Bien-être animal : Interdiction de combattre ou d’abattre des taureaux sans surprise, supprimant cette interdiction.

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Régulièrement débattues, défendues par les uns et contestées par les autres, les dispositions en faveur du bien-être animal peinent encore à s’imposer en France. Plusieurs textes ont été adoptés au fil des années, à commencer par la notion de « sensibilité » pour les animaux, intégrée au Code civil en 1976. Mais certaines revendications particulières, parfois portées depuis des années par des politiques et des associations, restent bloquées.

La corrida

La corrida

Parmi les raisons qui reviennent régulièrement, l’abolition de la tauromachie ressort particulièrement. Le député du Nupes Aymeric Caron veut déposer un projet de loi qui vise à abolir cette pratique. « Je ne pensais pas qu’on pouvait s’amuser autant autour d’une tombe. Lire aussi : CBD : près de 10% des Français en consomment. Ce monde est-il sérieux ? », clame l’élu anti-artiste dans Libération le 16 août, reprenant les paroles d’une célèbre chanson de Francis Cabrel à ce sujet. « J’ai envoyé ce projet de loi début août à tous les députés, sauf ceux du RN et proches , pour leur proposer de le cosigner avant sa présentation à la rentrée. Je crois qu’une majorité d’entre eux sont opposés à la tauromachie et que sur un sujet aussi symbolique chacun a une liberté d’action vis-à-vis de son groupe politique. »

Que dit le cadre légal actuel ? Si l’article 521-1 du code pénal dispose que l’exercice « public ou non, de mauvais traitements graves ou de la commission d’un acte cruel envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou gardé en captivité, est puni de trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 45.000 euros », son paragraphe ajoute 7 que ces sanctions ne s’appliquent pas « lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ». C’est le cas « dans le Sud de la France, entre le pays d’Arles et le Pays Basque, entre garrigue et Méditerranée, entre Pyrénées et Garonne, en Provence, Languedoc, Catalogne, Gascogne, Landes et Pays Basque » où il existe une « forte tradition taurine qui se manifeste par l’organisation régulière de spectacles taurins complets », selon un arrêt de la cour d’appel de Toulouse en 2000. Douze ans plus tard, le Conseil constitutionnel se penche sur une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), a validé sa conformité au texte actuel, le jugeant « suffisamment précis » et conforme au principe d’égalité, malgré les exceptions géographiques.

A LIRE AUSSI : Pour abolir la tauromachie, demandons-nous ce qu’elle nous apprend

Par la suite, plusieurs tentatives ont été faites pour supprimer ou supprimer ces « pass rights ». En 2013, les deux coprésidents du groupe EELV à l’Assemblée nationale, Barbara Pompili et François de Rugy, ont présenté une proposition de loi en ce sens, mais celle-ci est restée vaine, le texte n’ayant jamais fait l’objet d’un examen public. En octobre 2021, lors des débats entourant le projet de loi sur la cruauté envers les animaux, le groupe écologiste au Sénat a défendu un amendement qui visait une nouvelle fois à supprimer le fameux article 7. Là encore l’échec est cuisant, le gouvernement et la commission économie sortent. contre l’initiative des Verts. Selon le baromètre 30 millions d’amis/Ifop de février 2022, 77% des Français sont favorables à l’interdiction de la tauromachie.

Sur le même sujet :
Dans la métropole de Lyon, Yacine assiste à l’interminable attente d’une réponse…

Les combats de coqs

Les combats de coqs

Pour des raisons similaires, dans le Nord, le Pas-de-Calais, la Martinique, la Guadeloupe ou encore la Réunion, les combats de coqs sont toujours autorisés. Tradition « locale ininterrompue » dans ces départements, cette pratique consiste à placer deux coqs domestiques, munis d’éperons métalliques ou en corne, dans un anneau circulaire, de sorte qu’ils se battent souvent jusqu’à la mort, tandis que les personnes présentes parient sur l’issue du duel. . Or, toute réouverture d’un gallodrome (arène) est interdite depuis la décision du Conseil constitutionnel en juillet 2015, conformément à l’esprit d’une loi votée en 1964 qui visait la disparition progressive des combats de coqs.

À Lire  Télétravail : le mouvement pour améliorer le bien-être

LIRE AUSSI : Marseille : des coqs pour protéger le poulet cola

Sur ce sujet aussi, les exceptions géographiques sont régulièrement remises en cause par les défenseurs du bien-être animal. Une campagne en ligne du 9 août signée par plus de 40.000 personnes, adressée spécifiquement au président de la République Emmanuel Macron, au ministre de la Transition écologique Christophe Béchu et au ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, appelle à « la fermeture définitive des gallodromes encore existants ». A noter que malgré l’interdiction sur la majeure partie du territoire, la pratique existe aussi en souterrain.

Voir l’article :
De nombreux nouveaux parents ont peur de ramener le bébé à la…

L’abattage sans étourdissement

L’abattage sans étourdissement

Autre revendication régulièrement évoquée dans le débat public : la fin de l’abattage rituel. En effet, si la réglementation en vigueur en France interdit de tuer les animaux destinés à la consommation humaine sans les étourdir, une exception au code rural et à la pêche maritime et au droit européen permet de le faire pour des motifs religieux, dans le cadre du libre exercice de culte.

