CBD pour l’épilepsie et la dépendance aux opioïdes

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Written By Sara Rosso

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La pharmacopée dédiée au soulagement des symptômes du sevrage aux opiacés et des épilepsies dites « résistantes » ou « réfractaires » pourrait s’enrichir de l’inclusion de médicaments à base de cannabidiol ou CBD, une molécule non psychotrope et non addictive extraite de sources de chanvre. Retour sur ces études qui nous redonnent espoir…

Le CBD pour soulager les symptômes du sevrage aux opioïdes

Le CBD pour soulager les symptômes du sevrage aux opioïdes

Véritable problème de santé publique dans les pays de l’OCDE, l’addiction aux opiacés est une préoccupation majeure des autorités de santé. Sur le même sujet : Casseneuil. Santé et forme, visiter des fermes.

Les chiffres inquiétants de la consommation des opioïdes en France

Selon les données de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), la prescription de ces médicaments antalgiques à base de codéine, de fentanyl ou encore de méthadone a plus que doublé (+150%) entre 2006 et 2017.

Par ailleurs, le nombre d’hospitalisations liées à l’usage d’analgésiques opioïdes délivrés sur ordonnance a presque triplé (+ 167 %) entre 2000 et 2017, passant de 15 à 40 hospitalisations par million d’habitants. Le nombre de décès attribués à une consommation excessive de ces puissants analgésiques a augmenté de 146%, s’établissant désormais à « au moins un décès toutes les 42 heures », lit-on dans une communication de l’assurance maladie.

Une partie de l’augmentation de la consommation d’opioïdes s’explique par les plans ministériels d’amélioration de la prise en charge de la douleur mis en place depuis 1998. D’autre part, les opioïdes sont connus pour leur effet addictif, avec des symptômes de sevrage modérés à sévères. Il est donc tout naturel pour la communauté scientifique d’expérimenter et d’évaluer de nouveaux protocoles thérapeutiques pour faciliter la prise en charge des cas d’addiction à ces antalgiques. Avec ses propriétés analgésiques, relaxantes et anti-inflammatoires, le CBD et le cannabis médical ont été logiquement envisagés.

Cannabis médical : résultats contrastés dans le sevrage aux opioïdes à proprement parler

« Le cannabis légal n’est pas l’arme anti-opioïde espérée », titrait le magazine Slate.fr en juillet 2021, faisant écho à une publication du magazine Health Economics. On apprend que le nombre d’admissions aux urgences pour opioïdes a effectivement diminué (-7,6%) dans plusieurs États américains (Californie, Maine, Massachusetts et Nevada) après la légalisation de la marijuana récréative, mais pas en durée, la baisse est limitée en les six premiers mois de légalisation.

D’autres études ont montré des résultats plus encourageants. C’est notamment le cas d’une enquête publiée dans le British Medical Journal, qui explique que les décès par surdose d’opioïdes pourraient être réduits de 17% avec la mise en place « d’un ou deux dispensaires de cannabis par comté ». Enfin, une étude publiée dans la revue « Addiction » explique que les sujets ayant une dépendance à l’héroïne, qui est un opioïde non médical, sont moins susceptibles de consommer cette substance s’ils consomment du cannabis récréatif dans le cadre d’un protocole de sevrage.

Cannabidiol : résultats encourageants dans le soulagement des symptômes du sevrage

L’arrêt du traitement aux opioïdes après une certaine période de « consommation » entraîne généralement les mêmes symptômes observés lors du sevrage des opioïdes, de certains médicaments ou même de la nicotine.

En effet, les sujets rapportent des symptômes psychiques (dysphorie, fringales, stress, anxiété, épisodes d’insomnie, fatigue voire asthénie), et des symptômes pseudo-grippaux avec notamment myalgies, frissons, nausées et troubles du transit (diarrhée notamment). L’arrêt des opioïdes s’accompagne également d’un certain nombre de signes pouvant affecter la vie quotidienne de la personne : agitation, nervosité, transpiration, horripilation (chair de poule) et tachycardie. Ces symptômes surviennent généralement entre 12 et 24 heures après la dernière dose et culminent le troisième jour. L’insomnie, le stress et les fringales peuvent persister pendant plusieurs semaines.

