Face à l’impossibilité de se garer, les urgentistes à domicile ont évité le centre de Paris

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Même bondés, les véhicules des médecins sont verbalisés [© LOIC VENANCE / AFP]

Publié le

25/01/2021 à 18:07

Actualisé

Contraints d’emprunter des places non autorisées

02/08/2021 à 12:13

Manque de places de parking, amendes excessives… Les médecins exerçant à domicile ont de plus en plus de mal à se garer à Paris. Sur le même sujet : Et voici le premier Kama Sutra LGBTQ+ pour « tous les amours ». A tel point que les Urgences Médicales de Paris (UMP) ont décidé d’arrêter d’exercer « en urgence » dans le centre de la capitale.

« Nous ne sommes plus en mesure d’assurer notre mission de soins permanents dans le centre de Paris », peut-on lire sur la page d’accueil des Urgences Médicales de Paris (UMP) (texte supprimé depuis). Créé en 1973, ce service médical d’urgence libéral à domicile répond donc aux « difficultés de stationnement » et « au manque de pardon de la mairie de Paris » à ce sujet.

Pour marquer le coup, le groupe avait même décidé d’arrêter de faire de l’exercice dans le centre de la capitale « en cas d’urgence » et de ne faire de l’exercice que « pendant les heures creuses » ou « en fin de journée », et ce, si longtemps . de sorte qu’il n’aurait pas reçu des autorités compétentes – c’est-à-dire la mairie de Paris et la préfecture de police de Paris – l’assurance d’être entendu.

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«Une situation indigne» selon un député LREM

A l’étude ? Le verbal que les véhicules d’intervention des médecins qui opèrent pour de grands organismes de visites à domicile – comme Paris Urgences Médicales ou Médecins SOS – sont des victimes régulières, même s’ils devraient être exonérés du paiement du stationnement. Sauf dans la pratique, les praticiens de terrain disent qu’ils trouvent rarement, voire jamais, des places « classiques » et sont souvent contraints de se garer sur des places non autorisées voire dans des doubles files ou dans des couloirs de bus.

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Mal garés donc, les médecins sont « régulièrement verbaux », selon le secrétaire général de SOS Médecins, Serge Smadja, qui confirme « recevoir jusqu’à 4 PV par jour », et ce malgré au pire l’utilisation de chars blancs grouillant de médicaments caducée. et équipés de feux clignotants. « Un gros problème de stationnement et de circulation » à l’origine d’une « situation extrêmement tendue » selon lui, qui implique non seulement le centre de la capitale mais « tout Paris ».

« Historiquement, il y avait une tolérance qui a aujourd’hui disparu, sans que personne ne sache pourquoi », explique-t-il. Suite à un entretien avec Anne Hidalgo le mardi 26 janvier à ce sujet, Serge Smadja assure que le maire de Paris dit avoir entendu les demandes de ces médecins de Paris et qu’il aurait instruit les autorités compétentes de faire preuve de « perspicacité » dès maintenant . A condition que les professionnels de santé soient en bonne position pour justifier qu’ils « exercent leur métier à Paris » et qu’ils effectuent « plus de 100 visites à domicile par an » dans la capitale, qu’ils soient « indépendants ou salariés d’un établissement public de santé ». association ou organisme.

Si la mairie de Paris-Centre n’a pas répondu aux sollicitations, la mairie précise de son côté que le sujet « est en cours de règlement », et confirme que « le stationnement est gratuit pour les médecins ». Des « rendez-vous » seraient même « en cours » pour gérer ce problème, alors que l’exécutif a annoncé sa volonté de transformer la moitié des places de stationnement en places réservées à un nouvel usage. « Nous avons réfléchi à la nécessité de redistribuer les places de stationnement pour les professionnels, notamment les professionnels de santé », a répondu la mairie de Paris.

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Reste « à voir si les actes seront liés aux paroles », souligne Serge Smadja. Le secrétaire général de SOS Médecins est confiant mais toujours inquiet pour l’avenir, car la question de la vaccination à domicile va bientôt être débattue. « Aujourd’hui, c’est fou d’embêter les médecins qui viennent au chevet des malades », a conclu le médecin.

« Une situation indigne en pleine pandémie », a regretté pour sa part Sylvain Maillard, député de Paris et porte-parole de LREM à l’Assemblée, qui a également interrogé Anne Hidalgo à ce sujet. Lui demandant notamment de « mettre immédiatement fin à ces contraventions insensées », en faisant preuve « de perspicacité et d’humanité dans sa gestion des parkings ». « Libellé des véhicules des médecins en pleine pandémie. Triste », a-t-il déclaré sur Twitter.

Les véhicules des médecins des Urgences Médicales de Paris ne peuvent plus stationner dans le centre de Paris et sont verbalisés par la Mairie.

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