Faire fondre le monde, la malédiction du cordon bleu, la révolte animale… à lire et à voir en mai

Photo of author
Written By Sara Rosso

Rédactrice passionnée, Sara vous présente les nouveaux faits d'actualité 

Suivre l’actualité environnementale, c’est aussi s’intéresser à la culture. Dans cette nouvelle sélection de Reporterre : un « monde qui fond », des animaux rebelles, une malédiction de la malbouffe ou encore la chanson sur une « femme oiseau ».

LIVRES, BD

LIVRES, BD

Chat Abyssin : origine, taille, santé, élevage et comportement
Sur le même sujet :
Découvrez toutes les informations à connaître sur la race des chats Abyssins,…

• Un monde qui fond

• Un monde qui fond

« Si vous voulez vraiment être responsable, vous n’êtes pas obligé d’aller à la montagne. Cette phrase illustre le paradoxe qui étreint tous les amateurs de hautes cimes. A voir aussi : Les 10 animaux préférés des français. Comment éviter les conséquences dramatiques de notre engouement pour la montagne, notamment la pratique du hors-piste, sur la protection des espèces sauvages. Comment trouver un équilibre ? Comment établir une « colocation équitable » avec les vivants, se demande le philosophe Baptiste Morizot, qui est abondamment cité dans cet ouvrage ?

Cette étude journalistique nous donne matière à réflexion, et nous incite à repenser notre rapport à la faune et à la flore pour descendre de notre socle humain. La journaliste Camille Belsoeur nous emmène sur les traces des tétras des rochers, gypaètes barbus, lièvres variables, tétras ou bouquetins, qui doivent toujours se réfugier dans les hauteurs pour échapper à la hausse des températures. Il prend le temps de traquer ces espèces, de mieux les connaître en compagnie des scientifiques qui les étudient. Ses reportages veulent nous émouvoir, nous faire réfléchir sur nos pratiques en montagne et surtout mettre des mots sur la faune et la flore qui nous entourent. « Un premier pas vers une reconnexion avec notre environnement. »

Animal, des aides à la santé incroyables
Lire aussi :
Les interactions avec les mammifères à quatre pattes, mais pas que, aident,…

• Révoltes animales

• Révoltes animales

Le capitalisme a privé les animaux de leur liberté. Et nous sommes complices. À d’autres moments, cependant, les révolutionnaires ont ressenti le besoin de libérer les pigeons piégés dans les colombes des grandes familles aristocratiques; et le prolétariat new-yorkais, qui vivait au quotidien avec les cochons, a tissé des alliances avec les cochons pour s’opposer à la bourgeoisie sur les projets métropolitains de Manhattan.

Pour sortir de l’impasse, le végétarisme doit non seulement changer notre façon de manger, mais aussi transformer notre intelligence et notre sensibilité, exhorte Fahim Amir dans ce livre. Car tout comme les humains, les animaux rebelles sont allés au combat.

Les émotions sont-elles contagieuses entre humains et animaux ?
A voir aussi :
Nous avons vu avec le Covid-19 qu’un virus peut passer d’une espèce…

• Mon tour du monde en 80 tortues

• Mon tour du monde en 80 tortues

Sortez de vos coquilles, voici un carnet de voyage à la rencontre des Chélons, cette étrange famille apparue il y a 220 millions d’années. « De la tortue exprimant son partenaire lors de l’accouplement, à celle creusant des grottes de 15 mètres de long dans le sable du Sahel, en passant par la tortue plate et souple comme une crêpe se cachant entre les rochers, ou une effrayante tortue alligator agitant un appât de chair rose pour attirer sa proie » : Bernard Devaux, naturaliste et cinéaste, propose une histoire légère, pleine d’anecdotes croustillantes et d’informations naturalistes. On regrette l’empreinte CO2 de ce genre de travaux – combien de billets d’avion et d’excursions en jeep ? – et le ton parfois trop exotique de certaines descriptions. Les amoureux des tortues (dont moi-même) y trouveront encore le merveilleux plaisir de rencontrer ces animaux préhistoriques et en voie de disparition. Les autres pourront passer à autre chose.