Une méta-analyse publiée le 22 octobre 2021 a examiné le potentiel du cannabidiol pour soulager les symptômes de sevrage des opioïdes en examinant 144 études précédentes. Voici un résumé de ses principales conclusions :

Malgré ces résultats encourageants, d’autres études sont encore nécessaires pour évaluer le potentiel thérapeutique du CBD dans le cadre du sevrage des opioïdes.

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Le CBD dans le traitement des épilepsies pharmaco-résistantes

Le CBD dans le traitement des épilepsies pharmaco-résistantes

Cette maladie neurologique touche plus de 700 000 Français, ce qui en fait le trouble neurologique le plus fréquent après les migraines. Le 8 février 2021, à l’occasion de la journée mondiale de l’épilepsie, l’association Epilepsie France a dénoncé « le calvaire des familles faute de suivi ».

La grande expérimentation pilotée par le ministère de la Santé

Malgré des progrès encourageants dans la prise en charge des patients atteints de ce trouble convulsif, entre 20 et 30 % des cas d’épilepsie ne répondent pas aux traitements disponibles. C’est ce qu’on appelle l’épilepsie « résistante aux médicaments » ou « réfractaire ».

A la recherche de traitements innovants pour améliorer le quotidien des patients, le ministère des Solidarités et de la Santé a lancé une importante expérimentation pour évaluer le potentiel thérapeutique du cannabidiol et du THC dans la prise en charge des épilepsies réfractaires. Plus généralement, cet essai clinique, qui durera deux ans, s’alignera sur les indications définies par l’ANSM, à savoir :

En mars 2021, le ministre de la Santé Olivier Véran a été témoin de la première prescription de cannabidiol médical à un patient épileptique au CHU de Clermont-Ferrand. Le protocole thérapeutique consiste généralement en un médicament 100% CBD sous forme d’huile, qui peut éventuellement être remplacé par un médicament 50% CBD et 50% THC en fonction de l’évolution de l’état du patient.

L’expérimentation portera à la fois sur l’efficacité de ces deux molécules, mais aussi sur les doses efficaces minimales. Rappelons que si le CBD est généralement bien toléré, avec des effets secondaires digestifs majoritairement temporaires, le THC est une molécule psychotrope et fortement addictive. Les résultats de cette expérience inédite devraient être communiqués au second semestre 2023. Bien qu’à petite échelle, des études antérieures prédisent des résultats probants.

Épilepsies réfractaires : trois études encourageantes sur le potentiel du CBD

Les travaux publiés entre 2017 et 2018 par le professeur Orrin Devinsky, chercheur éminent sur les troubles épileptiques et directeur du NYU Comprehensive Epilepsy Center, ont mis en évidence la capacité du cannabidiol à améliorer le quotidien des patients souffrant de certaines formes d’épilepsie sévère.

Dans une étude randomisée, contrôlée et en double aveugle, l’huile de cannabidiol à 10 % a réduit la fréquence des crises atoniques (-42 %) chez les enfants atteints du syndrome de Lennox-Gastaut, un syndrome épileptique progressif qui se manifeste par des crises d’absence tonique et une déficience intellectuelle. Les effets secondaires observés ont été définis comme « légers » par les chercheurs, avec notamment des troubles passagers du transit et une somnolence diurne, sans doute liés à l’effet relaxant du cannabidiol.

Une autre étude randomisée en double aveugle a évalué le potentiel du CBD (sous la forme d’une huile de production contrôlée à 10%) pour soulager les symptômes et les manifestations du syndrome de Dravet chez les enfants. Cette forme sévère d’épilepsie, également appelée épilepsie myoclonique sévère de l’enfant, provoque des crises incontrôlées et des troubles du développement. L’huile de CBD à 10 % a réduit le nombre d’attaques de 50 %, mais seulement chez 43 % des patients (contre 27 % des patients sous placebo).

