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Des milliers de généralistes manifestent pour défendre une médecine libérale « en danger »

« On vous soigne, soignez-nous » : les médecins libéraux sont descendus dans la rue par milliers jeudi après-midi à Paris pour réclamer une revalorisation de la consultation, et le gouvernement s’est dit prêt si c’était « raisonnable »&nbsp et si « les besoins de santé des Français sont satisfaits ». Organisé par le collectif de jeunes « Médecins de demain », soutenu par plusieurs syndicats (FMF, UFML, SML et Jeunes Médecins), cet événement national est parti du Panthéon et a réuni le ministère de la Santé. A leur arrivée, les manifestants, venus de toute la France – 4.000 selon les organisateurs, 2.300 selon la préfecture de police – se sont agenouillés et ont agité leurs stéthoscopes pendant une minute de silence, selon un journaliste de l’AFP présent sur les lieux. Auparavant, des slogans tels que « C’est la médecine qu’on assassine » et « Des médecins, pas des sujets » avaient retenti. Dans une marée de blouses blanches, les manifestants portaient des pancartes indiquant « Médecine libérale maltraitée, désert médical assuré » ou « L’État vous bloque l’accès aux soins ». « On ne peut plus soigner correctement les gens avec les moyens actuels », a expliqué Alexia Guidez, 30 ans, généraliste par intérim près de Besançon dans le cortège. « On fait désormais tourner la feuille d’examen d’un patient à l’autre pour faire des économies… ». Nicolas Huet (35 ans) vient de la Marne et travaille avec cinq autres médecins et deux secrétaires : « ce n’est pas assez, mais on n’a pas les moyens d’en embaucher un troisième ». Cette mobilisation, rare chez les libéraux, tombe à point nommé à la veille des vœux des acteurs de santé que le président Emmanuel Macron présentera vendredi autour des grands axes de « restauration » d’un système de santé à bout de souffle, à l’hôpital comme à la ville. « Nous écouterons très attentivement » le président, la fondatrice de « Médecins pour demain », Christelle Audigier, a déclaré au mégaphone, évoquant une profession « à risque ». « Va-t-il soutenir concrètement les médecins et maintenir les soins en France ? Après une première grève début décembre, le collectif a demandé la fermeture du cabinet médical après Noël et jusqu’au 8 janvier. Bev egelsen, qui ne sera pas renouvelé la semaine prochaine, a fait l’objet de vives critiques. par la Première ministre Elisabeth Borne, parce qu’elle a accru les « tensions à l’hôpital » en temps d’épidémies hivernales – « Droits et devoirs » – La revendication centrale du collectif est toujours le doublement du tarif de consultation de base (de 25 à 50 euros) pour créer un « choc d’attractivité » à une médecine de ville en manque d’armes, écrasée par les tâches administratives et qui n’attire plus les jeunes. « Soyons raisonnables », a répondu jeudi François Braun. Mais s’il a fermé la porte à 50 euros, le ministre de la Santé a redit que la concertation sera bien réfléchie dans le cadre de la renégociation en cours de l’accord qui lie les médecins libéraux à l’assurance maladie. est cette consultation dès que les besoins de santé des Français sont satisfaits », a-t-il souligné, évoquant un principe de « droits et devoirs » devenu son mantra. « Je souhaite que les 650 000 Français malades chroniques aient un médecin, parce qu’ils n’en ont pas actuellement, je veux qu’on puisse avoir un médecin la nuit, le week-end… », a-t-il précisé. « Les médecins font déjà leurs devoirs ! », porte-parole de « Médecins pour demain », a répondu l’autoradio de la manifestation. Un montant de « 50 euros serait relativement extravagant », a ajouté le directeur de l’assurance maladie, Thomas Fatôme, notant que plusieurs des principaux syndicats de médecins, comme MG France, CSMF, Avenir Spé ou les jeunes médecins du ReAGJIR, n’ont-ils pas fait cette affirmation. Les organisations de médecins, en revanche, font front commun contre les projets de loi épars visant à limiter la liberté d’installation des praticiens pour repeupler les déserts médicaux. le gouvernement défend un partage des tâches avec les autres soignants, en particulier les infirmières, dont certaines pourraient être habilitées à prescrire. Une proposition de loi en ce sens, portée par la députée de la Renaissance Stéphanie Rist et déjà combattue par de nombreux médecins, ira à l’Assemblée nationale la semaine prochaine. bfa -jga/fmp/hj/swi

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