Connaissez-vous (bien) ces expressions inspirées des animaux ?
A voir aussi :
« Être un miroir pour les alouettes », « être un lapin chaud »… La langue…

• La malédiction du cordon bleu

• La malédiction du cordon bleu

Cordon bleu, Nutella, yaourt aux fruits, biscuits industriels, pain de mie, glaces… Leur point commun ? Ces aliments sont « ultra-transformés ». Pourtant, ils remplissent nos placards et notre frigo : Un Français achète en moyenne 125 kg par an. Ils dominent les rayons des supermarchés. Les études montrent la nocivité de la pluie pour notre santé. Mais les lobbies de l’agro-industrie veillent : leur consommation ne cesse d’augmenter dans le monde. Voici la conclusion de ce dessin animé à la fois ludique, didactique et bourré d’informations essentielles. Autant d’ingrédients qui en font un outil très utile pour lutter contre la malbouffe.

• Vivre sous la menace

Dans Living Under Threat, le chercheur Stefan Le Courant, récemment interviewé par Reporterre, montre comment les politiques répressives contre les sans-papiers façonnent la vie, même hors des murs des centres de détention. Pendant plusieurs années, il a suivi le quotidien d’une quarantaine d’étrangers, qu’il a suivis dans leurs démarches de légalisation en préfecture, auprès de leurs avocats, dans les bureaux associatifs, ou suivis à leur domicile. « La sortie de l’interpellation m’a permis de découvrir la diversité de la vie que cachait un traitement policier indifférencié », écrit-il. Son étude représente pour l’anthropologue exilé Michel Agier, qui en a rédigé la préface, une « description détaillée des manières de vivre avec la peur », de l’arrestation, de l’enfermement ou de l’expulsion qui « effleure » sans cesse l’existence. Menaces, « car il faut savoir repérer rapidement un uniforme, un véhicule, un brassard, un talkie-walkie qui grésille ».

• La Révolte — Enquête sur les jeunes élites face au défi écologique

La journaliste Marine Miller travaille pour le service Campus du journal Le Monde depuis 2016. A ce poste, elle a observé comment les jeunes diplômés se retrouvaient peu à peu ou soudainement, confrontés à la crise écologique, « en complète perte de sens ». Dans ce livre détaillé, elle dresse le portrait d’une génération en pleine révolte. Romain, un ancien commerçant installé désormais en Haute-Corse, « hors capitalisme » ; Régis, polytechnicien devenu gilet jaune, qui porte un message de gauche radicale au sein de l’école ; et plein d’autres. Eux et ils démissionnent, changent de vie, deviennent agriculteur, réparateur de vélos, ou professeur de lycée ; investir la zad et les écoliers. Entre radicalisation, reconversion et retour au pays, le carrefour que le journaliste nous invite à explorer est divers et passionnant.

• Nucléaire, stop ou encore ?

L’énergie nucléaire serait devenue immuable car elle n’émet quasiment pas de CO2. Mais peut-on développer un secteur sans analyser sa cause économique ? Et si d’autres moyens d’atteindre l’objectif recherché – réduire à zéro les émissions de gaz à effet de serre – ne sont pas moins coûteux et dangereux ? C’est ce travail essentiel qu’Antoine de Ravignan, journaliste pour Alternatives économiques, a entrepris lors d’une démonstration impeccable, basée sur une connaissance fine des dossiers, mais toujours sur un ton compréhensible et clair. Il montre que le choix du nucléaire, initié par le nouveau président Macron, repose sur des hypothèses économiques très fragiles, et que cette voie doit être mûrement réfléchie avant qu’une véritable décision ne soit prise. Car « les incertitudes et les coûts du nouveau nucléaire sont tels qu’aucun projet ne peut voir le jour sans l’implication des contribuables ». Nous avons besoin d’un vrai débat sur les faits. Pour le moment, les dirigeants s’y refusent. Le livre d’Antoine de Ravignan, avec d’autres études foisonnantes, contribue à rouvrir la porte à la discussion.