Enfin, une étude non randomisée a montré une réduction de 50% des crises mensuelles chez 52% des patients traités au cannabidiol et souffrant d’épilepsie résistante aux médicaments.

Au regard de tous ces éléments, et si le cannabidiol ne peut être qualifié de remède miracle, il semble apporter une valeur ajoutée à la pharmacopée dédiée aux troubles neurologiques et à l’arsenal thérapeutique pour le soulagement de la douleur, du stress et de l’anxiété. L’expérimentation menée par le ministère des Solidarités et de la Santé devrait apporter davantage de réponses et enrichir les connaissances de la communauté scientifique sur le sujet.

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En France, le cannabidiol « récréatif » a trouvé son public

En France, le cannabidiol « récréatif » a trouvé son public

Avec près de 7 millions de consommateurs, les produits à base de cannabidiol font fureur en France. Selon les données de l’association Interchanvr transmises par le média LSA Conso, le marché français du cannabidiol s’élèverait à 300 millions d’euros et le nombre de boutiques spécialisées dans les produits à base de CBD serait passé de 400 en 2020 à plus de 2 000 fin 2020. 2021… Une performance d’autant plus impressionnante que le statut juridique de la molécule a changé deux fois ces derniers mois.

En effet, un arrêté ministériel avait interdit la commercialisation des feuilles et fleurs pures CBD le 31 décembre 2021, suscitant la colère des professionnels du secteur menacé de fermeture. Saisi par ce dernier, le Conseil d’Etat a provisoirement levé cette interdiction qu’il a qualifiée d' »injustifiée » et de « disproportionnée », le CBD autorisé à la commercialisation contenant moins de 0,3% de THC et n’ayant donc pas d’effets psychotropes. On rappelle ici la position du comité scientifique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui estime que le cannabidiol « ne présente pas de risque d’abus ou d’atteinte à la santé publique ».

Le marché français du CBD semble favorisé par plusieurs facteurs :

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Quelle plante pour soulager la neuropathie ?

Quelle plante pour soulager la neuropathie ?

-la capsaïcine est utile pour réduire l’intensité de la douleur chez les patients souffrant de certaines formes de douleur neuropathique (Derry, 2013).

Comment traiter les douleurs neuropathiques naturellement ? « Pour tout ce qui est névralgie, en particulier la migraine, l’huile essentielle de camomille romaine est assez utilisée. C’est une plante très proche des Parthenelles. Il ne faut jamais l’utiliser en interne sauf indication du médecin. Pour les huiles essentielles je recommande plutôt en extérieur. utilisation.

Comment ne plus avoir de douleurs neuropathiques ?

Dans les douleurs neuropathiques localisées, des traitements topiques peuvent également être utilisés, généralement très bien tolérés. Il s’agit d’un patch médicamenteux d’anesthésique local (lidocaïne, VERSATIS) ou d’un patch cutané de capsaïcine, une molécule du piment rouge (QUTENZA).

Comment traiter une neuropathie des jambes ?

Voici quelques options de traitement :

  • Médicaments. Les médicaments sont souvent le premier choix du médecin. …
  • Physiothérapie. …
  • Psychothérapie. …
  • Chirurgie correctrice. …
  • Bloc nerveux au moyen d’injections locales. …
  • Dispositifs médicaux implantables. …
  • Neuroablation.

Quel est l’anti douleur naturel le plus puissant ?

Les feuilles de cassis contiennent des antioxydants appelés « flavonoïdes ». Ce sont de puissants anti-inflammatoires naturels. « Le cassis est un super aliment qui peut soulager les rhumatismes, comme l’arthrite et l’arthrose », précise Philippe Chavanne.

