Confinement : pourquoi il sera très difficile d’avoir des soins dentaires à partir du 11 mai

Written By Sara Rosso

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Avec la crise du Covid-19, les services dentaires, en plus des soins d’urgence, ont chuté de 100 %. Pour les travailleurs, le stress, la reprise se fera progressivement.

Jean Foucault

Publié le 24 avril 20 à 17:04

mis à jour le 24 avril 20 à 17:16

Avec la décision prévue le 11 mai, de nombreux professionnels se demandent comment assurer un retour au travail. Parmi eux, des dentistes.

Cabinets dentaires fermés, urgences seulement

Cabinets dentaires fermés, urgences seulement

« Considérant que la réouverture de la mairie le 11 mai n’a rien d’étonnant, ce n’est pas possible », estime avec des nouvelles de deux autres salariés travaillant en Ile-de-France. Ceci pourrez vous intéresser : Vacances d’été : les conseils de Marine Lorphelin pour protéger les enfants du soleil.

S’ils tirent la sonnette d’alarme, c’est une inquiétude « pour les patients, le personnel, la vie professionnelle mais même toute la filière dentaire ».

Depuis le 16 mars, sur recommandation du Conseil dentaire, tous les services dentaires sont fermés par mesure de précaution contre la maladie Covid-19, mettant en péril l’activité de 42 000 dentistes en France. .

Un dispositif d’urgence a été mis en place, avec des permanences téléphoniques dans chaque service pouvant accueillir des patients.

Tout dentiste peut être contacté pour envoyer une ordonnance ou des conseils et prendre une décision concernant les soins dentaires et leur éventuelle urgence (infection, saignement, faiblesse ou douleur).

Si le patient n’a pas de dentiste, il peut contacter le numéro d’urgence national, accessible 7 jours sur 7, 09 705 00 205 (le numéro de rubrique suit). Le ou les services en charge du département peuvent l’orienter vers l’un des guichets d’appel, où il pourra être récupéré sur rendez-vous si une urgence est confirmée.

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Manque de matériel

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Steve Toupenay, secrétaire général de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes, a déclaré :

40 % des appels sont transférés vers des bureaux d’appel. Au total, plus de 50 000 patients ont été admis aux urgences depuis le début de l’expédition.

Mais la reprise des opérations « peut se faire lentement », estime l’Ordre national des chirurgiens-dentistes, conscient des problèmes à venir, et critiqué par certains médecins.

Le problème, au moment du retour, c’est que la notice était là : les outils disponibles n’étaient pas abondants. Comme beaucoup d’autres, les dentistes n’ont pas de masques, de robes…

Ce fut une surprise quand, à l’annonce de la fermeture de leurs opérations, ils ont fait don de leur propre matériel et d’autres à des infirmiers et médecins cadres libéraux, des services hospitaliers, des EHPAD… luttant contre le Covid-19.

Les personnels contactés par actu tentent eux-mêmes de mettre en place :

Nous devons porter lunettes, visière, masque, surchaussures, charlotte… et les changer pour chaque patient, auquel nous devons prévoir du gel hydroalcoolique. C’est énorme et nous n’avons pas assez de matériel !

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« On ne pourra pas absorber la demande »

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Depuis le début du verrouillage, 250 000 masques faciaux ont été fournis aux médecins, a déclaré Steve Toupenay. Mais « il faudra 800.000 masques par semaine pour l’ensemble des magasins », a précisé celui qui a également constaté le coût du masque 4 à 6 fois plus élevé qu’avant.

Pour chaque opération, le coût de la protection par un masque est un surcoût non négligeable. Les groupes tentent de négocier une compensation avec la Sécurité publique.

L’isolement social et les mesures de précaution sont nécessaires, les patients ne sont plus les bienvenus en salle d’attente, un groupe qui peut perdurer. Un des collaborateurs contacté par actu data :

l’accueil des malades se fait par promesse, dans les 30 minutes, de l’heure à laquelle le cabinet sera dissous, de délivrer l’air… Dans ces circonstances, on ne peut pas prendre les fortes exigences des promesses.

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« J’attends un geste fort de l’Etat »

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L’Ordre national lui-même insiste sur le fait que le retour au travail doit être soumis à « des règles précises concernant l’accueil et la prise en charge des patients, la destruction et la reproduction du matériel et des installations, et ce, uniquement si le dentiste possède le matériel adéquat. » Steve Toupenay a ajouté :

Il faut pouvoir redémarrer e, mais lentement. Si nous ne le faisons pas, les services s’effondreront, avec le risque d’un effondrement du cabinet et d’une baisse du nombre de prestataires de soins dans la région, qui souffre déjà d’un désert médical.

Si une partie du personnel est amère, alors que 600 bénévoles s’impliquent dans la collaboration avec les personnels de santé (hôpitaux, soignants, plateforme Covidom, etc.), Steve Toupenay se veut motivant :

Il ne faut pas oublier notre service après le 11 mai, nous avons été très impliqués dans le corps médical. Nous devons être vigilants. J’attends une forte générosité de l’Etat. De notre côté, nous restons fermes pour que les patients souffrent le moins possible et que le travail du personnel puisse reprendre dans des conditions normales.

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