière qui veille sur elle. Elle se souvient « de beaucoup d’humanité, d’empathie. Sa voix s’estompe alors qu’elle répète les paroles du médecin qui lui prend la main : « Votre état ne se stabilise pas. » Nous vous endormirons, vous vous réveillerez dans la même pièce. Elle s’endort « sans penser à rien ». »

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Publié le 9 septembre 2022 à 10h56, mis à jour le 22…

Réapprendre à respirer

Réapprendre à respirer

Le coma dans lequel elle est plongée doit augmenter l’effet des traitements. Les trois premiers jours sont cruciaux. Le 4, son corps regagne du terrain sur le Coronavirus. Le 5, elle se réveille intubée et enchaînée. Un cauchemar. « La sensation est terrible. Il s’agit d’un tube dans votre cou qui vous relie à la machine. Tu ne peux pas parler, tu es attaché donc tu ne seras pas tenté de le déchirer. Cela a duré quatre jours. C’est tellement long. Vous n’avez rien pour vous distraire. Vous venez de compter les lignes du plafond. »

Transmise à la contagiosité, elle peut recommencer à manger, retrouver une certaine autonomie et – enfin – renouer avec ses proches par téléphone. Elle aura été positive au Covid-19 pendant 21 jours.

Le 6 décembre, il rentre chez lui, sous oxygène, avec l’aide d’une infirmière et d’un kinésithérapeute. La bataille est loin d’être gagnée. Ses poumons vont mieux mais le moindre effort l’essouffle aujourd’hui. Certains jours, elle doit rester au lit. « Je suis très fatiguée, j’ai du mal à me concentrer et à faire attention, une perte de cheveux, des terreurs nocturnes. »

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Les séances de kinésithérapie se poursuivent quotidiennement. L’athlète d’hier y travaille dur. « Je réapprends à respirer. Je souffle avec une paille dans un verre pour faire des bulles… Au début, je n’y arrivais pas », soupire-t-elle. Reprendre son activité professionnelle dans ces conditions reste impensable. Pour le tour, deux entraîneurs sportifs s’offrent les services de son Centre Fitness.

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Au mental

Au mental

Pendant un moment, il a eu du mal à comprendre ce qui reste inexplicable au corps médical. Il s’est rapproché d' »Après J20, la société Covid longue France », qui a trouvé du réconfort dans les échanges riches avec d’autres patients mais aucune réponse. « Les profils sont très variés, il n’y a pas de règles. Les gens ont eu un Covid sévère et se portent bien, d’autres avec une version plus douce sont bien pires que moi. »

Barbara Lyon a finalement ressenti le besoin de se retirer. Elle refuse de se laisser submerger par le pessimisme. « Beaucoup de gens se plaignent et ne peuvent pas s’en sortir. J’ai dû surmonter ça pour avancer. Je ne veux plus être malade. Je suis en vie. »

Il puise dans l’esprit de son athlète pour reprendre le contrôle d’un corps façonné par des décennies de pratique sportive, reprenant pas à pas son souffle. Elle reprend la vie sociale, elle ne dédaigne pas un restaurant avec ses amis, le thé en terrasse. Elle essaie de laisser passer le « tu as parce que… à cause de ceci ou à cause de cela… j’ai entendu tout et n’importe quoi ». Faute d’explication logique, devant moi, des gens essaient de se calmer avec de petites choses. »

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