Des fermes filmées 24h/24 : la technologie au service du bien-être animal

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Des êtres vivants filmés 24 heures sur 24 dans une même pièce par plusieurs caméras équipées de micros. Le concept ressemble à celui d’une bonne vieille émission de télé-réalité. Pourtant, nous sommes en 2022 dans une grange située en Loire-Atlantique. Ici les vaches ont remplacé les candidats en mal de notoriété. Et il ne s’agit plus de générer un maximum d’Audimat mais d’augmenter le bien-être et la production de lait.

« En faisant se sentir bien les animaux, les éleveurs peuvent augmenter leur productivité de 20% », indique Quentin Garnier, dirigeant et co-fondateur de la start-up nantaise AIherd. C’est aujourd’hui leur plus grand levier de croissance économique. « Et pour guider leur bétail vers le nirvana, ils n’hésitent pas à s’équiper de systèmes toujours plus sophistiqués.

Celui commercialisé par AIherd repose sur une intelligence artificielle (IA) capable de décrypter des images en temps réel. Sur son écran d’ordinateur, Quentin Garnier nous montre les algorithmes en action : à côté de chaque vache identifiée par la caméra, des capsules colorées indiquent un état particulier. Ici un animal en chaleur. Là, un autre, qui boite. « Avec ce type d’outil, on peut identifier très tôt les problèmes auxquels sont confrontés les éleveurs. Il n’y a pas besoin de technologie infrarouge ou de pesée d’animaux. Un travail d’IA suffit », explique l’entrepreneur.

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Prédire des pathologies

Prédire des pathologies

Les bovins ne sont pas les seuls à être examinés de cette manière. L’analyse d’images arrive également dans les élevages de porcs et de poulets. « En collaboration avec l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (Inrae), nous avons développé un système de suivi individuel des poulets. Sur le même sujet : Mastercard utilise la technologie Microsoft pour lutter contre la fraude par carte de crédit. Nous calculons des indicateurs de bien-être prenant en compte l’alimentation, l’environnement, la santé et sur le terrain, cela se traduit par un ou plusieurs critères : nombre de mangeoires et de pipettes disponibles, surface par animal, etc. », indique Pauline Creach, responsable des projets d’élevage de précision à l’Institut technique des filières avicoles, cunicoles et piscicoles.

L’intelligence artificielle appliquée à la gestion des animaux vise également à prédire l’arrivée des maladies. « A l’aide de micros simples, on est déjà capable d’identifier une bronchite infectieuse plusieurs jours avant l’apparition des symptômes », révèle le chercheur. Bien sûr, il faudra encore tester l’efficacité de cet outil en conditions réelles. Mais cette recherche est encourageante. Comme celles réalisées par Inrae sur des porcs. « On fait travailler l’IA sur des spectrogrammes, c’est-à-dire des images de sons. Chacun correspond à des émotions positives ou négatives pour l’animal. Aujourd’hui les algorithmes peuvent les reconnaître avec une efficacité de 91% », explique Céline Tallet, l’éthologue qui est réaliser cela.

Avec de tels outils, les sélectionneurs ouvrent certainement de nouvelles perspectives. De quoi faire oublier les excès de l’élevage intensif et les souffrances causées à certains animaux ? « Dans l’esprit des gens, le bien-être des vaches ou des poulets passe nécessairement par l’utilisation du pâturage. Or, on trouve des animaux très bien traités dans l’élevage conventionnel en intérieur. En Allemagne et au Luxembourg, par exemple, il existe de très grandes fermes avec des sols en caoutchouc pour prévenir les douleurs aux pieds, literie parfaitement adaptée… », réagit Quentin Garnier.

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Donner le choix aux animaux

Donner le choix aux animaux

« Il ne faut pas systématiquement opposer les deux modèles », pense Alain Boissy, éthologue à l’INRAE ​​et directeur du Centre national de référence pour le bien-être animal (CNR BEA). Atteindre un bon état physique et mental dépend de nombreux critères. Bien entendu, en intérieur, l’expression du comportement naturel spécifique à l’espèce est plus difficile à satisfaire (95 % des élevages porcins se déroulent dans des bâtiments, avec en moyenne un mètre carré par animal). Mais à l’extérieur, il est plus difficile de contrôler les maladies, les aléas climatiques ou les attaques de prédateurs.

« L’idéal serait d’avoir un système dans lequel les animaux pourraient choisir de sortir ou de se réfugier en fonction de leurs besoins ou de leurs intentions », conclut l’expert. Ce type de pratique est à l’étude en France et pourrait se développer dans les années à venir. « On assiste à une évolution des pratiques, constate Raphaël Guatteo, enseignant-chercheur à l’école vétérinaire Oniris de Nantes. Pendant longtemps, nous nous sommes davantage préoccupés de bien-être que de bien-être. Nous avons fait en sorte que les animaux aient accès aux besoins de base. » (nourriture, bonne température…) quel que soit leur point de vue. Maintenant c’est comme ça. »

Le changement s’observe aussi dans la grande distribution, avec l’apparition d’étiquettes qui informent les consommateurs sur les conditions de vie de l’animal. « Pour le moment, il s’agit de poulets et seuls les bons élèves affichent leurs notes allant de A, le meilleur, à E, le pire. Cependant, ce système s’appliquera bientôt aux porcs et nous espérons qu’il deviendra obligatoire à l’avenir. » explique Louis Schweitzer, président d’Etiquette bien-être animal, l’association à l’origine de l’initiative.

