Canicule : top 5 des déclarations politiques à côté de l’assiette

Written By Sara Rosso

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De Roselyne Bachelot incitant les Français à se garer à l’ombre, à Jean-François Copé estimant que les soignants ne travaillent pas assez, en passant par le Britannique Dominic Raab invitant à profiter du soleil, la canicule équivaut ici à une surchauffe politique rivalisant d’inventivité.

L’échauffement des cerveaux n’épargne pas les politiciens. Dans les couloirs des ministères, des vagues de chaleur comme celle qui s’empare de la France depuis plusieurs jours débouchent sur des décrets et des déclarations absurdes qui ne répondent franchement pas aux exigences.

Dominic Raab appelle à «profiter du soleil»

Dominic Raab appelle à «profiter du soleil»

Ces mots semblent tout droit sortis d’une époque révolue où l’on pouvait encore se réjouir lorsque les rayons du soleil caressaient la peau des touristes en quête de bronzage. Samedi, l’adjoint du Premier ministre britannique Dominic Raab avait l’air très détendu et a exhorté les Anglais à « profiter du soleil ». Des mots difficiles à comprendre alors que les températures ont atteint un record historique, dépassant pour la première fois les 40 degrés. Lire aussi : Attention : le mercato est lancé et le maire va chez le dentiste. Les météorologues s’attendent déjà à plusieurs dizaines de morts. Le tabloïd The Sun titre : « Plus chaud que le Sahara ».

Cependant, Dominic Raab a été clair sur Sky News : « Bien sûr, il y a des conseils judicieux comme s’hydrater, éviter le soleil aux heures les plus chaudes et mettre de la crème solaire, ce genre de choses ». Boris Johnson n’était pas en meilleure forme. Dans le même temps, le Premier ministre sortant a décidé de ne pas tenir de réunion d’urgence à Downing Street, préférant se retrouver entre amis dans sa maison de campagne de la banlieue londonienne de Chequers.

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Jean-François Mattei dans sa maison familiale du Var

Jean-François Mattei dans sa maison familiale du Var

Des salles éclatées, des services de secours débordés et un ministre… en vacances. L’entretien fatidique avec le ministre de la Santé Jean-François Mattei en 2003 a marqué un tournant. Alors que le mercure s’affole et atteint localement 44 degrés, l’homme intervient à 20 heures sur TF1 dans le duplex de sa maison familiale dans le Var. Nous sommes début août, le médecin urgentiste Patrick Pelloux parle d’une « hécatombe » le matin même. Mattei, le polo Lacoste sur le dos, semble prendre le problème beaucoup trop à la légère. 15 000 morts plus tard, il confiera encore : « J’ai fait une erreur, évidemment j’aurais dû rentrer à Paris tout de suite. » Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a également dû écourter ses vacances en Haute-Savoie et reprendre en urgence le chemin de Paris.

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Roselyne Bachelot propose de «se garer à l’ombre»

Roselyne Bachelot propose de «se garer à l’ombre»

Roselyne Bachelot est une habituée du genre. Dans tous les domaines, le pharmacien formé est capable de faire des erreurs et des erreurs. En août 2003, la ministre de l’Environnement de l’époque, comme le reste de ses collègues, a participé aux records de température avec une certaine distance. Le 12 août, elle décide d’appeler la presse. Et distille ses conseils aux Français. L’un d’eux restera dans les mémoires. Pour se protéger de la chaleur, Roselyne Bachelot n’a rien d’autre à proposer aux automobilistes que de « garer leur voiture à l’ombre ». Elle écarte aussi l’idée de « forcer les voitures à réduire leur vitesse », car « ça ne sert à rien si les conducteurs n’y prêtent pas attention ». C’est-à-dire.

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Jean-François Copé s’en prend aux 35 heures

Jean-François Copé s’en prend aux 35 heures

Quand les services d’urgence sont sous l’eau, c’est la faute à ces maudites infirmières qui ne travaillent pas assez dur. C’est en gros le message véhiculé par Jean-François Copé à l’été 2003. Le porte-parole du gouvernement de l’époque avait accordé une interview au Monde pour tenter d’éteindre l’incendie. L’exécutif est accusé d’être trop réactif et d’hésiter avant de prendre des décisions face à la canicule. Les appels à la démission du ministre de la Santé Jean-François Mattei se multiplient, le Parti socialiste réclame la création d’une commission d’enquête parlementaire, mais Jean-François Copé s’insurge contre les 35 heures qui « présentent aujourd’hui des difficultés insurmontables pour nos hôpitaux ». , et qui a certainement fait réfléchir La réforme menée par Martine Aubry trois ans plus tôt était un signe pour la gauche.Ou comment détourner l’attention sans répondre à l’urgence.

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Donald Trump : «Ça finira par se refroidir»

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Septembre 2020. La Californie, comme une grande partie de la côte ouest des États-Unis, est en proie à des incendies meurtriers. Les inquiétudes sont grandes, la parole du Président est attendue. Sauf que… Une fois sur place, Donald Trump échange avec Wade Crowfoot, le patron de la Natural Resources Conservation Agency, et lui demande de ne pas s’inquiéter car « il va faire froid à la fin ». Au moins 35 personnes sont mortes et les incendies détruisent une grande partie de la faune et de la flore, mais le locataire de la Maison Blanche n’est pas certain que le réchauffement climatique soit responsable de ces phénomènes anormaux. « Je ne pense pas que la science le sache vraiment », explique-t-il.