Cigarettes électroniques : ne pas en réduire l’usage

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée, Sara vous présente les nouveaux faits d'actualité 

Publié le 23/06/2022 à 13h10

, mis à jour le 23/06/2022 à 13h10

Début juin, le Mexique est devenu le 32e pays au monde à interdire la vente de cigarettes électroniques. La raison, sa dangerosité. Faut-il s’inquiéter de ces produits censés contribuer au sevrage tabagique, mais consommés de plus en plus par les jeunes ?

Les cigarettes électroniques contiennent du liquide et une batterie rechargeable, mais elles peuvent également contenir de la nicotine et des produits chimiques. Ils sont souvent utilisés pour se débarrasser de la dépendance au tabac, c’est-à-dire que pendant une courte période, ils ne sont pas sans effets sur la santé, dans le cas d’une utilisation à long terme.

Des troubles respiratoires en 12 mois

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Selon une étude américaine publiée récemment dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, les cigarettes électroniques augmentent le risque de troubles respiratoires chez les jeunes adultes. A voir aussi : 5 conseils pour moderniser votre maison à moindre coût.

Les chercheurs américains ont basé leur analyse sur l’étude PATH – Population Assessment of Tobacco and Health – qui a été réalisée entre 2014 et 2019. Ils ont choisi de suivre de jeunes adultes entre 18 et 24 ans, qui utilisaient des cigarettes électroniques et n’avaient pas de maladies ou de problèmes respiratoires. Leur consommation de cigarettes combustibles et d’autres produits du tabac a été prise en compte.

Les jeunes ont développé des problèmes respiratoires douze mois après avoir commencé la cigarette électronique. Il a été démontré que les anciens utilisateurs de cigarettes électroniques sont plus susceptibles de souffrir de problèmes respiratoires et de respiration sifflante. Quant aux jeunes qui utilisaient encore leur cigarette électronique pendant l’étude, ils présentaient un risque élevé de développer certains symptômes respiratoires.

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Des risques d’addiction

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Selon l’étude, les risques étaient exactement les mêmes chez les jeunes qui avaient déjà fumé des cigarettes combustibles que chez ceux qui n’en avaient jamais fumé.

Au-delà des troubles respiratoires, il existe un risque réel de développer une dépendance chez les jeunes. Il a été souligné à plusieurs reprises, notamment par l’OMS, que les adolescents qui commencent à utiliser une cigarette électronique ont un plus grand risque de devenir fumeurs de cigarettes « classiques ».

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La cigarette électronique, une aide au sevrage

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Puisqu’elles peuvent contenir de la nicotine, les cigarettes électroniques sont susceptibles de créer une dépendance chez leurs utilisateurs, beaucoup plus rapidement chez les adolescents que chez les adultes. Ils peuvent également perturber le développement neurologique des jeunes.

D’autres organisations, cependant, doivent être plus rassurantes. Par conséquent, l’Institut national du cancer considère la cigarette électronique comme un outil de sevrage efficace, en particulier pour les femmes enceintes.

Par ailleurs, Santé Publique France rappelle que les composants présents dans la vapeur d’une cigarette électronique (propylène glycol, glycérine végétale, arômes, nicotine, etc.) et les substances cancérigènes ou responsables de maladies cardiovasculaires sont présents à des « taux bien inférieurs au valeurs connues pour être toxiques ou cancérigènes ; même dans les conditions les plus extrêmes d’utilisation de la cigarette électronique ».

C’est aussi l’avis de Fabienne El-Khoury, chercheuse en épidémiologie sociale à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). « On a plus de recul et de travaux menés par des scientifiques moins orientés que des lobbies. On ne peut pas dire que ce n’est pas nocif pour la santé. Mais de nombreuses études montrent que les liquides des e-cigarettes sont beaucoup moins toxiques qu’une cigarette. On n’y trouve pas les 4.000 substances chimiques et la cinquantaine de molécules cancérigènes », a-t-elle déclaré dans les colonnes du quotidien Le Parisien.

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