Définition du salaire : quels sont les différents statuts d’indépendant ?

Written By Sara Rosso

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Publié

le 28/02/2022 à 18:36, Mis à jour le 03/03/2022 à 09:49

Qu’est-ce que le portage salarial ?

Qu'est-ce que le portage salarial ?

L’alimentation salariale est une tendance inquiétante et attire un nombre croissant de travailleurs indépendants. Voir l’article : Transférabilité salariale : fonctionnement, avantages et cadre légal. Plus qu’un formulaire ou un manuel, c’est un véritable statut qui présente aujourd’hui de nombreux avantages et permet au freelance d’allier autonomie et sécurité.

Un portage salarial est une solution qui offre la possibilité de pouvoir reprendre ou créer une activité professionnelle indépendante tout en bénéficiant des avantages sociaux du statut de salarié. En devenant salarié parrainé, l’indépendant est salarié de la société de portage, mais continue d’assurer les missions qui lui sont confiées par les clients qu’il a lui-même accumulés. Plus de 300 sociétés faîtières existent aujourd’hui. En choisissant une entreprise leader et reconnue parmi elles, le travailleur indépendant peut bénéficier des conseils et des services d’experts qui l’accompagneront en amont et en aval de son parcours vers un port salarial.

Bien sûr, lorsqu’une prestation est commandée, le travailleur autonome peut choisir de passer par une entreprise de portage et d’en aviser le client. La relation entre les trois parties est dite tripartite et scellée par trois contrats : entre le client et le salarié, entre ce salarié et la société faîtière, entre cette société et le client. Une fois la mission accomplie, la société de portage facture le montant au client, déduit sa commission et ses frais de gestion et remet sa rémunération et sa fiche de paie au salarié qui la perçoit.

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Quels sont les différents statuts pour les free-lance ?

Quels sont les différents statuts pour les free-lance ?

En décembre dernier, l’Urssaf recensait près de 3,8 millions de travailleurs indépendants, soit une augmentation de plus de 8 % en deux ans, dont plus de la moitié sous le régime des indépendants, qui marque la plus forte hausse. Et ce malgré et à cause de la crise sanitaire qui, comme prévu, a accéléré de nouveaux types de travail. Parmi elles, l’alimentation salariale, qui s’applique encore à un trop petit nombre d’indépendants (moins de 100 000) affiche une croissance annuelle de 20 % depuis près de dix ans grâce aux avantages qu’elle procure quant au statut d’autrui.

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Si être indépendant n’est pas un statut en soi, il existe en revanche plusieurs statuts dans lesquels il peut être difficile de s’orienter et de faire le bon choix. Bien qu’on ne le sache pas assez, le salaire alimentaire est un véritable statut qui offre de nombreux avantages qu’il convient de comparer aux autres statuts existants.

Micro-Entreprise (aussi appelée Auto-Entrepreneuriat ou Æ) : c’est l’approche la plus courante et la moins engageante à court terme. L’inscription est simple et rapide, en ligne et gratuite. Le travailleur n’est pas assujetti à la TVA et les charges sociales sont faibles. Cependant, ils sont liés à un chiffre d’affaires plafonné : s’il dépasse ce montant pendant deux années consécutives, il passe au régime de l’autopropriété.

Propriété individuelle (EI ou EIRL) : c’est une alternative qui n’est soumise ou limitée à aucune limite de revenus. Ça ouvre plus de perspectives. En revanche, les droits d’inscription sont payants et les formalités sont plus longues. C’est un statut similaire à l’EURL puisqu’il permet au créateur d’entreprise de protéger son patrimoine.

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Le portage salarial : un statut à part entière

Le portage salarial : un statut à part entière

SASU (Société Individuelle Unique par Actions Simplifiée) et EURL (Société Individuelle à Responsabilité Limitée) : ce sont des statuts plus exigeants, plus complexes et plus chers. Ces types de sociétés sont similaires aux SAS et aux SARL en ce sens qu’elles sont constituées d’un seul associé. A moins que le dirigeant ne soit salarié, ce statut bénéficie également de l’ordre social des indépendants.

Un portail salarial est un statut à part entière, et à part entière, pour le travailleur indépendant. A mi-chemin entre le travailleur et l’entrepreneur, le freelance cumule donc les avantages de chacun sans leurs inconvénients. Il conserve les décisions qui définissent son indépendance professionnelle tout en bénéficiant d’une couverture sociale complète : du droit à la retraite, aux indemnités de chômage et à l’assurance maladie. Il n’est pas limité par son chiffre d’affaires et peut récupérer la TVA sur ses achats. Elle peut également déduire ses frais de fonctionnement du calcul de l’impôt.

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Les rapports Grandguillaume FNAIM et Griset : prendre acte

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En revanche, il n’a pas besoin de créer d’autre statut juridique et peut travailler après avoir signé les contrats qui le lient, lui et son client, à la société de portage. En laissant toute la responsabilité de la gestion administrative qui est par ailleurs liée à l’entreprise à cette dernière (paiements sociaux et fiscaux, facturation et comptabilité), il peut se concentrer davantage sur son travail que s’il créait sa propre entreprise. La société de portage l’accompagne en proposant un ensemble de services et de possibilités de développement de son réseau dont elle fait partie intégrante.

C’est l’objet du rapport commandé par la FNAIM (Fédération Nationale de l’Immobilier) à Laurent Grandguillaume, vice-président de la Fondation Travail Autre. Cela répond à la part croissante des travailleurs autonomes, qui représentent plus de 50 % et pourraient atteindre 70 % dans les années à venir. Le 8 avril, le rapport Grandguillaume appelle à la simplification ainsi qu’à la confiance à travers dix mesures clés.

Ces mesures proposent la création d’outils pour mesurer les évolutions professionnelles, confirmer les statuts, développer le dialogue et la formation. Ils préconisent notamment la mise à jour et la sécurisation des contrats et certificats de qualification professionnelle (CQP). Le Cerfa pourrait désormais inclure une case de portage salarial pour reconnaître ce statut. De plus, un autre statut devrait être reconnu : stagiaire, apprenti, conjoint travaillant ensemble, partenaire.

De son côté, Alain Griset, le ministre chargé des petites et moyennes entreprises, était chargé d’élaborer « un plan spécial pour les indépendants, les commerçants, les très petites et moyennes entreprises à la demande du président de la République ». Le projet de loi, attendu depuis un an, a abouti à un projet de loi qui a été adopté le 5 janvier à l’Assemblée nationale. Elle prévoit un statut unique pour les indépendants, toutes catégories confondues, et rapproche leurs droits sociaux de ceux des travailleurs.

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