Comment choisir son kayak gonflable ? – Canoë Kayak Mag

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Vous ne pouvez pas le manquer Actualités Actualités Canoë-Kayak Conseils

Les canoës et kayaks gonflables/pliants, toutes technologies confondues, présentent de nombreux avantages par rapport aux bateaux rigides : facilité de transport et de stockage, poids et prix raisonnables, robustesse, stabilité, etc. Pourtant, quand on recherche ce type de bateau, on se rend vite compte que les références sont nombreuses, les prix vont du simple au double et les différences techniques sont difficiles à discerner pour un non-expert. L’objectif de cet article est de donner des clés de compréhension pour choisir un canoë ou un kayak gonflable adapté à vos besoins.

Déterminer quelle gamme de kayaks gonflables et démontables est adaptée à votre pratique

Les questions à se poser

Dans quel environnement vais-je évoluer ? Quelle est mon utilisation du bateau ? Voir l’article : Tirez le meilleur parti de vos entraînements avec Fitbit Versa 4.

Les réponses possibles sont simples : mer, lac, rivière calme, eau courante ; balades, randonnées, sorties sportives, pêche, etc. Ces deux questions doivent vous permettre de classer les principaux types de bateaux.

Balade

Appelés aussi de plaisance en anglais, ce sont des bateaux conçus pour naviguer en eaux calmes, sans prétention particulière autre que la stabilité et la maniabilité. Ils permettent des sorties à la demi-journée voire à la journée.

Randonnée polyvalente et cross over

Les bateaux d’excursion offrent un large éventail d’utilisations. Ils sont généralement dimensionnés pour parcourir confortablement des distances raisonnables. On retrouve sous cette appellation des bateaux polyvalents, capables d’affronter toutes sortes de conditions, avec des espaces prévus pour le stockage du matériel.

Parallèlement, le concept de « cross over » est issu des kayaks rigides. Ces bateaux offrent plus de sensations sur l’eau, bien qu’ils soient généralement couverts. Ils peuvent être utilisés dans des conditions un peu plus sévères (vagues, vent, rapide classe 2, voir 3)

Randonnée mer et eau calme

Ce sont des bateaux conçus pour parcourir de longues distances dans toutes sortes de conditions, notamment avec le vent et les vagues. Par conséquent, ils sont généralement longs et fins, ont des ponts et assurent une bonne stabilité du parcours. Certaines versions sont équipées de dérive ou de safran. Habituellement, il y a un certain volume de stockage, à laisser plusieurs jours.

Eau vive

Un kayak d’eau vive gonflable est conçu pour être maniable et propice aux mouvements d’eau traversants, jusqu’à la classe 3, voir 4. Pour cette raison, les bateaux sont assez courts, robustes, avec un avant relevé (le rocker). Que ce soit pour un programme « sport » ou « randonnée », ces bateaux sont pontés ou auto-videur et de construction robuste.

Packraft

Dans l’univers des kayaks gonflables, le packraft véhicule l’idée d’une légèreté et d’une compacité absolues. Sous ce même nom on retrouve de nombreuses familles : certaines tournées vers la randonnée, d’autres l’eau vive par exemple. La construction est généralement très simple et la forme est assez courte, épaisse. Il en résulte des bateaux inégalés en termes de facilité de transport, mais qui font des compromis en navigation (vitesse, vent, stabilité de route notamment).

Pêche

Si théoriquement il est possible de pêcher depuis n’importe quel bateau, il existe des produits dédiés à la pratique de la pêche. Ses points forts : ils offrent une excellente stabilité et un complément qui facilite la pratique (porte-cannes, plusieurs rangements, une assise plus confortable, etc.).

Sur le même sujet :
Organisme de sélection et de représentation, le stud-book Selle Français joue également…

Affiner en fonction de ses besoins

Les questions à se poser

Dans le même ordre d’idées, ces deux questions détermineront quel type d’embarcation vous choisirez : kayak gonflable monoplace, biplace ou plus ; avec de petits espaces de stockage (quelques litres) ou de gros volumes (100, 200 litres pour le transport).

Il s’agit ici de déterminer les limites que vous ne souhaitez pas franchir : en termes de prix, de facilité de transport, de masse à expédier, etc.