A plusieurs reprises, des associations de défense des animaux comme L214 ont mis en garde contre les violences que cette pratique, déjà interdite dans plusieurs pays, comme l’Autriche, l’Islande ou le Danemark, va engendrer. La Cour de justice des Communautés européennes a elle-même invoqué des « études scientifiques » après avoir déterminé « que l’étourdissement est la technique qui nuit le moins au bien-être animal au moment de l’abattage » pour justifier son rejet d’un label européen de production biologique pour les soi-disant viande halal et casher, en 2019.

À LIRE AUSSI : Refuges saturés : « L’enregistrement des animaux réduira les abandons »

Récemment, une pièce a été remise en machine par l’Œuvre d’Assistance aux Animaux Abattus (OABA). L’association revendiquait la « parfaite traçabilité » de la viande issue de l’abattage rituel, et n’acceptait pas, au nom du principe de laïcité, qu’elle se retrouve sur le marché de l’alimentation conventionnelle sans que le consommateur en soit informé. Mais le Conseil d’État a rejeté la demande, estimant que ni le droit rural ni la réglementation européenne invoquée par l’association n’étaient en mesure d’obliger l’État à « rendre obligatoires des mesures de traçabilité, notamment par l’étiquetage, dans le but de garantir à certains consommateurs finaux que ils ne mangent pas de viande ou de produits à base de viande issus de l’abattage sans étourdissement ».

Mais si la tauromachie est née en Espagne – en 1796, le traité du matador Pepe Hillo en fixe les règles – ses origines restent inconnues.

"On est aussi arrivés" : à Angers, la folie du CBD recule
Ceci pourrez vous intéresser :
Quelle pharmacie vend du CBD ? En France, les laboratoires pharmaceutiques ne…

Où est interdit la corrida ?

Où est interdit la corrida ?

Cependant, plusieurs pays qui pratiquaient la tauromachie ont choisi de l’interdire progressivement, comme le Chili, l’Argentine, Cuba et l’Uruguay. La Catalogne a également eu le courage de voter l’interdiction en juillet 2010, à titre exceptionnel en Espagne.

À Lire  Jurer. L'interdiction levée, les commerçants du CBD soulagés

Où la tauromachie est-elle autorisée ? Elle est pratiquée principalement en Espagne, au Portugal, dans le sud de la France et dans certains États d’Amérique latine (Mexique, Pérou, Colombie, Venezuela, Équateur et Bolivie).

Pourquoi la corrida fait polémique ?

La corrida est considérée par nombre de ses détracteurs comme un spectacle barbare et cruel qui cause de grandes souffrances à l’animal lors des différentes phases de la corrida : tercio de pique, d’abord, puis tercio de banderilles, et enfin tercio de tuer.

Où se pratique la corrida en France ?

« Locale », la pratique de la tauromachie est limitée dans l’espace : un arrêt de la cour d’appel de Toulouse en date du 3 avril 2000 limite cette activité « au sud de la France, entre le pays d’Arles et le Pays basque, entre la garrigue et Méditerranée, entre Pyrénées et Gascogne », rappelle La Dépêche du Midi.

Pourquoi la corrida n’est pas interdite ?

La tauromachie, régulièrement contestée devant les tribunaux par les associations de défense des animaux, est toujours autorisée en France. Si notre code pénal punit la cruauté envers un animal, il bénéficie d’une exception statutaire au nom de « traditions locales ininterrompues ».

CBD : les industriels demandent une concertation gouvernementale
Voir l’article :
Divers représentants du monde des affaires et de la production moléculaire se…

Pourquoi les gens aiment la corrida ?

Pourquoi les gens aiment la corrida ?

Pourquoi j’aime la tauromachie ? Car si elle respecte la place assignée à l’ombre dans l’arène et dans la vie – rien n’est plus clairvoyant que cette pièce, elle va parfois jusqu’à la bêtise – elle fait en sorte que c’est toujours la lumière qui a le dernier mot.

Pourquoi les gens sont-ils favorables à la tauromachie ? La corrida est basée sur l’esprit combatif du taureau, sans lequel la tauromachie perdrait son sens. La deuxième base de la tauromachie est l’engagement du torero qui doit affronter le taureau en se mettant en danger de mort.

Pourquoi la corrida est interdite ?

Concrètement, le Code pénal reconnaît que la tauromachie s’apparente à une agression et à un acte cruel, mais en même temps il adopte des exceptions géographiques qui permettent la pratique.

Quel est le but de la corrida ?

Désormais, picadors et banderilleros ne sont plus que des subordonnés du matador ; leur but est de permettre au taureau d’être tué avec les plus grandes chances de succès. Les sports devenus inutiles, comme le saut à la perche, disparaissent.

Pourquoi la corrida Fait-elle polémique ?

Invoquant des arguments principalement éthiques, les abolitionnistes jugent la tauromachie comme un spectacle « barbare » qui n’a pas sa place dans une société civilisée, fondée sur « le droit de tout être vivant à être libre et à mourir naturellement [1] ».

Est-ce que le taureau souffre pendant une corrida ?

Ses conclusions sont que lors d’une corrida, le taureau ne souffre pas et ressent même une sensation de bien-être.

Comment le taureau meurt-il dans une corrida ? Enfin, lors du troisième tercio (la mise à mort proprement dite), le matador, après une faena, série de passes faites avec sa muleta, tue le taureau avec le coup porté avec l’épée.

Pourquoi le taureau charge ?

La charge des taureaux, souvent interprétée à tort comme une attaque, est en fait un comportement défensif destiné à éloigner l’agresseur de l’environnement du taureau.

Quand un taureau est gracié ?

Dans la tradition taurine, le taureau gracié est considéré comme particulièrement volontaire, et peut même transmettre son courage à sa progéniture.