Confier la réparation ou l’ajout de votre équipement à des professionnels ? Oui mais…

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée, Sara vous présente les nouveaux faits d'actualité 

Rivière Richelieu, été 2021. Crédit photo : Joani Hotte-Jean.

De plus en plus de propriétaires de bateaux font réparer ou installer des équipements par des professionnels qui ne répondent pas aux normes de l’American Boating and Yachting Council (ABYC) désormais couvertes par le TP 1332.

Qu’il s’agisse de sonorisation, de chauffage, de granulats, de climatisation ou de tout autre équipement, il est très important que vous choisissiez votre installateur en vous basant sur la connaissance de la réglementation. Depuis 2019, Transports Canada a aligné la plupart de ses normes sur ABYC. Par conséquent, les réglementations en vigueur lors de l’installation doivent être suivies pour assurer la sécurité à bord. Prenons par exemple l’installation d’un amplificateur de son. Lorsqu’il est acheté, il est souvent livré avec une couverture matelassée en fil métallique pour une installation plus facile. Mais quel est le type de fil et quelle est sa résistance à l’usure dans l’ensemble ? Les normes marines sont très claires, les fils doivent être résistants aux huiles, à l’essence, avoir une gaine PVC et un certificat de tension clairement imprimé sur la gaine. Des extraits des normes peuvent être consultés en cliquant ici. Il est également important de choisir le bon technicien en s’informant de sa connaissance des normes marines, qui diffèrent des normes automobiles.

Une photo du pont prise avec une caméra infrarouge pour découvrir les causes d’intrusion d’eau sur les mains courantes et les poulies du pont et sur les supports des poteaux. Crédit photo : FLIR.

Tous les équipements installés dans le bateau doivent être à usage naval. Il existe également différentes qualités de produits. Prenons l’exemple d’un simple anneau de plomberie en inox. Certains sont 100% en acier inoxydable, tandis que d’autres ont des vis en acier qui rouillent avec le temps. La meilleure façon de s’assurer de la qualité de l’acier inoxydable est de vérifier avec un aimant s’il contient du fer qui attirera l’aimant. Dans ce cas, mieux vaut changer de fournisseur. Il en va de même pour les bornes de raccordement électrique. Petit rappel : TOUS les équipements d’un bateau à moteur doivent être à l’épreuve des étincelles.

Conseils d’entretien à ne pas négliger

La poussière, l’huile, etc. se retrouvent souvent au fond des entrepôts.

Un bon nettoyage régulier vous donnera un bateau plus sec et donc moins de problèmes de moisissure ou d’humidité dans la coque. En effet, lorsque l’huile flotte sur l’eau qui s’accumule dans le stockage, elle empêche toute possibilité d’évaporation. Il en va de même pour la poussière et autres. Lorsque le bateau n’est pas utilisé, aérez au maximum vos rangements et casiers pour permettre à l’air de circuler.

Tout ce qui est boulonné au pont doit être bien scellé pour maintenir une bonne étanchéité. En vieillissant, ces produits se dessèchent et se fissurent, créant des zones d’infiltration. La durée de vie moyenne d’un phoque marin est de 10 à 15 ans. Dès qu’une fuite apparaît, il est important de refaire le scellant. Si une pièce d’équipement se desserre, retirez-la, appliquez un nouveau joint et réinstallez-la. Il n’y a pas de secret, un bateau bien entretenu a une durée de vie beaucoup plus longue et une valeur de revente proportionnelle à son entretien.

Nicolas Gibault enseigne les pièges de l’achat d’un bateau et le réglage fin pour la voile et la régate à l’école de canotage de la Société de sauvetage. L’hiver, il propose des formations en ligne sur l’électricité marine et l’électronique embarquée. Il agit également comme conférencier sur les pièges à éviter lors de l’achat d’un bateau. Vous pouvez visiter son site Internet www.nicolasgibault.com. Vous avez des questions ou souhaitez faire inspecter votre bateau ? Vous pouvez l’appeler au 514 220-8717 ou lui envoyer un courriel à nicolas@nicolasgibault.com.

Par Nicolas Gibault, SAMS, AIMAQ

*Cet article a été initialement publié dans le magazine numérique Vol. 44 non. 4 de Yachting Québec. Abonnez-vous, c’est gratuit !