Effets sur la santé, astuces pour mieux gérer… Ce qu’il faut savoir sur le changement d’heure du dimanche

Written By Sara Rosso

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Avant de revenir à l’heure d’hiver, dans la nuit de samedi à dimanche, quelques explications, de la neurologue et fourmi Maria-Livia Fantini, responsable du Centre du Sommeil au CHU de Clermont-Ferrand.

Plus facile à gérer dans ce sens-là 

« Nous sommes régis par un rythme circadien (appelé horloge biologique, ndlr) d’environ 24 heures et le fait que nous bougeons, avec seulement une heure, oblige le corps à faire des efforts supplémentaires pour s’adapter », explique Maria Livia Fantini. Le quart d’hiver, cependant, est le plus facile à gérer. Voir l’article : Comment protéger son jardin de la chaleur ? 6 conseils canicule à mettre en place cet été !. La journée s’allonge, sans accumuler de « dette de sommeil ». Le plus compliqué est le changement de printemps : l’heure avance, on se couche plus tôt…

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Plus d’accident les jours suivant les changements

« Des études montrent qu’après les changements d’heure, notamment en mars, il y a une augmentation des accidents cardiaques, des AVC, et sur les routes, ainsi que des troubles liés à la santé mentale. C’est sur quoi les sociétés scientifiques se basent pour exiger son abolition. » « 

Maria-Livia Fantini (Neurologue et la fourmi)

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L’heure d’hiver plus bénéfique que celle d’été

Le Parlement européen a voté en 2019 la fin des changements, sans trancher entre l’horaire d’hiver ou d’été. « Il y a beaucoup de débats, avec une préférence pour l’heure d’hiver. En ce qui concerne les accidents de la route, il fait nuit tôt et donc il y en a plus le soir. C’est l’inverse l’été. Si on restait à cette heure-là, le soleil se levait vers 9h30 en hiver, ce qui est tard. Nous avons besoin d’être exposés à la lumière dès le réveil pour synchroniser notre horloge biologique avec le rythme de la planète, bloquer la mélatonine », poursuit le spécialiste.

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Une variation plus difficile selon l’âge des personnes

Les adolescents et les jeunes adultes ont une tendance naturelle à changer leur rythme, explique le neurologue. Les changements d’heure seraient encore plus difficiles pour eux. « On parle parfois de décalage horaire social, lorsque le rythme d’un individu est très différent de celui imposé par la société. Une grande partie de la population est constamment dépassée. En semaine, ils retombent dans le sommeil et récupèrent en fin de semaine. .

En général aussi, avec l’âge, on tolère moins de variation. Pour les personnes âgées, le changement cette semaine sera compliqué car ils se réveillent souvent tôt et là, ça peut s’accentuer.

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Plusieurs astuces à mettre en place

Le spécialiste conseille d’avancer ou de reculer progressivement le sommeil des jours précédents. « Il est important de préserver ce temps de repos. Notre société nous pousse à l’hyper-performance et le sommeil est parfois considéré comme une perte de temps, quand on a du travail à faire, par exemple », insiste-t-elle.

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Pour la préserver, il est recommandé d’établir une routine relaxante, sans activités stimulantes. « Si vous avez du mal à vous endormir ou si vous vous réveillez, il ne faut pas rester au lit plus de 20 minutes. Mieux vaut aller dans une pièce calme, avec lecture monotone et lumière tamisée. En fait, il faut se dissocier. le lit du réveil », poursuit la responsable du Centre du sommeil de Clermont. Sachez qu’il faut environ une semaine pour s’habituer au changement.

Troubles du sommeil causés par le confinement. « L’insomnie touchait 24% de la population avant la pandémie et 40% pendant », pointe Maria-Livia Fantini. En cause : un rythme de vie perturbé et une augmentation de l’anxiété qui perturbait le sommeil. Elle ajoute : « Ce n’est pas revenu à la normale. Il y a quand même des conséquences sur la santé mentale. Et 50% des patients Covid au long cours souffrent de troubles du sommeil, c’est un des symptômes. »

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