Tout le monde ne pourra pas atteindre le niveau A, prévient l’ancien président de Renault. De plus, le développement du bien-être implique un surcoût qui ne peut pas toujours être répercuté sur le consommateur. Au moins, ces nouvelles pratiques créent plus de transparence. « A la télévision on voit surtout des documentaires chocs de l’association L214. De plus en plus d’éleveurs se disent : ‘Quand on travaille bien, autant le faire savoir' », observe Raphaël Guatteo. « Des outils comme l’intelligence artificielle ou les robots peuvent aussi attirer plus de jeunes vers l’agriculture », explique Pauline Creach. Entre grippe aviaire et flambée des matières premières, la profession peine à faire rêver.

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Opinions

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Quand vermifuger les chevaux ?

Quand vermifuger les chevaux ?

À quelle période de l’année faut-il vermifuger son cheval ? Deux dates sont particulièrement importantes dans le protocole de vermifugation : la première au printemps, au début de la saison de pâturage, et la seconde à l’automne, à la fermeture des paddocks.

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Quel vermifuge pour chevaux en été ? Mars/Avril (début du printemps) -> à base d’Ivermectine (comme Eqvalan, Furexel) ou de Moxidectine (comme Equest). Si tenicide n’a pas été utilisé au cours de l’automne précédent : Ivermectine Praziquantel.

Comment savoir si un cheval a des vers ?

Le diagnostic de contamination par les vers se fera d’abord en observant certains signes cliniques chez le cheval comme un mauvais état général, une perte de poids, des poils ternes et piqués, des coliques ou des diarrhées à répétition, la base de la queue abîmée (griffures du cheval), . ..

Quand utiliser Eqvalan duo ?

Indications d’utilisation – traitement des infestations mixtes avec des ténias, des nématodes et des arthropodes.

Quel vermifuge pour quel vers cheval ?

Pour lutter contre les nématodes (tous nématodes sauf ténias), 3 familles de molécules antiparasitaires pour équidés sont disponibles sur le marché : les lactones macrocycliques : ivermectine et moxidectine ; Pirantel ; Benzimidazoles : fenbendazole et mébendazole.

Comment sevrer un veau ?

Comment sevrer un veau ?

Les veaux consomment quotidiennement une quantité d’aliments secs correspondant à 2,5 à 3,0 % de leur poids corporel. Commencez à donner le complément au moins quatre semaines avant le sevrage pour réduire le stress lié au sevrage et permettre aux veaux de s’adapter aux aliments solides.

Combien de lait pour un veau ? La première semaine, les veaux reçoivent 2 repas par jour, augmentant progressivement de 2 à 4 litres. A partir de la 2ème semaine ils reçoivent 1 repas par jour de 5 litres de lait entier distribué à 40°C.

Comment empêcher un veau de téter ?

Nourrir le foin et les concentrés après la ration lactée « occupe » le veau et l’empêche d’allaiter ses congénères. Autre solution : garder les veaux dans le box laitier pendant un quart d’heure après la tétée jusqu’à ce que le réflexe de succion se soit calmé.

Pourquoi sevrer un veau ?

Le sevrage des veaux implique un meuglement qui est un indicateur de l’inconfort du veau par rapport à la ressource alimentaire qui vient d’être épuisée, mais aussi du détachement de la mère, c’est-à-dire des contacts maternels qui n’existent plus.

Quelles sont les maladies des vaches ?

Maladies bovines : diarrhée virale, encéphalopathie spongiforme bovine, rhinotrachéite infectieuse, campylobactériose, dermatite nodulaire, parainfluenza-3, peste bovine, chlamydia (enzootique) avortement chez le mouton, gangrène emphysémateuse.

Comment savoir si une vache est malade ? Les signes avant-coureurs :

  • Tête et oreilles baissées,
  • perte de poids,
  • longs cheveux roux sur une partie du corps,
  • œil vide,
  • rhinorrhée,
  • ligne de contraction abdominale,
  • diarrhée dans les pattes postérieures, accompagnée de toux en été dans les pâturages.

C’est quoi la fièvre aphteuse ?

La fièvre aphteuse est une maladie virale animale qui ne peut être transmise à l’homme. Très contagieuse, elle touche les animaux domestiques (bovins, ovins, caprins, porcs…) et sauvages (cervidés, antilopes, lamas…) de la famille des Artiodactyles.

Comment soigner une vache malade ?

S’il s’agit d’une infection bactérienne, l’animal reçoit des antibiotiques prescrits par le vétérinaire. Les antibiotiques de dernier recours ne sont utilisés que pour des maladies extrêmement rares et graves. L’éleveur a le devoir de prendre soin d’un animal malade.