Nombre de places

C’est le nombre de places. Sur le marché, il existe principalement des kayaks gonflables à une ou deux places. Certains en ont plus. Pour les enfants, attention aux places dédiées : si 1 adulte + 1 enfant est indiqué, la deuxième place est généralement très petite.

Capacité de chargement

Il est évalué avec deux données : la charge maximale et le volume disponible.

Le premier est le poids maximum que vous pouvez mettre sur le bateau : pagayeur(s) + équipement. Au-delà de cette limite, le navire perd ses caractéristiques de navigation, notamment sa stabilité. N’hésitez pas à décoller : l’équipement personnel du rameur, mouillé, approche rapidement les 10 kg. Le second est le volume des « cales », en litres (pour les navires fermés). Ici, il faut anticiper le volume de matériel que vous comptez transporter. Cet aspect inquiète généralement les pagayeurs qui prévoient partir plusieurs jours.

La modularité

Certains bateaux offrent une modularité, pour s’adapter à un large éventail d’utilisations. On retrouve ainsi des bateaux biplaces qui se transforment en mono (un siège en position centrale), pour transporter plus d’équipements. La housse amovible est aussi un classique : présente, elle limite l’entrée d’eau dans les vagues, protège le matériel transporté, permet de rester au sec, retirée permet d’embarquer du matériel plus volumineux, de voyager plus léger, ou tout simplement de naviguer avec les jambes. dans l’air.

Facilité de transport

La portabilité du navire est déterminée par deux facteurs : sa masse et son volume replié. Quant à la masse, un kayak gonflable ou pliant pèse entre 10 et 20 kg, plus pour certains biplaces. Pour le volume, trouvez les dimensions du sac. Pour rester raisonnable et envisager un transport en train/avion, la somme longueur + largeur + hauteur doit être inférieure à 160 cm (dimensions « tenue »).

Vous pouvez également prendre soin du type de sac fourni et de la présence de roulettes. Deux exceptions : les bateaux pliants ou hybrides ont un avantage ; ils peuvent être stockés dans plusieurs sacs indépendants. Ensuite les packrafts, puisqu’ils pèsent généralement entre 2 et 6 kg, pour un volume réduit : idéal pour le train, la voiture partagée, voire le vélo.

Le prix

D’une manière générale, une bonne forme de kayak ou de canoë est le fruit de l’expérience, du temps passé à tester et prototyper, des compromis… Cependant, il est difficile de dire qu’il existe de bons ou de mauvais kayaks gonflables. Tout dépend du programme, du budget, des attentes. Miser sur certaines marques permet une certaine garantie en termes de qualité de fabrication, de tenue à l’eau, de réparabilité ; mais cela a un prix. Un canot pneumatique bien entretenu peut facilement durer plus de 20 ans et des marques comme Nautiraid peuvent revenir à des housses de bateau de plus de 40 ans.

Garmin Vivoactive 4 : la montre connectée pour sportifs passe de 299 à 189 €
Voir l’article :
Les montres connectées Garmin ont de nombreux atouts pour séduire les sportifs,…

Les bases techniques d’un kayak gonflable et démontable

Pour comprendre le jargon du kayak gonflable, rien de tel que de passer en revue les principaux éléments qui composent le bateau.

Géométrie du kayak gonflable et navigabilité

Longueur et largeur

Ce sont les deux éléments à regarder en premier dans la fiche technique. Ensemble, ils définissent en grande partie : le déjaugeage du bateau, sa maniabilité, sa stabilité. Plus le navire est long, plus il sera rapide, plus il est court, plus il sera maniable. Quant à la largeur, plus elle est grande, plus le kayak sera stable, mais il perdra en glisse.

Forme de la coque

La forme de la coque, et plus généralement la forme du navire, est l’élément le plus complexe à appréhender car il ne se résume pas à de simples chiffres. On peut retenir deux aspects essentiels : le virage et la forme de la partie inférieure. La bande de roulement est la courbure du sabot sur sa longueur. Plus la coque est étroite et droite, plus elle va glisser et aller droit.

