Essai BMW i4 : notre avis complet – Voitures

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Comme souvent avec les voitures électriques, les constructeurs mettent en avant les modèles les mieux équipés et les plus puissants. Souvent au détriment de la version offrant le plus d’autonomie. C’est le cas de notre BMW i4 eDrive 40, bien moins médiatisée que la version M50, mais qui offre sur le papier une autonomie bien supérieure. Et en réalité ?

Si Tesla reste toujours le maître incontesté de l’autonomie, certains constructeurs sont en embuscade. C’est le cas de BMW, qui se verrait voler une partie des ventes de la firme de Palo Alto (bien que maintenant basée à Austin, Texas). Et la BMW i4 d’entrée de gamme a en effet de quoi concurrencer la plus vendue de toutes les voitures électriques : la Tesla Model 3. Si la BMW i4 M50 déjà testée est la plus puissante avec ses 544 chevaux, la i4 eDrive 40 affiche moins de puissance , 340 chevaux, moins de deux roues motrices, mais une autonomie WLTP donnée pour 590 km !

Il n’en fallait pas moins pour vouloir tester ce jumeau électronique de la BMW Série 4 Gran Coupé et se poser la question de savoir si justement, il ne peut pas tenir haut la dragée à la reine du marché.

BMW i4Fiche technique

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BMW i4Design

BMW i4Design

Esthétiquement, cette BMW i4 eDrive 40 est un sosie de sa cousine thermique évoquée juste au-dessus : 4,78 mètres de long (9 cm de plus qu’une Tesla Model 3), 1,82 mètre de large (3 cm de moins que la Tesla) et 1,44 mètre de haut. On retrouve également les gros grains à l’avant, bien que ceux-ci perdent en partie leur fonction de laisser passer l’air vers la mécanique. Ceci pourrez vous intéresser : Vendre sa voiture : comment sécuriser le paiement ?. Ils sont donc pleins sur leur partie supérieure.

Particularité de notre version d’essai, l’absence de Pack M Sport extérieur. Il s’agit de la garniture « de base » qui se reconnaît à sa face avant légèrement différente, sans grandes prises d’air. Il gagne ici en élégance et en classicisme ce qu’il perd en agressivité. Une finition qui affiche aussi une meilleure autonomie !

Si la peinture métallisée blanche « Minerlweiss » est une option facturée 1 090 € tout de même (carrosserie noire unie de série), les accents bleutés sur les bas de caisse, autour des narines avant ou dans le diffuseur arrière sont de série. Enfin, notez que si des jantes de 17 pouces sont montées de série, notre modèle d’essai était équipé de jantes aérodynamiques de 19 pouces qui lui vont particulièrement bien. 2 700 € pour l’option tout de même.

Habitabilité

Ça sent bon l’ambiance premium à l’intérieur de notre BMW i4 eDrive 40. On est loin des standards de minimalisme pratiqués par Tesla. Mais ceux qui ne sont pas contre un certain minimalisme propre à la firme de Palo Alto ne seront pas déçus ici non plus. En effet les boutons se comptent quasiment sur les doigts d’une main. Du moins sur la console centrale, car le volant regroupe également de nombreuses commandes.

La prise en main de l’ensemble se fait très rapidement. Sur le volant, les commandes de gauche servent à enclencher le limiteur et autre régulateur de vitesse, et la droite commande les fonctions d’infodivertissement. Au tableau de bord, il y a juste ce qu’il faut pour accéder rapidement aux fonctions de climatisation, de volume sonore ou de changement de piste/radio.

Enfin sur la console centrale, juste à côté de la molette, on retrouve le bouton Start/Stop en bleu pour démarrer la voiture, juste au dessus de trois boutons permettant de sélectionner directement le mode de conduite. A droite, on retrouve la molette du système iDrive, avec fonction tactile, permettant de piloter l’infodivertissement très facilement. Des raccourcis permettent d’accéder aux menus souhaités, navigation, média, téléphone, en un clic.

En termes d’habitabilité, cette BMW i4 est une vraie voiture familiale, tant à l’arrière avec des sièges pouvant accueillir deux adultes dans le plus grand confort, à l’exception du siège du milieu qui servira davantage d’appoint. Notez que le côté « coupé » avec le drapeau fuyant n’encombre pas l’espace au-dessus de la tête. La banquette arrière se replie en trois parties, 40/20/40, idéale pour rentrer de gros objets… Comme après notre passage dans un célèbre magasin de meubles suédois ! Officiellement, le coffre propose 470 litres, avec un espace sous le plancher pour ranger le câble de recharge.

BMW i4Technologies embarquées

BMW i4Technologies embarquées

Lorsque l’on pénètre dans cette i4, le regard est immédiatement attiré par cette immense dalle incurvée. Il intègre en fait deux écrans distincts, l’un de 12,3 pouces pour l’instrumentation, l’autre de 14,9 pouces pour l’infodivertissement.

On s’habitue vite aux différentes interfaces proposées par les deux écrans, celle de l’instrumentation proposant plusieurs configurations, mais les informations sont toujours lisibles rapidement. Pour l’écran central en revanche, si la fluidité tactile de la dalle est bonne, et que les menus semblent bien présentés, il y a souvent trop de sous-menus pour accéder aux fonctions souhaitées. Et la navigation par onglets sur le côté, si chère à BMW, n’est pas toujours optimale. Question d’habitude sans doute.

Quant à la commande vocale, nous avons dû la faire plusieurs fois pour indiquer notre destination à la navigation. Avant de finalement échouer à le valider vocalement. Et ce n’est pas le bruit ambiant – il n’y en avait pas – qui aura gâché l’expérience.

