Comment l’alimentation peut-elle favoriser la cicatrisation des plaies ?

Written By Sara Rosso

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L’alimentation joue un rôle essentiel dans le déroulement de la cicatrisation d’une plaie. Aussi est-il nécessaire d’adopter de bonnes habitudes nutritionnelles, surtout si l’on s’apprête à subir une intervention chirurgicale. Explications.

Publié le : 14/09/2022 09:00&#xD ; Sur le même sujet : De Douarnenez, Muelle partage ses recettes avec des légumes.

On l’ignore souvent, mais il est important de bien manger pour guérir. Selon la Statistique Annuelle des Centres de Santé (SAE), France, en 2016, il y a eu plus de 8,5 millions d’interventions chirurgicales en France. Et qui dit bistouri, dit plaie et cicatrisation. Un corps faible, mal nourri ou fatigué n’offre pas les conditions idéales pour récupérer après une intervention chirurgicale ou le traitement de plaies chroniques.

Malnutrition et dénutrition : des menaces pour la cicatrisation de la peau

« La cicatrisation est un processus long et complexe qui permet à la plaie de se refermer naturellement grâce au pouvoir régénérateur des cellules de l’organisme », explique le Dr. Corinne Chicheportiche-Ayache, nutritionniste à Paris. Cette capacité de cicatrisation peut être réduite par une infection, certaines maladies, comme le diabète, mais aussi par la dénutrition, voire la dénutrition. »

Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), la dénutrition touche environ 3 millions de Français. « En règle générale, un jeune ou un adulte qui n’a pas de maladie spécifique et qui reçoit une alimentation suffisamment bonne guérira bien », explique le Dr. Chicheportiche-Ayache. En revanche, on se rend compte que la guérison devient plus compliquée pour les personnes de plus de 60 ans qui ont tendance à négliger leur alimentation pour de nombreuses raisons connexes, par exemple, la dépression, les sentiments d’isolement ou de solitude, la fatigue causée par la maladie, les dents. problèmes, etc… »

Prendre soin de son collagène

En effet, de nombreuses personnes âgées commencent à manger moins ou de manière inappropriée, notamment lors du repas du soir. « Cependant, les réparations des cellules cutanées, qui sont très importantes pour une bonne cicatrisation, se produisent principalement la nuit », a souligné le Dr. Nina Roos, dermatologue à Paris.

Le collagène est le tissu qui soutient la peau. Notre corps fabrique naturellement du collagène jusqu’à l’âge de 30 ans. Mais en vieillissant, sa production va diminuer, rendant la peau plus fine et donc moins résistante aux agressions.

Cependant, le temps n’est pas le seul ennemi du collagène. « Les aliments trop riches et trop sucrés peuvent accélérer leur détérioration en provoquant ce qu’on appelle la réaction de Maillard. C’est une réaction chimique qui, lorsque les sucres consommés se combinent au collagène, entraîne un raidissement avec la permanence des fibres de collagène et donc une grande difficulté à cicatriser », prévient le Dr Roos.

Quels sont les aliments à privilégier pour une meilleure cicatrisation ?

Des protéines animales et végétales en bonnes quantités

« Au-delà de l’âge et de certaines conditions, il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas tous égaux face à la cicatrisation car il y a des peaux qui cicatrisent bien ou mal », affirme le Dr Chicheportiche-Ayache. S’il est clair qu’il ne faut pas exagérer le rôle de l’alimentation dans le processus de guérison, c’est tout de même l’un des rares facteurs modifiables que l’on peut jouer avec un comportement adapté. »

L’indispensable vitamine C

Toutes les études ont montré qu’une alimentation riche en protéines, telle qu’une alimentation pulsée*, améliore, entre autres, la cicatrisation des grands brûlés. Les protéines animales se trouvent dans la viande, les fruits de mer et les œufs. Les légumineuses, les grains entiers et le tofu sont d’excellentes sources de protéines végétales.

L’infection est un risque majeur pendant la convalescence. La vitamine C renforce le système immunitaire pour éviter ce risque. De plus, il joue un rôle important dans la production de collagène. Les fruits, en particulier les agrumes, regorgent de vitamine C, mais on en trouve également dans les légumes. Par exemple, les poivrons, les épinards ou le persil, souvent oubliés, ont de très bons niveaux de vitamine C.

Le soutien des bons lipides

Le Programme national de nutrition pour la santé (PNNS) recommande de manger 3 à 4 portions de fruits frais et une portion de légumes par jour.

Les oméga-3 sont de bonnes graisses dites « essentielles », c’est-à-dire que notre corps ne peut pas les fabriquer lui-même. Ils aident à améliorer la cicatrisation des plaies et à réduire l’inflammation.

Trois oligo-éléments non négligeables en renfort

Il en existe deux types : d’origine animale, comme les poissons gras (sardines, saumon, maquereau…), d’origine végétale, comme l’huile végétale (noix, lin ou colza). Il est recommandé de manger deux poissons, surtout des poissons gras, par semaine.

Les oligo-éléments sont des substances présentes en très petites quantités dans les nutriments. Ils sont nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Le zinc aide à renforcer le système immunitaire et favorise la cicatrisation des plaies. Les aliments riches en zinc sont les fruits de mer, les abats, les produits laitiers et notamment les fromages fondus (comté, gruyère…). Mais aussi des graines de courge, des fruits à coque (amandes, noisettes…), des légumes secs et des œufs.

Le fer, en combattant l’anémie qui allonge le temps de cicatrisation, accélère la cicatrisation. On le trouve dans les huîtres, les abats, les poissons, les légumineuses.

Enfin, le cuivre possède également d’excellentes propriétés cicatrisantes. Les aliments riches en cuivre sont le foie de veau, les crustacés et les huîtres, mais aussi les noix, le chocolat noir, les légumineuses, les pommes de terre et les fruits.

Quelle est la différence entre malnutrition et dénutrition ?

* La nourriture pulsée est utilisée principalement dans les hôpitaux pour pallier la faiblesse des personnes dénutries. Consommez au moins 80% de protéines au déjeuner et au dîner (entre 40 et 50g de protéines par repas).

La malnutrition est la conséquence directe d’un apport alimentaire insuffisant associé à des carences, des excès ou des déséquilibres énergétiques et/ou nutritionnels humains.

La malnutrition survient lorsque vous ne mangez pas assez pour vos besoins, parfois sans même vous en rendre compte. Nous perdons du poids, des muscles et de la force.

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