Chronique du ski 2023. Lucas Chanavat : « Sur le trajet, il y a…

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Comme lors des saisons précédentes, une grande équipe de pontes racontent leur quotidien, de la préparation aux compétitions, entre hauts et bas. Pour le ski de fond, Lucas Chanavat, deux victoires en coupe du monde en sprint, prend la tête.

« Je suis de retour du Tour de Ski après avoir terminé quatrième du sprint classique vendredi à Val di Fiemme. Cette finale me laisse frustré car je pense que j’aurais pu faire mieux. Peut-être pas la victoire mais au moins la deuxième place. La nuit avant de me réveiller à 3 heures du matin, j’avais de la fièvre, un rhume, j’ai dû dormir au total quatre heures mais après tout pendant la course je ne me sentais pas trop mal.

C’est bien d’être en finale, mais je veux mieux. C’est difficile à chaque fois dans ce dernier tour. Je dois travailler là-dessus. Je suis peut-être trop généreux en quarts et mi-temps, je préfère être acteur pour ne pas subir d’accidents de course.

Le bilan du Tour de ski est positif. Il lui manque un podium (il avait réalisé un premier cet hiver, une troisième place, en décembre à Davos). A Val Mustair, le syndrome des loges apparu cet été à Toppidrettsveka s’est réveillé. J’ai réussi à aller en finale (6e) et c’est la première que j’ai partagée cet hiver avec Richard (Jouve).

Comme il n’y avait pas de neige fin décembre, j’ai fait beaucoup de ski à roulettes chez moi sur les tatamis et cela a réveillé cette douleur. Ça me dérange en skate, moins en classique. »

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« En fait, je me sens mieux dans la classique en ce moment. L’an dernier, il avait déjà bien travaillé (il avait eu ses deux premiers podiums dans ce style à la fin de l’hiver à Drammen et Falun). On a beaucoup travaillé sur lui à l’entraînement, j’ai l’impression de progresser d’année en année. Je trouve mon orientation.

Mon ami et adversaire, Johannes Klaebo, est dans une folle randonnée à ski. Il n’abandonne pas une course, peut-être gagnera-t-il un Grand Chelem. Il ne faut pas oublier que son premier concurrent Alexander Bolshunov est absent mais cette année il semble encore plus fort. C’est agréable de rivaliser avec le meilleur skieur de tous les temps.

La suite du programme pour moi sera une pause de trois ou quatre jours avant de prendre du volume, aller skier en haute altitude près de Saint-Moritz et préparer la prochaine, les épreuves de Livigno et des Rousses. Les Rousses seront ma première Coupe du monde en France. Ça donne envie… »