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BMW i4Conduite

BMW i4Conduite

Après avoir déjà essayé la version M50 de près de 550 chevaux, place au « petit » i4 eDrive 40. Au menu du moteur Gen5, un moteur développant 340 chevaux (250 kW) et un couple de 430 Nm. Plus de 200 chevaux de moins que la grande sœur, mais un 0 à 100 km/h qui ne demande pourtant que 5,7 secondes. Nous sommes loin de l’anémie !

Il faut dire qu’avec un seul moteur contre deux pour la version supérieure, on perd aussi un peu de poids. Finalement, on dépasse encore les deux tonnes avec 2 050 kg à vide. La vitesse maximale ne dépasse pas 190 km/h.

A l’accélération, la BMW i4 eDrive 40 donne une véritable sensation de puissance, le son artificiel signé du compositeur Hans Zimmer soutenant la sensation, sans jamais être intrusif. Les jantes de 19 pouces ne nuisent pas au confort, les suspensions pneumatiques lissent bien les irrégularités de la route et la position de conduite est très agréable. Bien que peut-être un peu faible pour certains.

Plusieurs modes de conduite sont accessibles directement via la console centrale : Eco Pro, Confort et Sport. Pour le freinage récupératif, rien n’est directement accessible. Hormis le mode Brake – en inclinant le levier Drive vers la gauche -, pas de possibilité ici d’utiliser les palettes derrière le volant pour moduler la récupération d’énergie lors du freinage. Il faut aller dans les menus d’infodivertissement pour changer l’intensité. Un conseil : ajoutez un raccourci sur la page d’accueil !

Lors de notre essai, la BMW i4 eDrive 40 s’est révélée particulièrement à l’aise pour rouler en toute sérénité sur de longues distances. En effet, lors d’un premier trajet de 350 km, dont les trois quarts sur autoroute, la berline coupé avait une consommation de 20 kWh/100 km. Et à notre arrivée, la voiture affichait encore 130 km d’autonomie, sachant que nous nous contentions de recharger cinq minutes (batterie) sur une borne Ionity lors d’une pause. Cinq minutes durant lesquelles nous aurons récupéré 11 kWh, 14 % de batterie, et 77 km au compteur d’autonomie.

Le même trajet en sens inverse aura confirmé la bonne autonomie. La consommation a baissé sur ce trajet, également majoritairement sur autoroute, à 18,7 kWh/100 km.

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BMW i4Autonomie, batterie et recharge

BMW i4Autonomie, batterie et recharge

Côté batterie, la BMW i4 eDrive 40 est équipée du même pack que la i4 M50, à savoir 80,7 kWh net (83,9 kWh brut). L’autonomie est annoncée pour 590 km en cycle WLTP, très proche de ce que la Tesla Model 3 Grande Autonomie annonce 626 km.

Il y a tout de même une petite réserve à prendre en compte : la configuration de la voiture. Si l’autonomie annoncée par Tesla concerne les jantes 18 pouces, avec les jantes 19 pouces en option, elle chute à 602 km. Idem pour la BMW pour laquelle les 590 km sont annoncés pour la configuration optimale, donc sans le pack M, mais avec les jantes alliage 17 pouces aéro en option à 350 euros. Ce sont ces derniers qui permettent, en cycle WLTP, d’atteindre la consommation mixte de 16,1 kWh aux 100 km. Nos jantes aérodynamiques de 18 pouces, aussi belles soient-elles, sont homologuées pour une consommation combinée légèrement supérieure de 16,4 kWh.

Côté recharge, notre BMW i4 eDrive 40 peut accepter jusqu’à 210 kW en pointe, permettant au constructeur de recharger de 10 à 80 % en seulement 31 minutes. On rappelle également que BMW fait partie du consortium Ionity et propose des tarifs préférentiels à ses clients.

La charge rapide n’est généralement pas la plus courante, regardons d’autres vitesses et temps de charge : pour rester en courant continu, à 50 kW il faut 1h15 pour passer de 10 à 80%. En courant alternatif, comptez respectivement 13 h. et 8h15 sur une Wallbox de 7,4 kW ou sur une charge publique de 11 kW. Enfin, avec une prise domestique de 10 Ampères, cela tient plus de 43 heures.

BMW i4Prix

La BMW i4 eDrive 40 arrive sur le configurateur du constructeur allemand à un prix juste sous la barre fatidique des 60 000 €, soit 59 950 € pour être exact. De quoi bénéficier de la prime de 2000€ à l’achat. C’est 40 € de moins qu’une Tesla Model Grande Autonomie, avec une présentation beaucoup plus premium mais sans le réseau Supercharger.

A ce prix, l’Allemande est bien équipée, avec des phares avant à LED et des feux arrière à LED, la climatisation automatique, la double dalle « BMW Curved Display » et le système d’exploitation BMW OS 8.0, la caméra de recul ou encore le régulateur de vitesse. La recharge AC de 11 kW est également incluse, ainsi que la capacité DC jusqu’à 210 kW et la pompe à chaleur servant à la fois au préconditionnement de la batterie et au préconditionnement de l’habitacle.

Notre modèle d’essai était également équipé d’une sellerie en similicuir à 400 euros, d’une peinture blanche à 1 090 euros, de jantes à 2 700 euros et d’un régulateur de vitesse actif ACC Plus à 550 euros. La recharge sans fil par induction, de série sur une Tesla Model 3, est facturée ici à 250 euros. En tout, notre mannequin flirtait avec les 67 000 euros.

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