• Santé publique année zéro

Le Covid-19 a disparu de la scène publique, mais il est toujours là et restera. C’est maintenant le bon moment pour réfléchir à ce qui nous est arrivé et à la manière dont nous devrions faire face aux pandémies à venir, qu’il s’agisse d’un Covid renouvelé ou d’un autre. C’est le travail de deux spécialistes de la santé publique, Barbara Stiegler et François Alla. Dans cet essai, ils exposent la gestion étatique de la pandémie, ses incohérences, ses dérives et ses mensonges. Surtout, ils montrent que si une « démocratie sanitaire » a pu se dessiner pendant la pandémie du sida, il y a eu un énorme recul ces trente dernières années, conduisant à un libéralisme autoritaire qui nie aux individus et collectivise la capacité même de se soigner. , et nie l’importance des inégalités de vulnérabilité à la maladie. Si nous voulons vivre librement et en bonne santé, nous devons redonner force à la démocratie et à la responsabilité, en défendant ce texte dense et important.

• Cultiver les champignons, c’est facile !

Quelle mystérieuse famille sont les champignons. Nous avons recensé 140 000 espèces dans le monde, dont 14 000 en Europe occidentale, précise ce manuel. Bref, didactique et détaillé, il semble être un bon guide pour qui veut s’initier aux champignons cultivables et comestibles. Après une introduction instruisant l’amateur sur la reproduction des champignons et de leurs différentes familles, toute une gamme de techniques de culture est présentée. Du plus simple, à base de marc de café et de morceaux de pleurotes en bocal, au plus compliqué, pour lequel une stérilisation poussée du matériel est nécessaire. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les goûts : la culture est possible dans votre cuisine, sous-sol, jardin, pelouse, salon, sur sciure de paille, troncs d’arbres, marc de café, etc. Et même ceux qui préfèrent randonner dans les bois et les prairies sont utilement allumé.

REVUES

• Mille Cosmos, no 1

Ouais! Un nouveau magazine « à la croisée des luttes environnementales, queer, féministes, sociales et indigènes ». Afin « d’inspirer et de nourrir les cosmologies par opposition à la destruction des êtres vivants », le cosmos de Mille se veut abondant, multipliant, sur 120 pages, vues et thématiques. Dans ce premier opus on retrouve une série photographique sur la « non-histoire des ruches », un texte du porte-parole du peuple inuit, un article d’un astrophysicien sur la lignée énergétique… Le dossier central, consacré aux écologies divergentes – à la croisée des combats écologiques et queer – explore la vie sexuelle des dissidents homosexuels, des plantes et des pingouins, le tout accompagné des peintures lumineuses de Pauline Barzilaï.

• La Revue dessinée, no 35

Avec la tête pleine de travail, l’écran, les enfants, l’agitation du quotidien, il est parfois difficile de se décider à – en plus – enfin ouvrir un journal sur le canapé. Heureusement, il y a Revy Dessinée pour détendre nos mirettes avec ses belles couleurs. Journalistes et dessinateurs se réunissent pour s’immerger dans l’actualité. Cette saison printanière nous offre une très belle excursion dans le massif du Mont-Blanc, qui raconte la détresse des guides de haute montagne face au changement climatique. Rien n’est plus éloquent que de dessiner pour voir le paysage s’effondrer sous leurs yeux. On change d’avis avec le doux humour d’un film du réalisateur japonais Yasujirō Ozu dans « The Cinema Review » ; nous bénéficions d’une mise à jour historique bienvenue sur les jeunes prétendument dangereux dans les quartiers ; on reprend espoir en suivant les expériences locales avec des listes citoyennes ; on s’indigne de l’enquête sur les explosions nucléaires expérimentales en Polynésie française… Autant de sujets que Reporters ne démentirait pas.

À VOIR

• Diamant palace

C’est un vrai bijou de vidéo, ce Diamond Palace : il nous montre la ville sous un angle inattendu, nous emmène dans un théâtre d’activités improbables, nous parle de la nature à travers la voix tranquille de Philippe Descola, et il nous fait penser à l’écologie sans jamais nous ennuie ou nous donne l’impression d’apprendre. Voici 30 minutes de pur bonheur, où l’intelligence se mêle à un humour subtil et léger. Cet ouvrage original a été réalisé par l’équipe de Biais vert, comme s’en souviennent de nombreux internautes verts : un magazine régulier sur l’écologie, animé par Félicien Bogaerts. L’équipe est arrivée au bout de l’expérience et a complètement renouvelé son approche et produit cette série, Green Diamond, à l’interface entre l’art et le documentaire, dans une mise en scène imaginative. Plusieurs rubriques sont déjà proposées en accès libre, dont voici la première, « La nature n’existe pas ». Un bon moment garanti.

