Châteaubriant : dans un état d’urgence saturé, « on comprend bien l’hiver »

Written By Sara Rosso

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Depuis l’été 2021, les situations d’urgence de Châteaubriant (Loire-Atlantique) sont sous pression. Nicolas Hourdin, chef de la branche, met en garde contre les détournements de son ministère.

Écrit par Sophie Pams

Publié le 18 nov. 21 à 17:17

mis à jour le 18 nov. 21 à 17:22

Depuis l’été 2021, le service des urgences de Châteaubriant (Loire-Atlantique) est en pleine effervescence. Nicolas Hourdin, chef de l’unité des Urgences-Smur, alerte sur ces pics d’opérations, lors d’entretiens médicaux intensifs, pour les patients sans médecin pour se rendre.

Comment fonctionne le service des urgences ?

Nicolas Hourdin : Nous avons un événement beaucoup plus important à partir de juin 2021, un été sophistiqué. Nous avons des indicateurs qui nous permettent de voir quand nous changeons d’hôpital en tension. Il y a un maximum de visites de 24 heures, plus de 75 patients, des lits disponibles, le nombre de personnes en attente de lits d’hôpitaux alors que personne n’est disponible immédiatement et le temps pour se rendre aux urgences.

« Vert » est un phénomène courant, « orange » est temporaire et « rouge », nous sommes complètement hors de la boucle. Cet été, en juillet, nous avons eu 19, 9 jours « rouges » en août et 20 en septembre.

Nous avons une performance beaucoup plus stable que les années précédentes. Avant Covid, en moyenne, nous visitions le service des urgences 60 fois par jour. Là, nous avons toujours plus de 75 jours, 80 versets. Il est donc difficile à contrôler.

Les urgences sont exiguës. Nous en parlons, mais les gens ne le mesurent pas. Et quand ils attendent six heures avant qu’on les voie ou qu’on leur dise « Si on garde ta mère de 90 ans, sur le lit », ils ne comprennent pas.

Quelle est la cause de cette augmentation spectaculaire ?

Vers cet été, il y a eu une fermeture des gisements de Châteaubriant, mais pas seulement, Saint-Nazaire encore par exemple. Il y a également eu des problèmes de personnel dans d’autres services d’urgence. Redon, Vitré et Montaigu ont fait des cauchemars. Nous sommes touchés par cette fermeture, des patients de très loin. Nous avons très peur de l’hiver, car là-bas, nous avons un événement similaire qui se produit généralement en décembre-janvier.

Les patients hivernaux arrivent-ils plus tôt ou l’augmentation de la fréquentation fera-t-elle des ravages? Si oui, à quoi ressemblera l’hiver ? C’est très dérangeant.

L’arrivée précoce des épidémies saisonnières pourrait-elle expliquer cette augmentation, notamment chez les jeunes enfants ?

Les épidémies saisonnières, guéries pendant l’incarcération, reviennent en grand nombre. C’est notamment le cas pour les maladies pédiatriques, mais en Loire-Atlantique, nous ne sommes pas encore pleinement impliqués, même si nous restons vigilants. Il y a beaucoup d’enfants à l’hôpital, mais ils ne sont pas trop occupés au service des urgences.

Nous avons un nombre croissant de patients âgés, avec des problèmes polypathologiques complexes qui doivent être traités à domicile. Il y a aussi la question de la médecine générale, quand les médecins généralistes partent à la retraite, sans remplacement.

Il y a aussi l’effet du « numerus clausus » : dans les dix prochaines années, nous aurons quelques nouveaux médecins spécialisés intégrés dans notre domaine. C’est notre grande préoccupation, à toute la communauté médicale. Sans oublier les jeunes médecins qui aiment la vie urbaine et veulent vivre en milieu rural.

Comment faire face à cette situation d’urgence ?

Des médecins urgentistes sont disponibles pour traiter les maladies graves. Mais l’existence de nos services est entachée par des personnes qui ne peuvent pas consulter un médecin généraliste en temps opportun pour des problèmes médicaux graves, comme la fièvre, et elles viendront ici à tout moment.

Il faut savoir qu’on est assis sur le pont pendant 12 ou 24 heures.La nuit, on peut aussi sortir de Smur en cas d’accident de la route, pour infarctus ou autres convulsions, pendant plusieurs heures.

Nous espérons tous avoir un peu de temps pour nous détendre, afin de pouvoir prospérer en cas d’urgence importante. Et l’impossibilité de se reposer, parce qu’on vient au milieu de la nuit pour un mal de dents, est très difficile. Nous essayons d’enseigner, mais ce n’est qu’une passion. Inutile de dire que lorsque l’attente est là, elle produit de la colère.

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Je ne supporte plus les insultes toutes les semaines, car il y a une attente, une priorisation selon la gravité de l’état du patient… Il y a des cris, des violences physiques et verbales. Ce n’est pas tolérable.

Dans un effort pour pallier ce problème, nous avons mis en place, en décembre 2020, une consultation médicale forte, proche des Urgences, mais pas une consultation d’urgence. Je n’ai pas eu suffisamment de professionnels pour que cela puisse fonctionner du lundi au vendredi, mais j’ai des gens qui recrutent à partir de janvier.

Les consultations de médecine forte fonctionnent, en moyenne, trois à cinq jours, les lundi, jeudi et vendredi, à partir de 9h00. à 18h30 médecins de ville.

Dans ces négociations, ce sont des petits médecins, qui occupent différents cabinets médicaux et n’ont aucune envie de rester. La bonne nouvelle est que lorsque ces entretiens sont rattachés à l’hôpital, s’ils ont besoin d’une radiographie, d’une prise de sang ou d’un avis professionnel, tout est facilement disponible.