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Quand prendre les gouttes de CBD pour dormir ?

Quand prendre les gouttes de CBD pour dormir ?

C’est pourquoi il est conseillé de prendre du cannabidiol juste avant le coucher pour un meilleur sommeil. L’huile essentielle de chanvre apaisera votre esprit et vous aidera à vous endormir. Si vous voulez prendre du thé au CBD, il est préférable de le prendre quelques heures avant de vous coucher le soir.

Quand prendre des gouttes de CBD pour dormir ? Deuxièmement, consommer du CBD avant de se coucher permet de dormir mieux et plus longtemps. En d’autres termes, le CBD régule les étapes du sommeil paradoxal. Ces phases permettent de bénéficier d’un sommeil plus réparateur, de lutter contre l’apnée du sommeil et de favoriser les rêves.

Comment prendre l’huile CBD pour dormir ?

Comment utiliser l’huile de CBD ? Vous pouvez prendre de l’huile de CBD pour réduire le stress, l’anxiété ou mieux dormir. « Il s’absorbe très bien dans la muqueuse buccale. Concrètement, vous utilisez la pipette pour aspirer la quantité d’huile et la mettre sous la langue.

Est-ce que le CBD peut aider à dormir ?

C’est le principal vecteur du CBD au sommeil : en favorisant la détente et la relaxation musculaire, en réduisant le stress et les douleurs chroniques, le cannabidiol améliore la phase (critique) d’endormissement.

Comment prendre le CBD contre le stress ?

Vous pouvez prendre de l’huile de CBD pour réduire le stress, l’anxiété ou mieux dormir. & quot; Il s’absorbe très bien dans la muqueuse buccale. Concrètement, vous utilisez la pipette pour aspirer la quantité d’huile et la mettre sous votre langue.

Quel pourcentage de CBD pour le stress ? Une personne qui souhaite calmer un stress léger et qui pèse entre 45 et 70 kg peut consommer 5 à 10 mg de CBD par jour pour se détendre. Pour des symptômes plus graves tels que des douleurs intenses, la dose recommandée est plutôt de 30 à 80 mg.

Quelle huile CBD pour le stress ?

L’huile de CBD de France peut être la réponse pour calmer et réduire les niveaux d’anxiété en stimulant les récepteurs endocannabinoïdes pour qu’ils agissent comme un anxiolytique relaxant. En ce qui concerne la posologie recommandée pour traiter l’anxiété, nous vous recommandons de passer par le microdosage.

Comment le CBD agit sur l’anxiété ?

Par conséquent, le CBD aide à réguler la production de sérotonine et de dopamine dans le cerveau, c’est-à-dire qu’il favorise le plaisir et la bonne humeur, tout en réduisant le stress et l’anxiété.

Quel est le prix du CBD en pharmacie ?

Le prix dépend en principe de la concentration en CBD et commence en moyenne à partir de 30 € et plus, selon la qualité et la marque. Plus la concentration est élevée, plus le prix est élevé.

Pourquoi pas de CBD en pharmacie ? La vente d’un médicament en pharmacie ne peut se faire que sur ordonnance. Bien que le CBD ne présente aucun risque pour la santé, il ne peut pas être vendu en pharmacie. Ce n’est pas un produit de santé ou un médicament et le médecin ne peut donc pas le prescrire.

Est-ce que le médecin peut prescrire du CBD ?

Tout d’abord, il convient de souligner que le cannabidiol n’est pas un médicament, même s’il constitue le Sativex en tant que principe actif. Il ne peut donc pas être prescrit par un médecin en France.

Quelle pharmacie vend du CBD ?

En France, les pharmacies ne vendent pas d’huile de CBD, ni aucun autre produit dérivé, pour la simple raison que le cannabis médical n’est pas reconnu et qu’aucun médicament au CBD n’est autorisé à la vente. Sans possibilité de prescription de CBD, pas d’achats de CBD en pharmacie.

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