Elle dort dans sa voiture à cause des locataires qui ne paient pas leur loyer

Written By Sara Rosso

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Les loyers impayés causent certainement de nombreux problèmes aux propriétaires. Certains, exaspérés par la situation, prennent le taureau par la corne, à leurs risques et périls. D’autres souffrent de la situation et ont de grandes difficultés. C’est le cas d’un propriétaire qui habite sur l’île de la Réunion. Depuis six mois, cette quinquagénaire est obligée de dormir dans sa voiture car les locataires, qui ont des difficultés financières, ne paient plus leur loyer, indique L’Info.re. Anastasia décide alors de les poursuivre.

Le propriétaire a gagné le procès en premier lieu. Les locataires, un couple et leurs deux enfants, sont sommés de rembourser le loyer impayé et ont jusqu’au 23 juin pour quitter la maison où ils habitent. « Le juge était de bonne foi et il a expliqué aux locataires que mon cas était plus grave que le sien », se réjouit Anasthasie. Rejetés, les locataires demandent toutefois un délai supplémentaire de 5 à 8 mois, le temps de trouver un logement. La justice s’y oppose pour mettre fin à l’irrecevabilité. Le propriétaire s’attend donc à ce qu’elle récupère son logement d’ici la fin juin. Et pourtant, début juillet, les locataires n’avaient pas encore quitté les lieux. Une mauvaise surprise qui cause bien des soucis à Anasthasia. Désormais au chômage, la propriétaire doit rembourser le prêt de cette même maison et financer les études de son fils. Sans abri, elle décide de dormir dans sa voiture.

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Pour rappel, si le locataire refuse d’exécuter la décision d’expulsion, le bailleur doit faire appel devant un commissaire de justice. A noter que ces derniers ne peuvent entrer dans le logement occupé. Il rédige alors un procès-verbal lié au refus du locataire et doit faire appel à la préfecture pour que la police ou la gendarmerie l’aide à procéder à l’expulsion. Ce qu’a fait le commissaire du droit et de la justice, dans l’affaire que nous relançons, en juillet. En cas de refus du recteur, le propriétaire peut réclamer une indemnisation à l’Etat. S’il accepte, le commissaire de justice se voit accompagné d’un serrurier et des gendarmes ou policiers.

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Dans ce cas, l’affaire pourrait être réglée d’ici la fin du mois d’août. Les locataires, cités par L’Info.re, affirment « faire tout leur possible pour quitter les lieux ». « Nous avons déjà fait la plupart de nos affaires ainsi que toutes les démarches en notre pouvoir auprès des bailleurs sociaux. Nous attendons une décision en notre faveur pour le mois d’août », expliquent-ils. Si d’ici début septembre, les locataires n’ont pas encore trouvé de logement, Anasthasie sera relogée aux frais de l’Etat jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.

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