Palais du diamant, de Félicien Bogaerts, Elias Sanhaji et Ilyas Sfar, disponible sur YouTube, rubrique 28′.

• Les Piafs (Partager c’est sympa)

Auparavant, l’équipe de Partage c’est sympa suivait les combats de mois en mois, persuadée que l’écologie ne pouvait passer que par l’activisme. Ouvrage utile et largement suivi. Et puis le temps passait, et comme dans toute histoire, l’équipe tournait la page. Après quelques mois de réflexion et sans doute une pause après des années bien remplies, Vincent Verzat repart… à la découverte de la nature. Revoir le constat que l’écologie passe aussi par un rapport sensible au monde, une intimité avec ce qu’on appelle la nature, une plongée dans les herbes et les forêts.

Et cela donne de beaux naturalistes, dans lesquels, fidèle à sa méthode, Verzat se met en scène et nous entraîne avec l’appui de naturalistes chevronnés à la découverte d’un monde loin de la ville. Ce chant d’observation des oiseaux avec Julien Perrot, animateur de l’excellente revue La Salamandre, est un délice : on apprend avec émerveillement les milliers de langues de nos indispensables compagnons ailés.

Les Piafers : Apprendre à les reconnaître, c’est BASIC ! pi. Julien Perrot @La Minute Nature, Partager c’est bien, réalisé par Vincent Verzat, disponible sur YouTube.

• À portée du sauvage

Pendant six mois, le réalisateur Lucas Hobé a suivi le photographe animalier

Éric Médard pour avoir filmé la faune riche et méconnue de la Mayenne. Ensemble, de la maison d’Eric, située à Bourgneuf-la-Forêt, à la forêt départementale, en passant par l’étang de Juvigné, par les champs du pays de Craon et jusqu’au bord de la rivière Mayenne, ils sont allés à la rencontre des martres, blaireaux, bergeronnettes grises, Le faucon Montagu ou encore l’épervier.

• La Fabrique des pandémies

À portée de la nature, réalisé par Lucas Hobé. Disponible sur France TV, 27′.

Ces dernières semaines, la tourmente électorale a presque brouillé la pandémie de Covid-19. Pourtant, cette zoonose, d’origine animale, est loin d’être éteinte et pourrait même être la première d’une longue lignée si nous continuons à détruire notre planète. Cette conjecture terrible et réaliste est au cœur du documentaire de Marie-Monique Robin. L’instructeur, surtout connu pour son travail avec Monsanto, a rencontré des chercheurs de huit pays sur quatre continents : Gabon, USA, Thaïlande, Mexique, Kenya, Madagascar, Kenya, Guyane. Son objectif : démontrer, à travers les travaux de ces chercheurs, l’intérêt de conserver la biodiversité pour sauver notre santé. Elle n’est pas partie seule : l’actrice Juliette Binoche a participé au voyage et a joué le rôle tantôt naïf, tantôt tranchant d’une femme confrontée à la destruction des écosystèmes à travers le monde. Les connaisseurs des liens entre Covid et biodiversité, largement relatés dans Reporterre, ne seront pas surpris. Mais il y aura ici des arguments choquants, notamment le concept de dilution, qui montre que plus la biodiversité est hétérogène, moins les maladies contagieuses se propagent.

Pour comprendre cela, l’un des scientifiques interrogés utilise deux cartes qui se recouvrent parfaitement : celle des zoonoses et celle des espèces menacées. Bien entendu, la conclusion de ce documentaire s’apparente à tout ce que l’on a déjà vu et lu un peu partout, agissant sans tarder pour préserver la planète. C’est aussi dans la lignée des films verts, dont les équipes parcourent le monde en avion pour tourner leurs images et ainsi mettre en lumière quelque chose qu’ils dénoncent. Mais ses images magnifiques, sa mise en scène dynamique, caractérisée par de sublimes dessins d’animaux de la dessinatrice Valentine Plessy, sa pédagogie – et sans doute la présence de Juliette Binoche – devraient lui permettre de toucher un public plus large que les écologistes convaincus. Et pour vous rappeler une évidence qu’il est bon de marteler : l’espèce la plus dangereuse sur Terre, c’est nous.

