Daf : un pilier essentiel de la création de valeur face à l’incertitude…

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Les DAF au cœur de la transformation digitale des entreprises sont confrontés à des décisions drastiques et gèrent leur temps/priorités sur une corde raide.

Les directeurs financiers, souvent présentés comme les catalyseurs de la transformation numérique, cherchent à automatiser les tâches sans valeur ajoutée afin de se concentrer sur la survie de leur entreprise. Chaque semaine apporte son lot de défis urgents à relever, mobilisant des énergies devenues rares et obligeant à revoir sans cesse plans et budgets.

La fonction finance : rempart face à l’incertitude économique

Les directeurs administratifs et financiers pilotent dans la tourmente. Ils doivent d’abord se concentrer sur les tâches stratégiques et laisser tout ce qui peut être automatisé à des solutions ad hoc. Sur le même sujet : Tout savoir sur le concours Passerelle 2023. La transformation numérique, qui est au cœur de leurs préoccupations, doit avant tout être pragmatique, capable de leur faire gagner un temps précieux et d’anticiper les enjeux futurs.

Dès le début de 2022, le modèle d’abondance de biens, de services et de ressources financières, auquel nous étions habitués depuis vingt ans, voire un quart de siècle, s’est effondré. Post-Covid, les acteurs économiques ont douloureusement appris que les approvisionnements que l’on croyait sûrs peuvent devenir chaotiques, que le retour de l’inflation crée des coûts de production et des taux de rendement hypothétiques incertains, et que les coûts de financement redeviennent un enjeu central. Du fait de la montée des risques et de l’incertitude, nous passons d’une économie d’optimisation à une économie de résilience.

La guerre en Ukraine, la hausse des prix de l’énergie, la montée des pressions inflationnistes et la hausse des taux d’intérêt ont également des conséquences qui commencent à menacer la stabilité financière de nos économies. Parmi les menaces les plus pressantes figurent la hausse des taux d’intérêt, mais aussi le manque de prêts. Cela risque d’avoir un impact direct sur les entreprises dites « zombies »(1) dont les prévisions de trésorerie annuelle suffisent à peine à couvrir leurs charges d’intérêts. Combien y en a-t-il? La Banque des règlements internationaux (BRI) a donné un pourcentage de 12% pour les grandes entreprises qui ont 10 ans. Nous parions que ce pourcentage ne s’est pas amélioré et ne s’améliore pas. Mais en plus de ces entreprises zombies, la hausse des taux d’intérêt fragilise toutes les entreprises, notamment celles en croissance.

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Le Daf : acteur au coeur de l’animation des écosystèmes vertueux

C’est l’une des nouvelles préoccupations de Dafa. Afin de maintenir et de développer leur propre entreprise, ils doivent constamment évaluer la santé financière de leurs fournisseurs et clients et leur capacité à résister à des conditions de taux d’intérêt plus élevés. Aujourd’hui, aucune entreprise ne peut survivre et prospérer seule. Plus que jamais, la force d’un business model repose fondamentalement sur la force de l’écosystème, qui comprend bien sûr les clients, mais aussi les fournisseurs, les partenaires technologiques, les organismes financiers, les actionnaires, sans oublier les salariés. . Tous ces acteurs sont désormais sous pression.

Dans ce nouvel environnement, le rôle de Dafa est crucial. Ils doivent organiser leurs horaires de travail et mobiliser autour d’eux le meilleur de leurs équipes. Les tâches manuelles doivent donc être automatisées. Parmi celles-ci figurent l’automatisation de la gestion des fournisseurs et l’optimisation de la gestion des achats : chaque dépense doit faire l’objet d’une autorisation ad hoc et chaque facture doit être assortie d’un bon de commande et d’un reçu. Chaque transaction – de la demande d’achat à la réception des biens ou des services – doit être suivie, permettant un rapport complet des demandes, des articles achetés, des commandes passées et des paiements effectués.

Selon une récente enquête d’OpinionWay(2), une transformation numérique semble s’opérer globalement dans les services administratifs et financiers français. Un tiers d’entre eux estiment avoir achevé leur transformation digitale (32%) et la développent dans près d’un département sur deux (46%). Mais cette transformation reste souvent fragmentaire. Il n’était que rarement utilisé dans l’ensemble de l’entreprise (19 %), même si la plupart avaient commencé à l’utiliser (58 %). A noter que les entreprises de 250 salariés ou plus sont confrontées à une transformation digitale de leur gestion administrative et financière. Parmi les interviewés, il est en développement dans la moitié des cas (53%), et dans un tiers il est achevé (33%).

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Dans ce contexte de transformation de leur métier, les solutions d’automatisation sont perçues comme un facilitateur au service des DAF plutôt qu’un frein.

Quatre CFO sur dix y voient une opportunité pour leur fonction (41%) et seule une proportion infime se sent menacée par ces solutions (5%). Plus spécifiquement, cette automatisation est d’abord perçue comme une opportunité pour les secteurs industriels (49%) et pour les grandes entreprises (48%).

Emmanuel Olivier, Directeur Général et Administrateur, dirige les activités commerciales, marketing et conseil d’Esker pour l’ensemble des filiales du groupe.

(1) Une entreprise « zombie » se définit par un manque de rentabilité. Plus précisément, c’est une entreprise qui ne génère pas suffisamment de bénéfices pour couvrir les intérêts de sa dette.

(2) Etude « Développement de la fonction financière dans l’entreprise », réalisée pour Esker.