Châteaubriant : un nouvel internat en construction pour la Maison Familiale Rurale

Written By Sara Rosso

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La construction de la nouvelle pension de famille de la Ferme Familiale à Châteaubriant (Loire-Atlantique) a débuté au printemps 2022. Un nouvel outil prévu pour début 2024.

Par Léo Gautret

Publié le 31 août 22 à 17h36

Située au bout de la rue Pierre-Blays depuis 1998, dans une ancienne unité du centre hospitalier, la Ferme Familiale (MFR) de Châteaubriant (Loire-Atlantique) poursuit son développement.

L’école associative accueille 210 élèves, âgés de 14 à 21 ans, pour cette nouvelle année. La MFR locale forme de la 4ème à Bac +2.

Répondre aux besoins du territoire

« Historiquement, notre établissement est plutôt spécialisé dans la vente et le commerce et, en particulier, dans les métiers de bouche », souligne Anthony Vitet, directeur du MFR local depuis 16 ans. Lire aussi : VIDÉO – Shopping « 65% moins cher » : les conseils de professionnels à la recherche de petits prix.

Comme toute MFR, l’établissement mise beaucoup sur l’alternance pour former ses étudiants. Ce dernier, notamment, peut passer un CAP de boulanger, de pâtissier, de fromager ou encore d’opérateur logistique. Deux cycles de baccalauréat technique commercial et commercial sont également proposés.

Mais le MFR ambitionne de développer son offre en fonction des besoins du territoire. Une flexibilité accrue à partir de 2019 et la révision du statut des CFA (Centres de Formation d’Apprentis) qui sont désormais devenus autonomes dans leur gestion.

« Aujourd’hui, si une entreprise a un besoin dans des domaines que nous connaissons, nous pouvons ouvrir une formation. »

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70 élèves en 2006

Pour preuve, en 2019, la MFR de Châteaubriant a ouvert une nouvelle filière menant au certificat d’aptitude professionnelle d’opérateur dans les industries agro-alimentaires. La société Castel Viandes de Châteaubriant avait sollicité l’établissement à l’époque pour couvrir des besoins récurrents d’embauche. Au cours des trois dernières années, 12 étudiants ont validé le diplôme en plus d’obtenir d’autres certificats de compétences comme le CACES requis pour la conduite d’engins.

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Paysagiste de profession, Anthony Vitet est lui-même sorti du moule des MFR de Beaupréau (Maine-et-Loire) et de Machecoul. Il a ensuite expérimenté le rôle de coach dans plusieurs MFR.

Il est désormais en charge de la gestion de l’établissement, composé de 20 ouvriers, dont 14 formateurs, le tout géré par un conseil d’administration, formé de parents d’élèves et de chefs d’entreprise.

En 2006, lorsqu’il prend la direction de la MFR, l’établissement compte 70 élèves. Avec 210 étudiants pour cette nouvelle année, la MFR de Châteaubriant doit repenser son lieu de formation. L’ouverture du nouvel internat prévue en janvier 2024 tombe donc à point nommé.

Les travaux ont débuté en mai dernier avec un retard de deux mois dû, avant tout, à une révision des plans de conception du bâtiment. Cet internat verra le jour sur un terrain de 1 100 m2 anciennement occupé par un garage automobile, et acquis par la MFR en 2009.

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2,1 millions d’euros

Le projet est soutenu par l’établissement depuis plus de 10 ans avec la région Pays de Loire. Il a finalement été publié en 2020 avec le vote d’octroi du conseil régional.

Ce nouveau bâtiment offrira 56 places d’internat, soit l’équivalent de la capacité d’accueil actuelle de la MFR, qui héberge ses jeunes détenus dans des dortoirs devenus inadéquats.

Notre internat actuel vieillit. Les garçons sont jusqu’à huit par chambre et les filles cinq. Les sanitaires sont situés sur le palier du milieu.

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Un salon composé de deux pièces sera également ouvert au rez-de-chaussée pour offrir une vie résidentielle plus agréable aux étudiants castelbriantais. « Chaque chambre disposera de quatre places, d’une salle de bain et d’un WC, pour se rapprocher le plus possible des conditions hôtelières. Une salle de classe sera également construite au rez-de-chaussée.

L’internat actuel sera réhabilité. « Les chambres des garçons vont être libérées pour faire trois salles de classe, car nous manquons de place. Nous conserverons les chambres des filles pour en faire des petits appartements pour les retraités de plus de 18 ans. […] On peut aussi proposer autre chose aux élèves plus âgés, car on ne peut pas les encadrer comme les élèves de CM1. »

Le projet de construction était initialement évalué à 1 810 000 €, dont près de 75 % de subventions, soit 1 357 000 €. Mais l’inflation et notamment la hausse du coût des matériaux a alourdi la facture de 330 000 euros. « Nous sommes donc aujourd’hui dans un projet de 2 100 000 €. Nous avons dû contracter un prêt supplémentaire », raconte Anthony Vitet.

La construction d’un deuxième bâtiment qui abritera le nouveau restaurant de l’école et la nouvelle cuisine de l’établissement est prévue si les perspectives économiques le permettent.

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