Crise d’urgence: au moins 31 morts faute de soins dans…

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Paris, France — Si la situation d’urgence en France ne semble pas aussi grave qu’au Royaume-Uni, où l’on enregistre désormais entre 300 et 500 décès supplémentaires par semaine en raison de la congestion des services, du nord au sud et d’est en ouest de la France, le les services d’urgence (SAU) craquent. Un chiffre pour résumer la situation : 31.

C’est le nombre de décès « inattendus » au cours du mois de décembre, selon le syndicat Samu Urgences de France (SUdF). Depuis le 1er décembre, le SudF comptabilise les décès de patients aux urgences causés par des temps d’attente trop longs en SAU ou en pré-hospitalier « faute de possibilité de commettre des Smur ».

Le but de cette opération macabre : « Nous espérons que ce nouvel indicateur de risque fera prendre conscience de la nécessité d’une action de fond pour rétablir des conditions de soins décentes et sécuritaires dans nos établissements », a expliqué SudF.

Au-delà de la crise structurelle, car les urgences font face à une situation inédite : « La triple épidémie qui démarre, mais surtout en cette fin d’année l’accélération du développement de la grippe sur le territoire amène le système à un point de rupture ». indique le Samu Urgences de France (SudF).

A cela, il faut ajouter la grève des médecins libéraux, prolongée jusqu’au 8 janvier. Les urgences du CHU de Nice en ressentent déjà les effets : « On a eu presque 50 % d’appels en plus pour régulariser le Samu 06. On est passé de 1 200 appels à 2 000. Ils doivent avoir l’avis d’un médecin généraliste, mais c’est pour ça qu’ils appellent. . 15 pour essayer de trouver une consultation ou d’avoir une solution », a déclaré le Dr Pierre-Marie Tardieux, chef du service des urgences de Nice.

Ailleurs, les brûlures et la fatigue générale se sont améliorées pour le personnel médical et paramédical.

La triple épidémie qui s’attaque, mais surtout l’accélération du développement de la grippe sur le territoire en fin d’année conduit à l’effondrement du système.

SAU à Marseille, Metz, Chalon-sur-Saône uniquement en urgence vitale

SudF

A Marseille, les urgences de l’hôpital Saint Joseph n’ont pas pu recevoir de patients ce lundi 2 janvier. Seules les urgences essentielles étaient assurées. Ceci pourrez vous intéresser : Inquiétudes pour le week-end à venir dans le service de pédiatrie du centre hospitalier Jacques-Coeur de Bourges. Six des sept infirmières des urgences n’ont pas repris le travail lundi en raison d’un congé de maladie.

A l’Est, c’est le CHR de Metz-Thionville qui souffre. Dans un communiqué du 31 décembre, la direction du CHR annonce qu’elle va lancer le plan blanc. « La situation sanitaire est tendue aujourd’hui en raison d’une conjonction de facteurs : la triple épidémie de grippe, bronchiolite et Covid-19, qui impacte les soins d’urgence, puis hospitalise un nombre de personnes significativement plus élevé qu’à l’accoutumée en ce moment. » Le manque de personnel médical et soignant qui a entraîné la fermeture importante du nombre de lits sur le territoire pendant les vacances de Noël ; offre réduite pour recevoir la ville », a expliqué la direction.

À Lire  Retraite spirituelle Vosges : où faire ?

Et de poursuivre : « La situation a été particulièrement tendue, dans le contexte des démissions massives de soignants aux Urgences de Bel Air, exprimant la lassitude des équipes, justifiant le lancement du plan blanc et du plan d’action dans les prochaines années. semaines. « 

Selon des sources syndicales, 55 infirmiers et aides-soignants sur 59 ont été licenciés au 31 décembre. Face à l’état d’urgence au CHR Metz-Thionville, la direction de l’hôpital a proposé mardi 3 janvier la création de 12 postes permanents pour tenter d’apaiser les tensions, rapporte France Bleu Lorraine Nord.

A Chalon-sur-Saôn, le centre hospitalier William Morey a également lancé un plan blanc et déprogrammé la médecine et la chirurgie activées en raison d’un manque de lits et d’un flux important de patients.

Enfin, autre exemple, au CHU de Lille, où des records de fréquentation ont été enregistrés les 19, 23 et 25 décembre, où près de 300 personnes se sont présentées aux urgences contre les 180 habituelles.

Mercredi 4 janvier 2023, une trentaine de soignants travaillant aux urgences du CHU de Lille se sont symboliquement étirés par terre devant l’entrée du service pendant une minute, selon franceinfo.

