Étonnante : au décès d’un enfant, La Banque Postale réclame 138 € pour clôturer le compte

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Photo:- Jean-Sébastien Evrard- AFP

Comme beaucoup d’anciens, Léo, a ouvert le Livret A où ils mettent de côté un peu d’argent qui est destiné à faire face à divers projets d’avenir pour son fils. Ils s’imaginent le voir grandir, étudier, passer son permis, acheter sa première voiture. Mais tous ces rêves ont été brisés par la mort de son fils d’un cancer. Voulant clôturer un Livret A qu’ils avaient ouvert pour leur enfant, ils ont alors été déduits de 138 € pour « frais d’ouverture de dossier successoral ». Un acte particulièrement choquant de violence conséquente envers les familles de l’Est.

Comme nous l’explique Corinne Vedrenne, Présidente de l’Association « Eva pour la vie » : « le moment de deuil après la mort d’un enfant est horrible, quand le Livret A ferme, les rêves et la vie du projet sont brisés., Espoir de fermer le conteneur pour la deuxième fois ».

Plus absurde est que la succession se transmet par héritage, alors que dans le cas d’un enfant décédé, ce sont les parents qui récupèrent les sommes qu’eux-mêmes ont épargnées.

Ainsi, les parents ont engagé la procédure pour réclamer de l’argent sur le compte, lorsque l’information a commencé à circuler dans les médias. La Banque Postale, apparemment sous la pression des médias, a fini par rembourser le montant déduit dans ce qu’elle a qualifié de « position commerciale ». Encore un discours inhumain, qui n’est pas accepté avec enthousiasme par la famille. « Nous demandons une posture humanitaire, pas une posture commerciale », a déclaré Corinne Vedrenne, une associative qui s’est battue pour l’interdiction des frais de succession lors de la clôture du Livret A après le décès de ses enfants.

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Malheureusement, cette pratique n’est pas isolée : selon une enquête de l’association, de nombreux parents vivent la même chose, mais ils n’ont pas le pouvoir de continuer à se battre après la mort. Après avoir lutté contre la maladie pendant des années, subi la mort et le chagrin, après cette épreuve atroce, affronter un nouveau combat contre la banque leur est tout simplement impossible. C’est de cette situation tragique que les banques s’efforcent de tirer davantage de profits.

La banque peut légalement prendre en charge les frais de succession en cas de décès. En effet il existe de fortes disparités entre les établissements bancaires, et les tarifs sont variables. Les frais de succession ne font pas partie des frais qui sont fixés par l’autorité publique, c’est à la discrétion de la banque que ces frais sont prélevés. En France, le nombre de décès d’enfants toutes causes confondues est estimé à 2 500, un chiffre qui indique encore les aspects ignobles et inhumains de cette pratique. Comme le dénonce Corinne : « Le bilan n’est pas ce que la banque va faire faillite ».

Depuis la Révolution Permanente, nous envoyons tout notre soutien à la famille Leo, ainsi qu’à toutes les familles confrontées à la mort de leurs enfants. Nous considérons cette pratique bancaire comme impolie, chercher à tirer profit de la mort d’enfants est inhumain et monstrueux un tel système. Nous soutenons le combat de l’Association Eva pour la vie pour mettre fin à ce type de pratique. Et nous pensons que seuls les employés de banque, en prenant le contrôle de ces derniers en lien avec les usagers, pourront mettre réellement la banque au service de la population en mettant fin à cette pratique lucrative de la stigmatisation. .