Au contraire, plus elle sera courbée, « tordue », plus elle sera maniable, mais elle perdra de la vitesse. La forme du fond a une grande influence sur la stabilité. Dans les bateaux pneumatiques, il y a le plus souvent un fond plat – une garantie de stabilité en eau calme. D’autres formes sont possibles sur des bateaux en drop-stitch, en peau tendue ou en origami, avec certains atouts majeurs : rigidité, déjaugeage, stabilité de cap, stabilité de gîte…

Technologies et architectures

Gonflable traditionnel

C’est la construction classique des bateaux pneumatiques. La coque et le fond sont en « boudins », ce qui leur confère plusieurs avantages : simplicité de fabrication et donc un prix raisonnable, relative robustesse, ainsi qu’un gonflage/dégonflage très facile. La géométrie est généralement assez basique, ce qui conduit à une navigation facile : cela peut être un avantage pour un débutant, mais le bateau peut avoir des limites : manque de rigidité, planant, tenue de route.

Gonflable Drop Stitch

Le Drop Stitch est une technologie d’obtention de panneaux gonflables, qui offre un gain en termes de rigidité, de masse (selon les matériaux) et de géométrie au niveau de la coque, tout en conservant l’aspect robuste et pratique du gonflable. C’est un article « haute pression ».

Un panneau de point de chute ne se trouve qu’au fond du navire. Dans ce cas, le plancher est plus rigide, offrant une meilleure glisse qu’un gonflable classique. On peut aussi trouver du drop-stitch sur les francs-bords (côtés) : dans ce cas, il permet des géométries plus complexes qu’avec des boudins, pour des gains divers (stabilité, rapidité, rigidité, volume intérieur).

Peau tendue et hybrides

C’est l’architecture historique des kayaks : une structure (bois, aluminium, etc.) établit la forme du bateau, et une « peau », désormais synthétique, assure l’étanchéité. La géométrie peut être très travaillée ce qui permet généralement un bateau avec un très bon comportement marin. Cependant, la structure est vulnérable aux chocs importants.

Il existe aussi des bateaux hybrides, qui associent une structure rigide et des boudins gonflables, alliant le meilleur des deux mondes : très bon comportement marin, stabilité exemplaire, capacité de charge, etc.

Pliable «Origami»

Ici le boîtier est constitué d’un panneau rigide, repliable par endroit. Dans un sens il a le volume d’une valise, dans l’autre celui d’un kayak. La navigation est proche d’un kayak rigide de masse et de volume réduits. En termes de robustesse, il est théoriquement assez solide pour marcher dessus, mais les possibilités de réparation semblent limitées.

Les informations à ne pas rater

Au-delà de la forme du bateau, de son mode de construction et de son programme de navigation, certains éléments sont à prendre en compte lors du choix de votre futur bateau.

Les matériaux

Les matériaux classiques qui composent les kayaks gonflables et pliants sont la toile enduite. Il existe donc deux types de matériaux : celui de la toile, et celui de la doublure. La toile est généralement en polyester ou en polyamide/nylon, qui est plus durable.

Pour comparer deux tissus de même nature, on peut regarder le poids du fil, indiqué en décitex (dtex). Plus il est gros, plus le fil est épais, donc plus solide et plus lourd. En général, tous matériaux confondus, les bâches gonflables pour kayak sont comprises entre 200 et 1000 dtex.

Quant à l’enduction, l’enduction peut être appliquée sur une face (simple couche) ou sur les deux faces du tissu (double couche), plus résistante, ce qui limite les risques de perforation, mais plus lourde. Le revêtement est généralement en PVC (polychlorure de vinyle) qui offre un bon rapport prix/masse/résistance. Il existe également des doublures en caoutchouc, qui sont plus durables. Il peut être à base naturelle, comme en Gumotex (Nitrilon), ou synthétique : Hypalon/CSM/CSPE ou EPDM de chez Grabner par exemple.

Pour les packrafts, recherchant avant tout la légèreté, le TPU est à privilégier car il offre un très bon rapport poids/résistance.

Nombre de couches

Alors que les bateaux recherchant la légèreté (ou un petit prix) sont généralement constitués d’une seule couche de toile (simple ou double peau), les bateaux recherchant certaines caractéristiques spécifiques sont constitués de plusieurs couches de matière ; en partie basse par exemple (plus résistant) ou dans certaines zones spécifiques (raideur, précontrainte pour induire une courbure).

Par conséquent, une zone multicouche est très souvent un indicateur d’un casque qui a été soigneusement travaillé par le fabricant.