Lire aussi :
Par Noëlle HamezPublié le 03/10/2022 à 10:47Mis à jour le 04/10/2022 à…

Plan blanc national, pour ou contre ?

« Le but, c’est de montrer qu’on n’est même plus dans une phase où on est fatigué, mais qu’on est sur le terrain, physiquement et moralement », a expliqué à France 3 un soignant des Hauts-de-France.

Un plan blanc, c’est exactement ce que demande le syndicat SUdF, au niveau national. « Les 15 centres ont connu une montée en puissance verticale de leur activité ces 15 derniers jours […] les services d’accueil sont complètement congestionnés […] ce sont les raisons qui exigent le lancement de la réponse française Samut-Urgences. plan national du type du plan national blanc constitué par le dispositif Orsan d’agrément des SAU étendu aux établissements médico-sociaux mais intégrant également la médecine libérale. »

Le plan Orsan « formalise une meilleure coordination régionale des dispositifs existants dans les 3 secteurs de la santé (ambulatoire, hospitalier et médico-social). Le dispositif ORSAN organise et adapte les soins au niveau régional, pour prendre toutes les mesures nécessaires, afin que les malades puissent bénéficier de soins adaptés ».

Samut-Urgences de France appelle au lancement d’une réponse nationale extraordinaire avec un plan blanc national complété par un dispositif Orsan étendu.

Ceci pourrez vous intéresser :
Réaliser des tâches dans un contexte professionnel et personnel peut être un…

Grève à Sarreguemines

Le plan blanc, notamment, permet de mobiliser l’établissement de santé, les personnels de santé, les moyens matériels et logistiques, d’adapter l’activité médicale de l’hôpital (par la déprogrammation) pour répondre aux urgences.

À Lire  Quoi ne pas faire en cas d'orage

A l’hôpital de Sarreguemines, les urgentistes n’ont plus la patience d’attendre la mise en place du plan blanc national : ils ont décidé de se mettre en grève illimitée à partir du 22 décembre, a annoncé l’Amuf.

« Les revendications sont toujours les mêmes, ce qui a changé c’est que depuis un mois en général en France on a le sentiment que tous les secours ne peuvent pas remplir leurs missions. Nous ne pouvons plus soigner les gens en toute sécurité. Cela veut dire qu’il n’y a plus de sécurité dans aucun hôpital en France », a déploré le Dr Emmanuelle Seris, secrétaire générale de la section syndicale de l’Association des bénéficiaires des médecins urgentistes de Sarreguemines.

Lire aussi :
La rhinoplastie est une chirurgie qui figure en tête de liste des…

Cas par cas

Il n’y a plus de sécurité dans aucun hôpital en France.

Dr Emmanuelle Séris

Que disent les pouvoirs publics ? « La prise en charge des souches dans les hôpitaux aujourd’hui » est une affaire de cas par cas « sans consigne de plan blanc au niveau national », a déclaré la Première ministre Élisabeth Borne, le 24 décembre, lors d’un déplacement à l’ARS Ile-de- France. – France, en collaboration avec le ministre de la Santé, François Braun.

Alors, pour l’heure, sortons du plan blanc à l’échelle nationale que veut SudF. Cependant, tous les personnels hospitaliers ne sont pas sur la même longueur d’onde.

Aux côtés de l’édition française de Medscape, le Dr Patrick Pelloux, président de l’Association française des médecins urgentistes (Amuf) n’est pas favorable à un plan blanc national : « Il faut regarder au cas par cas, car tous les hôpitaux ne sont pas dans le Même situation, certains s’en sortent beaucoup mieux que d’autres. Plan A blanc national signifierait une déprogrammation massive et un retard de traitement, voire une perte de chance.

S’il constate l’admission de 52 % de patients aux urgences, le collectif de médecins observe aussi l’effet de la grève des médecins libéraux lancée demain : « En fait, c’est avant l’épidémie, et aussi avant l’accident. les médecins ont pris leurs congés en même temps, le secteur libéral ne peut pas s’organiser…’.

Selon Patrick Pelloux, si les libéraux ont du mal à s’organiser, le secteur hospitalier prend les devants. Pour dénoncer la situation actuelle, les syndicats hospitaliers se réunissent aujourd’hui pour décider d’un grand mouvement de grève en mars prochain.

Tous les hôpitaux ne sont pas dans la même situation, certains s’en sortent beaucoup mieux que d’autres. Un plan blanc national signifierait une déprogrammation massive et un retard de traitement, voire une perte de chance.

Dr Patrick Pelloux

A voir aussi :
Afin de promouvoir leur véhicule zéro, les équipes Gruau de Lanéry prévoient…