Fabriqué en France. La Charentaise a fait un mauvais pas

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Il est aux pieds ce que le béret est à la tête : un symbole de la France. Pourtant, rien ne va plus du côté de Rivières, commune d’environ 2 000 habitants située au nord-est d’Angoulême (16), où est implantée La Manufacture Charentaise (LMC), née du regroupement, en 2018, de quatre célèbres fabricants de chaussons charentais. , qui a réalisé un chiffre d’affaires annuel de 13 millions d’euros.

Le 25 juillet 2019, la société présidée par Renaud Dutreil, ancien ministre du gouvernement Raffarin, qui détient la moitié des parts, a été placée en redressement judiciaire. Ses 108 salariés doivent définir très prochainement leur sort, mais avec la quasi-certitude de la perte « colossale », selon une source syndicale, de près des deux tiers des emplois. Des trois offres d’achat sérieuses qui ont été déposées, la plus optimiste en termes d’emplois n’en accepterait que 38. Des offres venant de Tricots Saint-James ; par Pascal Becker, ancien cadre dirigeant du groupe suisse Givaudan (parfums et arômes) ; et un duo d’investisseurs parisiens Stéphane Collaert et Thierry Le Guenic, repreneurs de Chevignon.

Un mauvais choix marketing

Comment on est venu ici? Selon une source proche du dossier, l’entreprise a depuis réduit ce montant de près de moitié et enregistré une perte nette au cours des quatre premiers mois de 2019 de près de 700 mille euros, une situation qui s’explique en partie par des problèmes de gestion et de « mauvais choix ». » de la commercialisation. . Car, paradoxalement, la Charentaise, symbole traditionnel de confort et de cheminée, est très à la mode. Voir l’article : Encaisser votre A Livret ou creuser votre découvert ? Le départ de la difficile fin de mois. Cependant, l’entreprise aurait commis une erreur stratégique en se tournant vers le haut de gamme au détriment de ses ventes traditionnelles en grandes boîtes.

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Renaud Dutreil refuse de commenter le dossier, évoquant un processus d’acquisition « avec pour principal objectif de préserver le patrimoine de savoir-faire de l’entreprise ». Pour le maire de Rivières, Michel Cuny, « la fermeture du LMC serait un choc. Ce serait pour la Charente de perdre une partie de son patrimoine. C’est un savoir-faire reconnu. » Ici et autour, la fabrication de tongs emploie déjà environ « jusqu’à 1 000 personnes ».

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Un chausson imaginé par des fabricants de savates

C’est à la fin du XIXème siècle qu’émerge la Charentaise, issue de la fabrication des chutes des industries textiles et papetières situées sur le fleuve Charente. Ceci pourrez vous intéresser : La demande de crédits immobiliers est quasiment inaccessible à la fin…. Des cordonniers locaux, tant en Charente qu’en Périgord, ont eu l’idée de récupérer les feutres qui servaient de pressage pour confectionner des chaussons, avec la languette caractéristique qui protégeait le pied du sabot de bois et la technique très particulière de la « couture surjetée » ( semelle cousue et assemblée à l’envers, puis retournée).

Pour Alexandre Bataille, président de l’Association pour la Promotion de la Charentaise (APC), chargée de gérer « l’indication géographique » délivrée le 25 mars 2019 par l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), « le produit ne s’arrête pas ». Ce label protégeant la « charentaise de Charente-Périgord », devait dire que le Made in France, « c’est de la qualité ». Cette tendance « cocon, un peu bête et écolo » permettra-t-elle à la Charentaise de repartir sur de bonnes bases ?

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