Bateaux à vessies

Parmi les bateaux pneumatiques, il existe également des constructions à vessie (vessie) – une couche de tissu offre une résistance mécanique, à l’intérieur de laquelle se trouve une vessie amovible. Le choix de cette technologie est aujourd’hui majoritairement économique : on la retrouve dans les bateaux d’entrée de gamme. Cependant, la vessie est un élément particulièrement fragile. Vous risquez de percer s’il est mal installé sur la toile ou si du sable/des cailloux pénètrent à l’intérieur. Même avec un soin particulier, il faudra un jour la remplacer (2 ans, 5 ans ?) et il est alors difficile de dire si la pièce sera encore disponible : aucun magasin ne peut la garantir, pas même une marque. Il faut donc choisir ce type de bateau en connaissance de cause.

Valves et compartiments

Les valves sont les organes qui permettent le gonflage-dégonflage du bateau. Ils sont utilisés pour toutes les utilisations du bateau et sont généralement la première cause de fuite d’air. Il est donc important de garantir sa qualité. Il existe trois principaux types de valves de gonflage-dégonflage :

Valves à vis

Utilisés sur les éléments secondaires, ils sont utilisés à l’oral.

Valves Boston 

Ils sont dans des bateaux d’entrée de gamme et des matelas gonflables. À utiliser avec une pompe à buse de base. La version « coincée » est difficile à changer si elle doit être remplacée.

Push-Push ou quart de tour, du type Halkey RobertsC, D, E.

On les retrouve dans la plupart des bateaux pneumatiques, basse ou haute pression. Utilisables avec pompe et buse normalisée, ils sont remplaçables et robustes.

Le nombre de vannes est lié au nombre de compartiments dans le navire. Dans un gonflable classique, il y en a 3 ou plus (fond + côtés x2). Dans un hybride, il y en a 2 ou plus (x2 côtés), le fond est structuré par le cadre. La présence d’une soupape de surpression sur le plancher est un indicateur de la qualité de construction du bateau : elle permet d’éviter les dommages dus à la surpression du fond (surgonflage, surchauffe en été, déformation en rapide). Aussi, si le fabricant se charge d’en installer un, c’est parce qu’il n’est pas bon marché.

Confort – Accastillage

Les accessoires font partie intégrante du bateau. Il doit permettre une bonne position pour ramer confortablement et efficacement. Dans un kayak, en plus du siège et du dossier, il doit y avoir des repose-pieds réglables pour transmettre efficacement le coup de rame au bateau.

Sur les modèles d’eau vive, la présence de protège-cuisses/genoux assure un contrôle optimal du bateau. Tous ces éléments doivent être réglables. Pour naviguer en mer, le bateau doit être équipé d’une ligne de vie : elle facilite notamment le retour à bord. S’il peut être utilisé en lac, il est à proscrire en rivière, où le risque d’accrochage est dangereux.

Préparation

Le temps de préparation et de stockage d’un bateau est généralement de 5 à 15 minutes. On ne peut pas généraliser à cet égard : tout dépend du modèle et de votre habitude à le faire. La présence d’une pompe manuelle double action est synonyme de gonflage rapide. Un manomètre sur la pompe est un plus pour vérifier la pression du bateau.

Accessoires inclus et options

Difficile d’être exhaustif en termes d’accessoires et d’options, tant ils sont nombreux et dépendent des usages du bateau. De manière générale, si la présence d’une pompe dans le kit est une bonne nouvelle, les kits avec une rame et un gilet sont à double tranchant : ils sont « out of the box », certes, mais un tel équipement est trop souvent de mauvaise qualité, même pas adapté à votre taille.

Il vous faudra en acquérir plus de toute façon si vous voulez vous amuser dans l’eau. Si la présence d’un aileron sur un bateau de tourisme peut traduire de mauvaises qualités de navigation à compenser, ce n’est pas forcément le cas des bateaux de grand tourisme, pour lesquels un contre-élément est nécessaire. Le gouvernail est souvent un indicateur d’une meilleure maniabilité dans une forme conçue à l’origine pour aller vite et en ligne droite.

Ceci pourrez vous intéresser :
Le kayak est un sport nautique qui connaît un succès grandissant en…

À Lire  Sécuriser le taux réduit de TVA applicable aux activités de...