Quand ils le sont, c’est vraiment un supplément pour nous. Les lundis et vendredis, nous avons des patients très âgés, car il y a une peur du week-end. Quand un médecin généraliste est présent et va voir 15 ou 20 patients sur 70, cela prend beaucoup de poids sur nos épaules.

Il y a aussi un CAPS de consultation, Centre d’Accueil et de Soins…

Oui, ce sont les professionnels généralistes indépendants de la région de Châteaubriant qui participent à ce service privé. C’est un puissant débat de médecine générale pour les soirs et les week-ends (vendredi de 20h à minuit, samedi de 12h à minuit, dimanche de 8h à minuit et lundi de 20h à minuit, NDLR). Les gens sont transférés par Sam le 15.

C’est le même boulot, mais dans le système hospitalier, que je veux assurer dans la journée, pour « sortir » tous les gens vides des urgences.

Comment fonctionne le personnel d’urgence?

Nous sommes stables. Le système essaie de s’adapter aux quotas, suite à un changement fréquent de service. Actuellement, il y a une pénurie de temps infirmier et littéraire.

Le problème est que les urgences n’ont pas une fonction continue. Vous devez être en mesure de contrôler les pics du processus. Avec 30 patients dans l’unité, nous sommes dévastés. Ce n’est pas très agréable pour nous et pour les patients, que nous ne pourrons pas bien suivre.

Une des choses dont nous sommes fiers dans ce domaine, cependant, c’est que nous avons une équipe stable d’urgentologues. Je n’ai pas eu besoin de rendre visite à un travailleur à temps partiel pendant dix ans. Mais rien n’est certain.

Quels conseils donneriez-vous aux patients pour débloquer les urgences ?

Je sais que les personnes sans médecin sont presque toujours arrêtées. Je sais aussi qu’il y a un mélange du mot « urgences ». Les gens pensent qu’ils sont venus ici pour des soins d’urgence, mais non, il s’agit ici d’urgences vitales.

Retrouvez l’intégralité de notre dossier sur les Urgences dans l’édition de l’Éclaireur du vendredi 19 novembre 2021.

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Appelez toujours le 15 avant de partir, pour un conseil, première méthode. Voir l’article : Dermatite du baigneur – Base de loisirs Pont l’Evêque : conseils santé.

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Comment savoir si on doit se rendre aux urgences ?

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Sachez également que lorsque vous arrivez sans être une urgence, vous interférez avec le fonctionnement du service des urgences, et ce du jour au lendemain. Lorsque les urgentistes travaillent 24 heures d’affilée, ils ont besoin de pouvoir se reposer un peu la nuit pour assurer leur cœur de métier.

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paralysie partielle et soudaine.

Qui va aux urgences ?

chaleur extrême (en degré ou en surface), électrocution.

Qui appeler pour savoir si on doit aller aux urgences ?

Comment savoir quand aller aux urgences ? Par conséquent, rendez-vous aux urgences pour toute douleur soudaine et intense, danger pouvant entraîner des complications (fractures, brûlures, plaies) ou tout autre symptôme gênant (saignement, mal de tête, symptomatique d’un accident vasculaire cérébral ou accident vasculaire cérébral (AVC), forte fièvre, inflammation, …

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Qui est prioritaire aux urgences ?

Qui est prioritaire aux urgences ?

Les visites aux urgences dues à la traumatologie sont plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes, la plus grande différence entre 16 et 50 ans : 63 % des hommes de 16 à 25 ans et 52 % de ceux de 26 à 50 ans consultent les urgences. elle a beaucoup souffert contre seulement 43 et 39% de femmes à la fois…

La nuit, le week-end ou en cas d’urgence, les patients sont invités à contacter le 15 avant de se rendre aux urgences. Les 15 premiers appels permettent, grâce à l’accompagnement des médecins libéraux et hospitaliers, d’orienter précisément le patient sur son besoin de soins.

Qui va le plus aux urgences ?

Priorité 3 (P3) : votre problème de santé, bien qu’important, ne menace pas votre santé (casse, symptômes d’infection). Signification 4 (P4) : ne nécessite pas d’attention immédiate (humeur maussade).

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Pourquoi allez aux urgences ?

Pourquoi allez aux urgences ?

Qui peut m’accompagner aux urgences ? En cas d’urgence, il n’est pas nécessaire que la personne qui vous accompagne fournisse un mot de passe de santé pour conduire le patient aux urgences. Un seul passager sera autorisé. Si la personne voyageant avec eux quitte l’établissement, un passeport passeport santé sera demandé lors de la prochaine visite.

L’utilisation des salles d’urgence est élevée pour les nourrissons et les personnes de 75 ans ou plus, pour diverses raisons d’utilisation par rapport aux autres groupes d’âge.

Quand faut T-IL aller à l hôpital ?

Il faut se rendre aux urgences pour les brûlures des orifices, du sexe, du cou et des voies respiratoires afin de prévenir le risque d’œdème, ainsi que pour les brûlures circonférentielles, qui seraient autour du bras, par ex. .

Quand recourir aux urgences ?

Qui va aux urgences ? Les visites aux urgences dues à la traumatologie sont plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes, la plus grande différence entre 16 et 50 ans : 63 % des hommes de 16 à 25 ans et 52 % de ceux de 26 à 50 ans consultent les urgences. elle a beaucoup souffert contre seulement 43 et 39% de femmes à la fois…

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