Ces quartiers de Paris où l’immobilier a subi un coup dur

Written By Sara Rosso

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« Il est temps d’acheter à Paris ! ». On plaisante souvent sur cette formule, que nous entendent chaque année les experts de l’immobilier. Mais depuis un an, le vent est favorable aux acquéreurs. Selon Meilleurs Agents, les prix dans la capitale ont baissé de 1,3% sur les 12 derniers mois, tandis que les taux de crédit restent bas. « La pression immobilière se relâche, constate un expert en évaluation immobilière. Il n’y a désormais que 8% d’acheteurs de plus que de vendeurs. Les acheteurs prennent leur temps, car il y a plus d’offres sur le marché. De ce fait, les délais de vente sont allongés, environ 2 mois, et les prix baissent parfois fortement.

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C’est comme ça dans le sud-ouest de Paris. 15. enregistre une baisse de la demande. Trois arrondissements sur quatre souffrent : selon la carte interactive des notaires de Paris, les prix ont baissé entre 2 % et 3 % en un an côté Necker, Grenell et Saint-Lambert. Un marché à deux vitesses se met en place : les biens sans défaut se vendent vite, et ceux présentant des défauts (rez-de-chaussée, étage élevé sans ascenseur) plus difficilement. Même malus en 16. Les prix ont baissé de plus de 2% à Auteuil en un an et même de près de 5% plus au nord près de Chaillot.

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Le 19e a sacrément la cote

Le 19e a sacrément la cote

En revanche, le Sud-Est n’est pas épargné, notamment le 12e qui enregistre des résultats très contrastés et surprenants. Malgré la proximité du bois, les prix côté Bel Air ont baissé de près de 4 % en un an. Ceci pourrez vous intéresser : Comment retirer facilement un drain : les conseils que vous devez connaître. A l’inverse, Bercy, plus connu pour le ministère de l’Economie que pour les espaces verts, cartonne : +11,8% !

Toujours au sud, le 14e attire moins. Les prix de Montsouris ont chuté de 2,5 % en un an, malgré le célèbre parc. Idem dans le quartier voisin, le Petit Montrouge avec une baisse de 4,4 %. Là aussi, la demande est moindre et les délais de livraison plus longs.

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Il n’y a pas que le sud qui souffre. Les sanctions sont encore plus violentes dans le 17e, à Ternes, mais aussi dans le centre de Paris, dans le 3e, à Saint-Avoye et aux Enfants-Rouges (nord de l’arrondissement), dans le 4e et même dans le 7e, près de l’école militaire. Les remises approchent voire dépassent les -6% (!) en un an. Le marché est devenu plus sélectif et les acquéreurs plus raisonnables n’hésitent pas à visiter davantage d’appartements. Les quartiers prisés par les familles pour leurs grands appartements souffrent.

Et à cette époque, le 19e, très abordable et proche de la banlieue, de plus en plus prisé des ménages, cartonne. Fait rarissime : les prix de ses 4 quartiers augmentent, de 3% à 8%. C’est aussi le cas du 5ème, qui est plus cher. Les hausses sont donc plus limitées : entre +0,7% et +3,3%. Il en va de même pour le 9e, mais l’un des secteurs les plus minéraux, que Le Figaro vous invitait récemment à visiter : les prix ont augmenté de 1 % au Faubourg du Roule et à Rochechouart et de 5,4 % à Saint-Georges.

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