Comment les hôpitaux ont-ils vécu l’été en Île-de-France ?

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L’ARS a fait le point sur la prise en charge médicale durant l’été 2022. S’il n’y avait plus de malades, il fallait compenser localement les maigres ressources humaines.

« Faire face », « endurer », « mobiliser »… En guerrière lexicale, l’Agence régionale de santé (ARS) est revenue sur la stratégie mise en place durant l’été 2022 pour faire face au manque d’effectifs et de médias dans les hôpitaux d’Ile . -de France. Si les soins étaient de routine, de nombreux secteurs étaient mis à rude épreuve, notamment la périnatalité, la psychiatrie et la gériatrie. Des mesures spécifiques ont été mises en place. Certains devraient être permanents dans les mois à venir.

Malgré une fréquentation habituelle, des hôpitaux sous tension

Côté soins, l’été a été plutôt calme. Malgré le pic de fréquentation enregistré le 15 juillet, le nombre de passages aux urgences est resté stable par rapport aux années précédentes. Ceci pourrez vous intéresser : Cigarettes électroniques : la vape s’attaque aussi à l’intestin. Les hôpitaux étaient encore moins pleins que d’habitude au moins en août.

Cela n’a pas empêché les services de soins d’être mis à rude épreuve. La baisse estivale du nombre de soignants a été plus prononcée cette année, indique l’ARS, avec 71% des capacités prévues ouvertes en 2022 contre 80% en 2019.

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Des mesures ciblées

« Le système hospitalier d’Ile-de-France a perduré grâce à la mise en place de dispositifs de proximité qui impliquent tous les acteurs de l’offre de soins, mais aussi et surtout grâce à la mobilisation des équipes soignantes et de la gestion des établissements, la solidarité régionale et la participation de tous les acteurs », décrit l’ARS.

Une « mission flash » sur les urgences et les soins non programmés a apporté une réponse spécifique aux besoins locaux. Parmi les mesures, l’augmentation de la rémunération du travail de nuit, ou encore l’augmentation des soins en aval de l’hôpital.

Des mesures territoriales ont été prises pour répondre aux besoins locaux. Des infirmières libérales se sont mobilisées dans certains quartiers de Paris pour soulager le Samu. Des unités mobiles de télémédecine et des services ambulatoires ont été déployés. Les services d’urgence ont été partagés, comme en Seine-Saint-Denis, où la fermeture temporaire du Samu d’un hôpital a été compensée par trois autres établissements.

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Des mesures ciblées en pédiatrie, gériatrie et psychiatrie

Deux cellules spéciales ont été mises en place pour soulager les maternités, particulièrement sollicitées durant l’été. Ils permettaient de guider les femmes sur le point d’accoucher et d’assurer un suivi minimal de la grossesse. Un tiers des dossiers reçus par la cellule d’accompagnement à l’inscription maternité proviennent de Seine-Saint-Denis.

Afin d’éviter l’orientation « insuffisante » des personnes âgées aux urgences, l’ARS a lancé des solutions alternatives à l’hospitalisation, comme la prise en charge financière d’un hébergement temporaire en EHPAD après un séjour hospitalier, ou une amélioration médicale. soins à domicile Ces mesures sont destinées à être permanentes.

Dans le secteur psychiatrique, « une cellule régionale a été créée pour appuyer la recherche de lits d’hôpitaux », indique l’ARS. 100 places ont été trouvées grâce à ce système qui a reçu 650 demandes de lits entre fin avril et mi-septembre 2022.

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Des mesure qui seront pérennisées

Si toutes les mesures mises en place ont permis de « faire face » durant l’été, l’ARS alerte sur un secteur sous tension : « la pression sur le système sanitaire et médico-social reste très importante à ce jour, notamment dans les départements de pédiatrie. , où l’on constate une augmentation notable des visites aux urgences, et en psychiatrie. »

L’ARS annonce pérenniser certaines des mesures mises en place durant l’été : certaines ont montré leur efficacité « dans un contexte de raréfaction des ressources humaines de santé ».

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