Claudine Schalck : « Les sages-femmes ont droit à la reconnaissance du travail qu’elles font et des services qu’elles rendent »

Written By Sara Rosso

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Sages-femmes et psychiatres s’opposent à un récent procès d’Israel Nisand, professeur principal de gynécologie-obstétrique, dans lequel il accuse les sages-femmes de ne penser qu’à leur confort en affirmant leurs « droits » plutôt que leur « éducation ».

Publié hier à 08:00, mis à jour hier à 08:00 Temps de lecture 3 min.

Dans une récente tribune publiée par Le Monde, Israel Nisand, professeur émérite de gynécologie obstétrique et ancien président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (Cngof), s’est réservé le droit de parler au nom de la sage-femme. (« Aujourd’hui, nous n’avons pas assez de sages-femmes pour accoucher », Le Monde, 27 juillet).

Au lieu de remettre en cause la fermeture des maternités en France et la conversion d’autres en maisons de naissance en raison du manque de sages-femmes à l’hôpital, il entend les condamner en ne pensant qu’à leur confort en déclarant leurs « droits » au lieu de leurs  » devoir ».

Selon lui, c’est parce qu’ils ont décidé de travailler en tant que personne libre. Il entend leur donner, par la force, l’ordre médical et patriarcal avec ce genre de demande : « Les sages-femmes devraient être tenues de pratiquer pendant un petit moment ce qu’on leur a enseigné (…). Faisons un stage interne pour sages-femmes d’une durée de deux à six mois auprès de deux sages-femmes différentes, rémunéré par l’Etat à hauteur de 2 000 euros bruts. »

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De toute évidence, Nisan Israël est à la mauvaise époque et dans la mauvaise position. Certes le temps a passé, de 1945 à 1995, le Conseil National de l’Ordre des Sages-femmes était dirigé par un homme gynécologue-obstétricien. Tout comme la sage-femme, qui est chargée d’enseigner dans une école de sage-femme, était placée sous l’autorité d’un tel médecin jusqu’en 2016. Quant à la qualité du travail médical de la sage-femme, elle est la même que celle du médecin, n’était reconnue que par Medicare identique en 2016, mais ignoré. pendant longtemps tout équivalent professionnel.

Monopole professionnel

Monopole professionnel

La situation actuelle, toujours dénoncée par les sages-femmes, est le résultat des mutations du bébé où l’administration, à partir des années 1970, s’est appuyée sur l’expertise des médecins-praticiens pour orienter sa politique dans ce groupe, comme les sociologues au début d’un rapport produit. Sur le même sujet : Intempéries à répétition : vers une envolée de l’assurance habitation ?. en 2021 pour le compte de l’Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé nous le rappelle.

Les gynécologues-obstétriciens ont su promouvoir une autorité professionnelle avec l’idée que la grossesse est un risque potentiel et que la naissance est un risque, comme l’expliquait Israël Nisand lui-même en 1998, dans un article publié dans la revue The Obstetrics Records : « L’enfant ne peut naître. conception normale jusqu’à deux heures après la naissance. Il est nécessaire, à tout moment, la « présence permanente d’une sage-femme, d’un obstétricien, d’un anesthésiste et d’un pédiatre ». De plus, le suivi de la santé des enfants et la sexualité des femmes peut relever de la compétence particulière du médecin.

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