Chrono Tour : BMW M240i xDrive, tout en souplesse ! (+ photos)

Written By Sara Rosso

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Tour Chrono : une BMW avec 6 cylindres en ligne, c’est bien connu, c’est la recette du bonheur. Mais voyons ce qui se passe quand elle reste un peu trop longtemps sur le gril Supertest.

Tour Chrono : une BMW avec 6 cylindres en ligne, c’est bien connu, c’est la recette du bonheur. Mais voyons ce qui se passe quand elle reste un peu trop longtemps sur le gril Supertest.

Entre une nouvelle Série 7 ciselée comme un parpaing et un XM Concept au profil en gravats comme le modèle M le plus puissant de l’histoire, les béhémistes se regardent du coin des yeux D’autant que Munich c’est aussi lacé sur la balance : 2 715 kg annoncés pour le i7 xDrive 60 !

Sans oublier d’autres points de discorde comme le badge M135i fixé au coffre d’un intégral, surtout de traction, propulsé par le 4 cylindres d’une Mini. Tout. Merde. U. Champ. D’où la question : « Est-ce encore une vraie BMW ? » chaque fois que Munich apporte quelque chose de nouveau. Le M240i ne va pas le couper. Découvrez le détecteur de mensonges de notre impitoyable Tour Chrono.

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– Sport Auto (@SportAutoMag) 25 octobre 2022

Rayons X

Commençons par le début. Le M240i est disponible en traction intégrale ou en 4 roues motrices. Lire aussi : Essai du coupé BMW 220i 2022 – Examen du moniteur automatique. Notre version de test xDrive dispose donc d’un transfert de couple vers les roues avant en cas de besoin. Est-ce vraiment une nécessité ? Non, au contraire, et nous y reviendrons.

Pour l’instant, direction le budget de Mortefontaine pour un constat qui corrobore les premières impressions laissées au volant. Avec un poids mesuré de 1 727 kg entièrement alimenté, notre M240i est loin d’être léger. A titre de comparaison, le M135i pesait 1 520 kg il y a dix ans.

Mais malgré cet excès de poids, la M240i xDrive limite la panne avec une bonne répartition des masses entre les trains avant et arrière (52/48%). A comparer à l’Audi RS 3, qui doit composer avec près de 60 % de son poids total placé à l’avant. Cela dit, le M240i n’est pas une plume, mais ce n’est rien comme une enclume sur la route.

C’est ce qui ressort des premières connexions imposées par ce Supertest. Le M240i démontre des qualités de passager presque dignes d’une GT. A commencer par une excellente compagnie : la sourdine du 6 cylindres est une musique de fond dont on ne se lasse pas.

La 3 litres est décidément une bonne pâte : crémeuse et pleine comme un œuf, elle s’étire comme un élastique au tour. Tout en accélérant avec force dès 2 000 tr/min avec la sensation d’une réserve de puissance permanente.

Plus de 50 mkg, soit un filet de gaz, à avaler une montée ou un simple rétrogradage pour envoyer le camping-car qui empêche la vue au fond des rétroviseurs. On ne le dira jamais assez : le plaisir offert par le 6 cylindres en ligne est incomparable.

Quel que soit le style de conduite, quel que soit le rythme ou les régimes, ce 24 soupapes reste l’une des plus belles signatures de Munich. Quant à ceux qui auraient préféré avec plus de son, ils devraient revenir sur le M2 CS sur le marché de l’occasion. Mais ce n’est pas la même histoire quand il s’agit de polyvalence.

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Parce que la M240i est le genre de voiture à laquelle vous ne pensez pas à deux fois pour un long trajet. Encore moins pour un Paris-Le Vigeant, qu’elle avale d’une traite.

Il se murmure que la remplaçante de la Ferrari LaFerrari arrivera en octobre 2024. Limitée à 599 exemplaires, elle sera disponible en version cabriolet et XX pour la piste. https://t.co/DlP0GjomGs

– Sport Auto (@SportAutoMag) 26 octobre 2022

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Décollage

Avant de laisser à mon ami Christophe le soin de limer les vibreurs en bon état, le M240i n’échappe pas à la séance de mesure. Verdict : Bien rodé, ce modèle d’essai ! Les festivités commencent par un 0 à 100 km/h avalé en 4″0 tout rond au lieu des 4″3 annoncés par le constructeur.

Il faut aussi reconnaître le boost du système xDrive au démarrage. En comparaison, nous avons mesuré la M2 CS avec la boîte manuelle et la propulsion à 4 »6 dans le même exercice.

La M240i xDrive poursuit sa course avec un 400 m AD bouclé en 12,2 s et le 0 à 200 km/h en 14,7 s. Avant de terminer le sprint de 1 000 m D.A. en 22,5 secondes à la vitesse très respectable de 232 km/h. Les souvenirs ne vont pas sortir, avec un 100 à 140 km/h expédié seulement en 3 »1.