• Médicaments : les profits de la pénurie

The Pandemic Factory, réalisé par Marie-Monique Robin, avec Juliette Binoche, mai 2022.

Sarah, 19 ans, souffre d’allergies aiguës depuis son accouchement. Zélie, 10 ans, est atteinte de mucoviscidose. Personne ne peut se soigner correctement faute de médicaments et de produits d’hygiène. En deux décennies, elle a été multipliée par des voleurs en Europe. Le continent est désormais dépendant du marché extérieur des soins.

Ce documentaire, réalisé en Asie, en Europe et en Amérique latine, met en lumière la pression que les laboratoires exercent sur les gouvernements pour maintenir leurs marges. Par exemple, ils retirent leurs produits du marché ou exportent leurs industries à l’étranger pour profiter de normes environnementales plus clémentes qu’en Europe. En Inde, les sociétés pharmaceutiques rejettent leurs eaux usées directement dans la nature. Enquête.

• Désobéissant·e·s !

Médecine : les bénéfices de la rareté, de Xavier Deleu et Rozenn Le Saint. Disponible sur Arte Replay ou YouTube jusqu’au 23 août 2022. 90′.

D’avril à mai sur Tënk, retrouvez l’escale « La chose politique » en collaboration avec Reporterre et d’autres médias. Notre journaliste Laury-Anne Cholez s’est prêtée au jeu et a choisi le film Désobéissant e s d’Alizée Chiappini et Adèle Flaux. Voici un extrait de sa critique :

« Élodie, Pauline, Sandy, Gabriel et Elliot ont décidé de se donner corps et âme pour défendre leurs idées et s’engager dans la désobéissance civile. Un documentaire intimiste et émouvant qui laisse une question en suspens : la désobéissance suffira-t-elle à changer et à créer un monde plus durable ? société? « 

À ÉCOUTER

• Phaune Radio

Désobéissants.e.s !, d’Alizée Chiappini et Adèle Flaux (2019), pour voir Tënk. Découvrez la plate-forme et profitez d’une vue d’une semaine.

ART

• Réclamer la terre (à Paris)

Connaissez-vous Phaune Radio, « l’univers des créations sonores maison », comme disent les heureux bénévoles de cette webradio indépendante ? Rien? Donc, une nuit, vous devez vous jeter dans ce bordel sain d’ingéniosité sonore et de curiosité pour tous les êtres vivants. Perdez-vous au sommet d’un rocher taillé par le temps, dans le souffle des dunes, le chant de l’ours ou retrouvez-vous avec le scientifique du son et ethnographe Vincent Moon, qui vous fait découvrir le son du plancton et le chant de Justina, chamane de Pérou. Bref, des podcasts, des séries, des rencontres, des musiques qui donnent envie d’aller se balader, et du live en ligne de kl.

« Réunir écologie, féminisme, socialisme et politique indigène, c’est s’éloigner de la vision eurocentrée pour adopter une vision véritablement globale. C’est sur ce constat que se fonde cette exposition collective de quatorze artistes et qui met en lumière des œuvres qui à un moment vecteurs médiatiques, culturels et politiques, mais aussi outils pour cultiver la terre.

• Violaine Lochu — Hybird

Revendiquer la Terre, exposition au Palais de Tokyo (Paris), jusqu’au 09/04/2022. 12 euros.

Extrait de Hybird, performance, Violaine Lochu, 30 min., 2017

Entre 2016 et 2017, la performeuse et chanteuse Violaine Lochu a vécu plusieurs mois en Laponie chez les Samis. Elle en a ramené une performance saisissante, inspirée du yoik, un chant sami de tradition chamanique. En replaçant la mythologie de la femme oiseau, cette œuvre tisse un troublant réseau vocal de métamorphose entre la voix féminine et le chant des oiseaux entendus sur place, comme le tétras ou le taureau. D’où le nom : Hybird, pour « hy-bride » et « bird », oiseau en anglais. Pour ceux qui n’auraient pas pu voir cette performance « descolienne » en avril en Haute-Garonne, la voici ci-dessus dans sa version 2017.

