Bien-être menstruel : Paris « n’a pas de place pour centraliser toutes les connaissances autour des menstruations »

Written By Sara Rosso

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En ouvrant une boutique en 2023, PemLab pourrait participer à lever le voile sur le tabou persistant des règles féminines. Laury Gaube, chargée de sensibilisation chez Basic Rules, première association française de lutte contre la précarité menstruelle, voit ce projet très favorablement.

Pourquoi un endroit comme PemLab n’existe-t-il pas déjà ?

Il est compliqué pour les pouvoirs publics de créer des lieux dédiés aux règles. Idéalement, bien sûr, il devrait. Mais je pense que nous devrions être heureux qu’une initiative comme PemLab soit lancée ! A ma connaissance, il n’y en a pas d’autres en France.

Pourquoi est-il important de créer un lieu qui rassemble différentes approches de la menstruation ?

Il n’y a pas de lieu qui centralise aujourd’hui toutes les connaissances sur les règles en France, même si elles ont parfois des conséquences sur l’alimentation ou le sommeil. L’utilisation de la protection, elle aussi, diffère d’une femme à l’autre. Ensuite, il ne faut pas oublier ceux qui souffrent d’endométriose. Toutes ces personnes ont besoin de conseils personnalisés, dans un lieu physique.

Lors de vos ateliers de sensibilisation auprès des jeunes et des adultes, ressentez-vous ce besoin d’information ?

A partir du CM2, les Règles élémentaires abordent la question de l’utilisation des protections hygiéniques ou des idées reçues sur les règles. Une boîte circule pour recueillir les questions anonymes, et la variété des questions est explosive. « J’ai mes premières règles, je ne sais pas comment en parler à mes parents » ou « Je n’ai pas mes règles tous les mois, je ne sais pas si c’est normal »… apportez des réponses claires et décomplexées.