Essai BMW i7 xDrive60 : navette spéciale

Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée depuis plus de de 15 ans. Sara vous trouve les dernières infos

Autrefois prisée des chefs d’entreprise qui assumaient leur succès, la berline bavaroise s’adresse désormais davantage à ceux qui font la navette entre deux palaces… lorsqu’ils sont trop proches l’un de l’autre pour se connecter avec un jet privé D’où ce sens assez particulier des priorités.

Autrefois prisée des chefs d’entreprise qui assumaient leur succès, la berline bavaroise s’adresse désormais davantage à ceux qui font la navette entre deux palaces… lorsqu’ils sont trop proches l’un de l’autre pour se connecter avec un jet privé D’où ce sens assez particulier des priorités.

Mais qu’est-ce qui s’est passé dans la tête de BMW ?! Impossible de ne pas s’émerveiller tant cette Série 7 de septième génération renverse la donne avec son style, disons audacieux, tout en restant poli. La réponse à la question est simple : la Chine. Plus précisément, le segment le plus riche de sa population, qui permettra de vendre près d’un exemplaire sur deux dans le monde selon les estimations de la marque.

Une clientèle dont les critères s’écartent souvent des nôtres, au point d’être plutôt indifférent à la motorisation, qu’elle soit thermique (un diesel est imminent), hybride rechargeable ou 100 % électrique comme celle de notre i7 xDrive60. Pour apprécier ce Béhème à sa juste valeur, laissons de côté l’affection et surtout nos vieilles habitudes de cagnards européens.

Pour bien faire les choses, nous aurions également besoin de faire évoluer nos infrastructures à plus grande échelle. Car avec sa longueur de 5,39 m et sa largeur de 1,95 m, ce nouveau « 7 » s’est péniblement extrait du parking de la rédaction, non sans provoquer un peu de sueurs froides. Nous préférons ne pas imaginer ce que ce serait sans sa direction de roue arrière standard, tournant jusqu’à 3,5°.

Désormais proposée en une seule carrosserie, cette version baptisée G70 s’allonge de 12 cm de plus que la variante Limousine de sa devancière. Un modèle qui s’étend pour compromettre le rechargement. Se garer sur des places dédiées tout en étant à portée du câble terminal est parfois un défi dans nos centres-villes resserrés.

Cela étant dit, encore une fois, nous gardons à l’esprit que les utilisateurs chinois ou américains ont généralement plus d’espace à leur disposition et seront donc moins confrontés à cette difficulté. Surtout s’ils ont un chauffeur…

Au pire, la voiture peut gérer seule la manœuvre. Oui, capable de mémoriser jusqu’à 200 mètres d’un parcours qu’elle aura dû apprendre au préalable, créneau horaire compris, puis la Série 7 le reproduit en toute autonomie. Pas de pieds, pas de mains ! E-pa-donc !

Cette robotisation peut se poursuivre à des vitesses plus élevées sur l’autoroute. A partir d’un niveau 2 dans nos régions, suffisant pour opérer un dépassement sans la moindre intervention humaine, hormis l’activation du clignotant, l’autonomie de conduite atteint même le niveau 3 là où la réglementation le permet Physiquement déconnecté, le conducteur n’a qu’à garder son attention sur la circulation, ce que la voiture assure en surveillant son regard via une caméra cachée dans la partie supérieure du tableau de bord.

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Quel que soit votre degré d’implication au volant, ces premiers kilomètres sur les grands axes détendent très vite les chakras. Parce qu’ils laissent plus de temps pour s’attarder sur l’opulence de la cabane ; du silence qui y règne ; de leurs sièges, ou plutôt de leurs fauteuils, aussi larges que moelleux ; sa présentation ultra-moderne, soulignée par un spectaculaire bandeau lumineux qui parcourt les contre-portes et le tableau de bord, recouvert en prime d’une volée de commandes tactiles ; son inspiration est basée sur l’iX, le grand SUV électrique de la marque, à l’image de l’immense écran horizontal situé devant les occupants du premier rang.

Une instrumentation entièrement numérique que la Série 7 perfectionne en affichant des instructions de navigation en réalité augmentée entre les jauges. En plus de faciliter sa lecture, il en tire un maximum.

