Coup de fièvre après la réquisition de médecins en Eure-et-Loir…

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Pour faire face au risque de tension entre hôpitaux et gardes-malades le week-end de la Saint-Sylvestre, le préfet d’Eure-et-Loir a tranché la demande.

Le week-end des 24 et 25 décembre 2022 a connu un pic de fréquentation avec des médecins de garde mais aussi dans les urgences hospitalières, le préfet d’Eure-et-Loir, pour le week-end du réveillon, est déjà dans le cadre du plan. de continuité des soins, décidée notamment sur réquisition du médecin.

Une mesure, la première en France, intervenant dans un contexte très tendu de triple épidémie de bronchiolite-grippe et de Covid, de sous-effectifs pour cause de départ et de grève des médecins libéraux.

Une réunion en urgence ce lundi 2 janvier

La réquisition a été lourdement fustigée par le président du conseil de l’ordre des médecins d’Eure-et-Loir, Julien Cottet, estimant que le médecin est libéral, se voyant ainsi réquisitionné par les gendarmes et 3750 euros d’amende en cas de refus. Lire aussi : Action pour le climat: les veuves des travailleurs victimes d’un coup de chaleur attaquent l’État. , considérés comme des « voyous ».

Dans le contexte de grande tension, la préfète d’Eure-et-Loir, Françoise Souliman, a mis en place ce lundi 2 janvier 2023 une réunion d’urgence réunissant des parlementaires, le maire de Chartres, une quinzaine de praticiens (généralistes et spécialistes ), CPAM, directeurs d’hôpitaux, représentants sapeurs-pompiers, gendarmerie, SAMU, association, etc.

Au total, une trentaine de participants se sont assis autour de la table pour développer leurs arguments lors d’une réunion de deux heures.

Des médecins ont également lancé un appel à manifester le soir devant la préfecture.

Françoise Souliman a jugé que cette rencontre était « passionnelle et constructive et a permis d’avancer certains points, mais la crise est passée depuis plusieurs semaines, le Centre Médical dont la tâche est la goutte d’eau. L’Eure-et-Loir est largement en situation sanitaire et avec la crise épidémique actuelle, les vacances, on peut légitimement craindre le week-end sous tension ».

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Différentes problématiques étudiées séparément

Pour que différents dossiers ne s’immiscent pas, les questions libérales et hospitalières feront l’objet de deux registres pilotés par le groupe de travail. Ceci pourrez vous intéresser : Entretien du spa pour l’hiver : Tout ce qu’il faut savoir pour bien le protéger.

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Un premier registre spécifiquement pour Chartres autour notamment de la sécurisation du Centre Médical de garde, conditions de formation qui ont conduit au retrait de droit des médecins qui ne s’y sentent plus en sécurité.

Un deuxième registre sera plus largement lié au département, porté par le député Philippe Vigier.

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Un courrier au ministre de la Santé

Le représentant s’appuiera sur les travaux sur la prochaine loi présentée au parlement et le député eurélien enverra une lettre au ministre de la santé concernant : Sur le même sujet : Comment voyager léger avec bébé : les nouveautés pour vous aider.

Dans des circonstances extraordinaires, je veux dire extraordinaires. On en parle depuis des années, partout, tous les jours, sur le terrain. Nous entendons les doléances de nos concitoyens dans l’accès aux soins, de nombreux compatriotes souffrent. Nous chercherons à l’échelle nationale ce dont nous avons besoin localement.

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La Maison médicale de garde à sécuriser

L’un des principaux obstacles à la dernière tension est lié au Centre Médical de garde du Coudray près de l’Hôpital de Chartres.

La situation invraisemblable de la Maison médicale de garde

Dans un communiqué, le conseil de l’ordre des médecins d’Eure-et-Loir, favorable au droit de retrait, décrit la situation extrême :

« ■ Insécurité totale : agressions verbales et physiques des patients sur les médecins, certains doivent être escortés par la sécurité hospitalière à la fin de leur service.

■ Absence de logistique appropriée pour assurer la qualité et la sécurité des soins.

■ La salle d’attente est devenue un lieu de conflit entre patients et entre patients et médecins.

■ Il n’y a pas de réglementation en amont différente des autres secteurs du département. La demande du patient, dans la plupart des cas, n’est pas valable : attestation, renouvellement de traitement, le patient et le médecin traitant mais n’ont pas essayé de le contacter ou pire ne peuvent pas se permettre d’attendre 24h pour une consultation. (…) De la boucherie qui a, petit à petit, dégradé l’image de notre métier, le parcours de soins de proximité, essence même des soins ambulatoires permanents, et a favorisé une consommation excessive de soins.

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■ atteinte grave à la qualité des soins : surcharge de consultations, dépassant les 30 quotidiennes pouvant être réalisées en quatre heures, soit à peine 7 minutes par patient. Le traitement n’est plus disponible, ce qui nuit chaque jour aux patients avec des médecins surmenés et épuisés qui s’exposent quotidiennement à des erreurs de diagnostic et de traitement.

Le Conseil de l’Ordre eurélien, par la voix de Julien Cottet, estime qu’aujourd’hui, « la situation est devenue intolérable, très grave et alarmante ».

Le député Guillaume Kasbarian (LREM) a remercié le préfet pour l’initiative de cette rencontre permettant « de résoudre tous les problèmes ».

Dans le département, tous les parlementaires ont été invités à signaler l’urgence, à essayer ce qu’ils peuvent faire et à voir ce qui a été fait. Il faut distinguer cette mesure immédiate et, pour mieux structurer le sujet qui nécessite de changer la loi, la proposition sera faite dans une semaine sur la désertification médicale. Tout ce qui est en cours, on l’adopte. Mais il faut être conscient qu’il existe encore des sujets tabous comme l’aménagement des cabinets médicaux.

Le directeur de l’Agence régionale de santé, Denis Gelez a détaillé les mesures qui seront mises en place dans les prochains jours pour réduire cette urgence :

L’objectif est de permettre aux médecins de ne pas dépasser six consultations par heure.

Ce lundi soir, une centaine de médecins d’Eure-et-Loir mais aussi des Yvelines ont répondu à l’appel à manifester devant la préfecture, posant symboliquement une assiette ou un stéthoscope au sol avec le slogan « le médicament générique libéral est mort ».

L’essentiel devrait être diffusé ce 5 janvier 2023 à Paris, place du Panthéon.

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