Entretien. 2A Groupe Immobilier : la maison rêvée

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Notre interview de la semaine est consacrée à un groupe reconnu pour ses informations « sur mesure », 2A Immobilier.

Par Arnaud Boularand

Publié le 16 mars 22 à 16:44

mis à jour le 19 mars 22 à 8:49

Ils ont pris le temps de faire leurs preuves dans un secteur immobilier hyper concurrentiel. Entre 2008 et 2018, Guy Jeanjean et son associé Jean-François Sanchez ont jeté les bases de 2A Groupe Immobilier, qui s’impose aujourd’hui comme l’un des leaders de l’Hérault dans la construction de maisons individuelles sur mesure.

Avec l’arrivée de Guilhem, le fils de Guy, dans le groupe, il y a 7 ans, l’activité s’est diversifiée avec la cohabitation et l’acquisition foncière. Mais 2A Immobilier n’a pas perdu son ADN en privilégiant toujours les espaces et le confort dans ses réalisations. Et grâce à leur savoir-faire, tout à fait unique dans le métier, les trois associés entendent répondre aux nouveaux enjeux du marché montpelliérain. Un entretien.

Commençons par le commencement : comment est né le groupe Immobilier 2A ? Guy Jeanjean : Cette aventure remonte à 1995. Après avoir travaillé comme directeur commercial pour un grand constructeur, j’ai lancé mon activité entrepreneuriale avec la construction de maisons individuelles autour du bassin de Thau. Puis en 2007, j’ai racheté la société 2A Villas, qui était située dans la colonie de Montpellier, ce qui nous a permis de développer une activité dans ce secteur. Après, on a monté la partie promotion, puis l’agence, donc petit à petit tout cela est devenu une structure. Jean-François Sanchez : Je suis arrivé juste après avoir repris 2A Villas, le 1er janvier 2008, et quelques mois plus tard nous avons dû faire face à la crise des subprimes. Combiné avec le fait que nous avons acheté une entreprise en difficulté, la route jusqu’ici n’a pas été facile…

« Nous sommes passés de constructeur à designer. »

… et vous avez attrapé. Quelle position as-tu adoptée pour réussir à sortir du jeu ? Jean-François Sanchez : Nous avons pris à notre tour le sur-mesure, ce qui était un positionnement en marge de ce qui se faisait à l’époque au milieu des « pavillons » où l’on présentait des « maisons clé en main » aux clients sur catalogues. Nous avons changé la donne : les clients sont venus nous voir avec une idée de la maison de leurs rêves et nous l’avons conçue pour eux et l’avons réalisée. Cela a fait une différence immédiate. Guy Jeanjean : Ce changement a été possible grâce à l’arrivée de Jean-François qui est architecte de formation et a donc pu apporter cette plus-value à nos réalisations. Nous sommes passés de constructeur à designer. Aujourd’hui, grâce à cette situation, nous avons pu développer significativement l’activité et recruter 24 salariés.

À Lire  Ronald March, le vendeur de vêtements devenu All-Star - BeBasket

Et créer une société commune de promotion de logements et lancer un projet d’agence immobilière au sein du groupe, avec l’arrivée de Guilhem… Guilhem Jeanjean : Oui, je suis arrivé en 2015 au sein de 2A, quand nous avons lancé une nouvelle dynamique en diversifiant notre activité. Nous avons pu lancer la promotion en 2018, dont Jean-François est aujourd’hui responsable, et pour ma part, j’ai repris le flambeau sur la partie logement individuel. Puis nous avons créé l’agence immobilière qui nous permet notamment d’acquérir des terrains, ce qui est stratégique compte tenu du marché actuel. Jean-François Sanchez : Ce qui est intéressant dans cette diversification, c’est que nous avons su conserver notre ADN de créateur de maisons sur mesure. Lorsque nous faisons des maisons ensemble, nous gardons à l’esprit l’idée de faire des appartements où le confort prime. Cette idée est fondamentale dans notre façon d’envisager ce métier. Guilhem Jeanjean : Et au contraire, la promotion nous a permis d’obtenir des informations qui nous placent aujourd’hui sur des projets de maisons groupées, très en vogue. Les communes savent que nous avons la capacité de produire des prestations dignes des maisons unifamiliales mais pour des macro lots, et cela les intéresse dans le cadre de la politique mise en place pour limiter l’étalement urbain. Guy Jeanjean : Preuve que notre travail est reconnu : nous sommes les seuls représentants du réseau Univia dans le département et nous avons été récemment choisis par La Maison Affordadwy. Les communes sont intéressées par notre profil, elles savent que nous pouvons créer tous types de logements, de la maison d’architecte au logement social. De plus, aujourd’hui, nous travaillons sur des projets allant de Béziers à Nîmes.

« Quand on fait des maisons ensemble, on garde l’idée de faire des appartements où le confort passe avant tout. »

Au cours de ces 27 années d’existence, vous n’avez cessé de vous adapter aux besoins du marché, ainsi qu’à ses limites. Aujourd’hui, comment envisagez-vous de travailler sur la ville de Montpellier ? Jean-François Sanchez : Le maire a donné des consignes claires : éviter l’étalement urbain, privilégier le vertical, mais en maîtrise du foncier, donc plutôt à travers des projets de ZAC. La mairie ne veut pas s’éparpiller, comme on le voit, dans des quartiers résidentiels où une maison est démolie pour construire un immeuble de 5 étages. Nous adhérons totalement à cette idée qu’un quartier ne doit pas être déformé. Cependant, nous pensons qu’un compromis peut être trouvé entre l’excès et l’interdiction totale. Si l’on résonne en îlots et non plus en parcelles, cela permet de travailler sur des projets de logements collectifs qui se dispersent tout en s’intégrant pleinement dans la physionomie d’un quartier. Nous avons cette expertise pour faire des maisons hybrides. Par exemple, nous avons une opération sur la zone des Arceaux-Agriculture avec 20 logements sur un terrain de 1 400 m2. Au lieu de faire une collection dense, nous avons travaillé sur une proposition de petite bastide qui s’intègre parfaitement dans le quartier, et qui a plu à la mairie, qui nous a donné la licence.

À Lire  Brune Poirson : 'Nous avons besoin d'inclusion et de diversité : c'est une condition de l'innovation'

Sur le papier, Guy préside le groupe, Jean-François, la société 2A Promotion et Guilhem, l’agence immobilière et 2A Villas. Est-ce vraiment compartimenté ? Jean-François Sanchez : Non, car sur chaque projet que nous réalisons, nous en parlons tous les trois. Chacun apportera son point de vue, enrichissant le projet final. Guy Jeanjean : Alors, on raisonne en fait en termes de groupe. Nous avons créé l’agence immobilière avec l’idée que tout est lié. Lorsque des clients viennent nous voir à l’agence avec un appartement à vendre et un projet de villa à construire, nous pouvons nous occuper des deux. Vous savez, c’est compliqué cette étape où il faut gérer la vente d’un bien et la réalisation d’un autre. Les commentaires que nous recevons de nos clients sont incroyables, ils ne peuvent pas y croire. Nous simplifions la vie des gens en nous occupant de tout. Jean-François Sanchez : Ensuite l’agence sert aussi la promotion en étant sur le terrain et en favorisant l’acquisition foncière. Et dans une opération « insulaire » dont nous parlions plus haut, c’est particulièrement intéressant. Nous venons par exemple de réaliser un regroupement de parcelles à Mireval, rendu possible grâce à l’agence. Donc non, rien n’est partagé en 2A.