Comment ER fait face à la saison des fêtes occupée…

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De Paris à Toulouse, de l’Ile-de-France au Vaucluse en passant par la Vendée, la même inquiétude se fait sentir dans les services : celle de manquer d’armes et de lits, alors que la pression épidémique est plus forte.

Tout le monde – ou presque – a une date en tête, un moment qui illustre, aux yeux de tous, non seulement la crise aiguë que traverse l’hôpital public, mais, dans leur quotidien, un « point de basculement ».

Pour le professeur Isabelle Desguerre, cheffe de service de neuropédiatrie de Necker (Assistance publique-Hôpitaux de Paris, AP-HP), ce sont les dix heures d’attente enregistrées, mardi 13 décembre, aux urgences de cet établissement de pédiatrie parisien de référence. « Dix heures est le symbole de notre saturation », a-t-il déclaré. Bien sûr, pour les enfants en urgence vitale, c’est encore moins, mais tant attendre les petits malades identifiés comme « moins urgents » parmi toutes les urgences, on n’a jamais vu ça ! »

En cette veille de Noël, les alarmes sonnent au-delà des services de pédiatrie : aux urgences de l’hôpital d’Argenteuil (Val-d’Oise), le docteur Catherine Le Gall a remis ce lundi 19 décembre le « relevé des dossiers ». « Nous avons collecté 302 visites aux urgences pour adultes, 30% de plus que d’habitude, sur la même période, et 169 visites d’enfants, 15% de plus. »

La cyberattaque au début du mois sur l’hôpital de Versailles à proximité a eu pour but, a-t-il dit, de « nourrir la vague » de patients. Une vague qui peut grossir rapidement, sur un territoire de 400 000 habitants pour seulement une centaine de médecins généralistes, est rattachée au chef de service. « Où est la continuité de la médecine primaire ? On absorbe, absorbe, absorbe… Et le risque est d’être écrasé par les masses. »

Ils ne veulent pas tomber dans le « catastrophisme ». Vous n’avez pas l’intention de « démissionner ». Et il répète qu’ils « tiennent », aussi parce que, disent-ils, « ils n’ont pas le choix ». Mais alors que l’épidémie hivernale – trois vagues qui associent bronchiolite, Covid-19 et grippe – mettent le système de santé à rude épreuve, l’approche des fêtes de fin d’année ne donne pas aux soignants l’espoir de pouvoir souffler. Au contraire : de Paris à Toulouse, de l’Ile-de-France au Vaucluse en passant par la Vendée, le même souci se fait sentir dans les services : celui du « manque d’armes » face aux besoins, ou-et- les deux problèmes sont liés. – a laissé quelques lits d’hôpitaux de plus.

« Hémorragie de soignants »

La Première ministre, Elisabeth Borne, a reconnu, mardi 20 décembre, à l’issue d’une réunion de la direction de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, « un afflux de personnes nettement plus important aux urgences et généralement ». appels au SAMU », qui passent de 20% à 30%, a-t-il quantifié. En « responsabilité », « pour aider les soignants, nous avons tous un rôle à jouer » avec les gestes barrières, a-t-il rappelé, invitant une fois de plus à porter des masques et vaccins. Sur le même sujet : La Ligue contre le cancer a lancé un programme de santé et de bien-être en ligne.

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