📨 Abonnez-vous gratuitement aux newsletters

Inscrivez-vous en moins d’une minute pour recevoir gratuitement par e-mail une sélection d’articles publiés par Reporter, quotidiennement ou hebdomadairement.

Pourquoi plus de cordon bleu dans les cantines ?

En fait, cette recette a été reprise par les industries, mais autrefois ce sont les chefs italiens qui utilisaient des ficelles bleues pour lier les deux côtelettes avant d’ajouter les ingrédients, de les farcir et de les paner.

Qui a créé le cordon bleu ?

La ville dit désormais adieu aux cordons bleus dans les cantines, dans le but de limiter la consommation des enfants de produits ultra-transformés.

En 1895, Marthe Distel, journaliste française, a l’idée d’éduquer les femmes aux arts culinaires pertinents pour la gestion de leur foyer. Elle crée alors une publication, intitulée « Le cuisinier Cordon Bleu », qui révolutionne le monde de l’art culinaire, jusqu’alors réservé aux hommes.

Quelle est l’origine du cordon bleu ?

Qui est l’inventeur du cordon bleu ? Marthe Distel avait cela en tête lorsqu’elle publia le premier livre de cuisine en 1895 : Le Cordon Bleu Chef. Le succès est au rendez-vous et l’année suivante elle co-fonde l’école Cordon Bleu avec Henri-Paul Pellaprat.

Pourquoi on appelle ça les cordons bleus ?

Historique. Les origines du cordon bleu se trouvent en Suisse sous la forme d’une schnitzel à la saucisse, farcie au fromage, dans un livre de cuisine de 1949. Dans le canton de Vaud, le cordon bleu est principalement fabriqué à partir de porc.

Comment est fait un cordon bleu industriel ?

Cordon bleu : un terme né sous l’Ancien Régime A la fin du XVIe siècle, Henri III crée « l’Ordre du Saint-Esprit », une organisation catholique dont le but est de combattre les protestants, composée majoritairement d’hommes de la noblesse. Ceux-ci portaient la croix maltaise accrochée à un ruban bleu.

« Une côtelette de dinde, du fromage, du jambon, de la chapelure et un œuf : Pour préparer un cordon bleu il faut cinq ingrédients. Mais celui du supermarché en a plus de trente. Un quart est composé de chapelure, non pas du vrai pain, mais de l’eau et du amidon. .

  • Quels sont les meilleurs cordons bleus ? Santé : quatre cordons bleus sur le banc d’essai
  • >> Père Dodu cordon bleu au comté fondu. Il y a du grillage – une coupe noble – et du vrai jambon de dinde. …
  • >> Cordon bleu de dinde Monoprix. …
  • >> Croq’ jambon de dinde Le Gaulois. …

Pourquoi on appelle le cordon bleu cordon bleu ?

>> Pavés de dinde Premier prix Monoprix.

Pourquoi un cordon bleu c’est pas bleu ?

Cordon bleu : un terme né sous l’Ancien Régime A la fin du XVIe siècle, Henri III crée « l’Ordre du Saint-Esprit », une organisation catholique dont le but est de combattre les protestants, composée majoritairement d’hommes de la noblesse. Ceux-ci portaient la croix maltaise accrochée à un ruban bleu.

Cordon bleu : un terme né sous l’Ancien Régime A la fin du XVIe siècle, Henri III crée « l’Ordre du Saint-Esprit », une organisation catholique dont le but est de combattre les protestants, composée majoritairement d’hommes de la noblesse. Ceux-ci portaient la croix maltaise accrochée à un ruban bleu.

Comment couper un cordon bleu ?

Pourquoi dit-on cordon bleu en cuisine ? Être cordon bleu, c’est être un très bon cuisinier. A l’origine, cependant, ce terme n’avait rien à voir avec les petits plats puisqu’il trouva sa référence dans les guerres de religion. C’est en 1578, sous l’ancien régime et pendant les guerres de religion, qu’Henri III institue l’Ordre du Saint-Esprit.

Laisser un commentaire