Étudier dans les Hauts-de-France : formation publique et…

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Par Éléonore de Vaumas, publié le 06 janvier 2023

Région fortement urbanisée, les Hauts-de-France se classent au 3e rang national par le nombre de ses habitants et au 4e par celui de ses étudiants. Ces derniers sont près de 237 000 à poursuivre leurs études supérieures sur ce territoire. L’offre est aussi vaste que variée, avec une forte concentration sur les métropoles de Lille et d’Amiens.

Répartie sur cinq départements, des frontières belges aux portes de Paris, la région Hauts-de-France a fait de cette particularité géographique un atout pour structurer l’enseignement supérieur en cohérence avec le territoire.

Une offre de formation dans les Hauts-de-France « relativement bien répartie »

« Par rapport à d’autres régions, l’offre de formation est relativement bien répartie, ce qui correspond à la géographie spécifique des Hauts-de-France qui compte de nombreuses villes », détaille Thierry Paul, vice-recteur à l’Enseignement supérieur. Voir l’article : Revendre des cadeaux de Noël : un business rentable !. , Recherche et Innovation (Esri) dans cette région.

En effet, si les métropoles de Lille (59) et d’Amiens (80) concentrent près de 70 % des 237 000 étudiants (selon les chiffres Strater 2020-2021), avec respectivement 55 % et 14 %, plusieurs communes de taille plus modeste se distinguent. . Douai (59), Lens (62), Cambrai (59), Béthune (62) et Liévin (62) proposent des formations de l’enseignement supérieur, notamment des BTS et des formations médico-sociales.

La région du Nord de la France est également le siège de nombreux groupes internationaux, CHU (Centre Hospitalier Universitaire), instituts et laboratoires de renom. La recherche joue ici un rôle majeur. Elle se distingue à ce titre dans les domaines de la santé, des sciences de l’ingénieur, des mathématiques-informatique, des transports ou encore de la chimie des matériaux.

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Trois pôles universitaires maillent la région Hauts-de-France

La région Hauts-de-France compte cinq universités publiques, toutes multisites. Elle s’organise cependant autour de trois groupements d’établissements d’enseignement supérieur, à savoir l’Université de Lille, l’Université Polytechnique des Hauts-de-France (UPHF) et l’association A2U qui regroupe les universités d’Artois, Picardie Jules-Verne (UPJV) et Littoral Côte d’Opale (ULCO).

A eux deux, ils maillent l’ensemble du territoire grâce à une vingtaine de campus délocalisés. Complémentairement, chaque site universitaire a su développer ses propres centres d’intérêt. L’Université d’Artois, située à Arras (62), est notamment spécialisée dans la recherche en éco-efficacité énergétique et en intelligence artificielle. L’UPJV a, quant à elle, une orientation assez poussée vers les domaines de la santé, du stockage électronique de l’énergie et de l’environnement, tandis que l’université de Lille se concentre sur le textile et les sciences politiques et l’UPHF sur l’ouverture européenne.

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Huit IUT et de nombreuses formations paramédicales

Très bien dotée en formation paramédicale, avec une trentaine d’Ifsi (institut de formation d’infirmiers) et une vingtaine d’autres écoles paramédicales, la région nord offre trois places pour devenir médecin : les deux universités publiques de Lille et d’Amiens et l’Université catholique de Lille (donc privée ), une exception française.

Dans les Hauts-de-France, on compte également pas moins de huit IUT, dont certains sur plusieurs sites. Celles-ci sont implantées par exemple à Lille, Béthune et Lens pour l’Université d’Artois, à Valenciennes, sur le littoral de la côte d’Opale ou encore à Amiens, dans l’Aisne et l’Oise pour l’UPJV.

A l’issue des trois années de formation : une BUT (baccalauréat universitaire de technologie) dans l’une des nombreuses spécialités enseignées. C’est une voie que les bacheliers de la région préfèrent emprunter par rapport à la moyenne nationale.

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Un choix attractif d’écoles d’ingénieurs dans le Nord

Plus d’une dizaine d’écoles d’ingénieurs notoires composent le paysage des Hauts-de-France. La région se caractérise également par un nombre important d’étudiants aspirant à des formations d’ingénieurs, au-dessus des taux moyens nationaux (5,4% contre 4% selon le rectorat), auxquels s’ajoutent les étudiants qui suivent une formation d’ingénieur accréditée dans les universités, comme EILCO à Dunkerque (59) et l’Ensait (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles) à Lille.

Dans la capitale des Hauts-de-France, Lille, on trouve aussi l’Icam (Institut catholique des arts et métiers), Junia – qui fédère HEI, ISA et Isen -, l’IMT (Institut Mines-Télécom) et Central. Mais Compiègne (60) compte à son actif l’UTC et Escom, un établissement privé préparant au diplôme d’ingénieur chimiste généraliste, tandis que Beauvais (60) abrite l’Institut polytechnique Unilasalle, dont il possède également un campus à Amiens.

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Pour les études de commerce, direction Lille, principalement

Lille décroche, une fois de plus, le prix de la ville la mieux dotée en écoles de commerce, dont certaines sont dans le haut du panier, comme Skema, l’Ieseg ou l’Edhec. La ville d’Amiens n’est pas en reste puisqu’elle accueille l’ESC Amiens, l’une des quatre écoles du groupe Sup de co Amiens Picardie, avec l’Isam (Institut Supérieur d’Administration et de Gestion) notamment.

A cette offre s’ajoutent des formations publiques, dispensées dans les IAE (Institut d’Administration des Entreprises) des principales universités du territoire que sont Lille, Amiens et Valenciennes.

Architecture, journalisme, mode… Pour tous les goûts en écoles spécialisées

Pour devenir journaliste ou faire des sciences politiques, direction le cœur de l’agglomération lilloise, qui abrite l’ESJ et, non loin de là, un IEP (Institut d’études politiques). Ces deux établissements font partie de l’Université de Lille, tout comme l’ENSAPL (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille) située à Villeneuve-d’Ascq.

Candidat à une filière artistique ? Plusieurs écoles d’art vous accueillent entre l’Esad et Rubika à Valenciennes, l’Esac à Cambrai, l’ESA (école d’art) Dunkerque-Tourcoing et le Studio National des Arts Contemporains à Tourcoing. Tous ont leur spécialité, que ce soit la création numérique, le design, la communication visuelle, la mode ou les arts visuels. Tu choisis !

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