La conduite sur autoroute permet également de mieux jauger le potentiel moteur de cette i7 xDrive60. Ses deux machines synchrones, une sur chaque essieu, cumulent 544 ch et 745 Nm. Ça fait mal de l’admettre, mais le plus noble des moteurs thermiques ne peut lutter, incapable de garantir les mêmes relances impressionnantes avec autant de finesse et de discrétion.

La puissance et le couple de transmission maximaux, cependant, ne sont disponibles que pendant dix courtes secondes, compte à rebours pour le support, après avoir saisi la palette « Boost » derrière le rayon du volant gauche. petit Et derrière celui de droite… Ne cherchez pas, vous n’y trouverez rien.

Contrairement à de nombreux autres produits électrifiés du marché, ici il est impossible d’affiner le niveau de régénération en un seul geste. Hormis le mode freinage accessible via le sélecteur de transmission, il faut utiliser l’écran de l’interface multimédia abyssale, et rarement en une touche (ou un clic de l’iDrive), pour régler l’intensité de la décélération dans la remontée au pied.

C’est également le cas pour le réglage de la climatisation, la commande des volets roulants, la sélection de votre radio préférée… ou encore la définition de l’interdistance adoptée par le régulateur adaptatif ! Comme vous l’avez peut-être compris, l’ergonomie fait partie des faiblesses les plus évidentes de cet i7.

Avec son autonomie. Proche des 102 kWh de capacité nette, sa batterie est de ce type. Malheureusement, la consommation de couple du moteur l’est aussi. Pour les températures, il est vrai, souvent négatives lors de cette épreuve, elles ne comptent pas grand-chose de 30 kWh aux 100 km en moyenne, même sans s’énerver trop sur l’accélérateur. Cela ne vous permet de parcourir qu’un peu plus de 300 km avant de craindre de tomber en panne sèche. Mais certainement pas 590 km comme annoncé.

Cette déception s’accompagne de légers progrès. Autrefois inhabituel dans une BMW électrique, le préconditionnement des « batteries » peut être activé manuellement et non plus systématiquement en saisissant la prochaine borne de recharge du trajet dans la navigation.

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Le repos s’impose donc assez régulièrement et bien que le chargeur embarqué récupère jusqu’à 195 kW, il peut encore être prolongé un certain temps. Qu’importe, la Série 7, une fois soigneusement « optionnée » (notre exemple tourne autour de 200 000 €), peut aussi se déguster à l’arrêt.

Du siège arrière droit de préférence qui, de plus, se déplie presque horizontalement comme un siège de Classe Affaires. Une position obtenue grâce à la dalle tactile intégrée à la porte, qui permet aussi de choisir entre une bonne dizaine de programmes de massage différents, de régler la climatisation ou de fermer tous les stores arrière d’une simple pression.

faire quoi Assombrir la salle de cinéma, bien sûr ! D’une simple pression sur la commande appropriée, un écran 8K de 31 pouces descend comme par magie du plafond pour diffuser votre film ou votre série préférée. Cette qualité d’image exceptionnelle s’accompagne d’un son et même de vibrations à la hauteur grâce au système audio 4D de notre exemplaire, signé Bowers & Wilkins et approchant les 2000W.

Si après cela certains sont toujours intéressés par la conduite, ça vaut le coup de faire un tour sur le réseau secondaire. Ces 2,7 tonnes de débauche technologique se déplacent avec un flegme insolent. La suspension pneumatique efface tout sur son passage, les barres anti-roulis actives contrecarrent le moindre mouvement de caisse et les roues arrière directrices stabilisent la voiture dans les virages. Ce n’est pas très naturel. Mais ce n’est pas complètement artificiel non plus. Cet immense bateau est ensuite conduit avec une grande détente.

Peut-être un peu trop, car tenues à bonne distance de la réalité, les frontières sont quasiment impossibles à définir. Cependant, une fois ceux-ci surmontés, il y a fort à parier que ramener cette BMW sur sa trajectoire initiale équivaudrait à vouloir modifier celle de la Lune. Qu’on se le dise, la Série 7 est une navette très spéciale.

Notre verdict

La Série 7, notamment dans sa version électrique, s’adresse à une population qui n’est pas forcément intéressée par les voitures. Lire aussi : Pluri et multi-franchise : Une solution anti-crise ?. endommager Cela ne l’empêche pas d’impressionner par son contenu technologique étonnant.

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Fiche technique BMW i7 xDrive60 M Sport

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