Quant à la question du frein, en revanche, elle est moins glorieuse. Non pas que les distances d’arrêt soient alarmantes, car les 146 m vérifiés le placent au milieu du peloton. Mais en termes de résistance à l’échauffement lors de fortes sollicitations répétées, le résultat n’est pas satisfaisant.

Quel que soit l’angle considéré, le freinage de la M240i xDrive est loin derrière celui de l’Audi RS 3 par exemple, qui parvient à répéter le 200 à 0 km/h en seulement 132 m. C’est encore plus dur pour la M240i xDrive en termes de maniabilité, quand le rythme démarre vraiment.

La faute à des réglages de châssis trop souples et à une transmission intégrale qui la rend parfois maladroite. Comme l’explique Christophe : « Après le premier tour chronométré, j’avais envie d’en refaire un, mais je glissais trop à cause des pneus qui montaient en pression. Sauf que, normalement, dans une BMW, c’est l’arrière qui démarre.

Voici le devant. Il ne tournait plus ! En général, il y a un manque de train avant et une instabilité entre l’avant et l’arrière. Au début ça sous-vire puis survire, mais sans transition, c’est assez brutal. Dans les sentiments, je n’ai pas eu un bon feeling. J’ai vraiment perdu beaucoup de front-end. Ce n’est pas aussi fixe que je le pensais.

C’est une voiture au look sportif mais de type routier. Pour se faire plaisir sur circuit, il faudrait changer les freins et mieux régler les suspensions. Et commencez par opter pour la version 2 roues. Car le système xDrive apporte à la sécurité active ce qui enlève aux sensations de conduite : le naturel.

Les transferts de couple fonctionnent parfaitement du point de vue de l’efficacité, mais il faut avouer que les temps de prise ne sont pas toujours faciles à identifier. Non pas que ce soit difficile, bien au contraire : à force de se battre pour maîtriser sa trajectoire et rester sur les rails, la M240i xDrive ne donne pas envie de s’adonner à une conduite vraiment rapide.

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Pas autant qu’un M135i pouvait le faire il y a dix ans. Et pas autant qu’on pourrait s’y attendre d’une Série 2 approchant les 400 ch, avec un M devant. Le temps au tour sur le circuit du Vigeant est impacté.

Malgré sa puissance généreuse et son multicylindre, la M240i ne parvient pas à se démarquer du peloton des GTi suralimentées, ni à donner l’irrépressible envie de s’inscrire aux track days. Cela ne l’empêche pas d’être un plaisir remarquable sur route ouverte. Mais il ne faut pas surestimer la lettre M qu’il porte sur sa malle

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BMW M240i xDrive : en chiffres

250 km/h n’est qu’une formalité pour ce moteur 6 cylindres bourré de chevaux. En revanche, à haut régime, la conduite est vive et les mouvements de caisse imprimés ne sont pas d’une stabilité impériale.

Notre modèle d’essai est en pleine forme, comme en témoigne le 0 à 100 km/h abattu en 4″0 tout rond au lieu des 4″3 annoncés. Le M240i xDrive ne manque pas dans le 400 m D.A. qui avale en 12 »2 avant d’atteindre 200 km/h en moins de 15 ». Bonne santé!

Si les récentes BMW nous ont montré que Munich était capable de fabriquer des voitures qui freinent, la M240i laisse un bilan mitigé. Les distances d’arrêt atteignent le milieu du peloton et, surtout, la résistance à l’échauffement est insuffisante en cas de fortes sollicitations répétées.

Même avec la suspension optionnelle SelectDrive M montée sur notre testeur, les réglages sont trop mous pour une conduite rapide. Le piqué freiné et le roulis vous forcent à anticiper et n’incitent pas naturellement à chercher les limites. La masse totale (1 727 kg mesurés) et l’inertie qu’elle dégage n’arrangent rien. Le système xDrive est efficace mais peu naturel.

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L’avis de Laurent Chevalier

La M240i xDrive passe l’épreuve de la conduite sur route avec brio grâce aux qualités inimitables de son 6 cylindres en ligne, gorgé de couple à bas régime et puissant à haut régime. Mais quand le rythme s’accélère vraiment, ce n’est pas la même histoire. Les réglages de suspension sont trop souples et le frein manque de résistance. Sans oublier le système xDrive, efficace mais pas naturel.

Retrouvez notre Chrono Tour de la BMW M240i xDrive dans Sport Auto n°728 du 26/08/2022.

Voici 5 choses utiles à savoir sur le Grand Prix du Mexique de Formule 1 sur l’Autodromo Hermanos Rodriguez à Mexico. https://t.co/UYd86sBz3O

– Sport Auto (@SportAutoMag) 26 octobre 2022