Faune : Les passages à niveau pour les animaux sont en hausse, même loin des autoroutes

Written By Sara Rosso

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une véritable catastrophe. Des millions d’animaux sauvages sont tués chaque année sur les routes françaises. Les mammifères, les reptiles, les amphibiens, les oiseaux et les chauves-souris sont touchés. « Les plus emblématiques sont certainement le hérisson, qui se recroqueville en boule lorsqu’il a peur et est donc particulièrement vulnérable, ainsi que les renards, blaireaux ou gros gibier dont les collisions posent problème pour la sécurité humaine », explique Stéphanie Morelle. chef de projet biodiversité pour le Réseau Associatif Milieu Naturel (FNE).

Mais les dégâts sont aussi importants pour la faune moins visible, comme les chauves-souris, les salamandres ou les papillons. « Pour certaines espèces menacées, l’impact des routes peut même être très fort, comme le lynx et le loup. Leur principale cause de décès est la collision. »

Ecoponts, tunnels, banquettes, échelles de cordes…

Bien qu’il ne soit pas nouveau, le phénomène suscite une prise de conscience croissante des autorités depuis plusieurs années. Le développement d’infrastructures permettant aux animaux de continuer à se déplacer sans risquer leur peau commence à se multiplier. A voir aussi : Top 5 des races de chats les plus agressives. Précurseur en la matière sur le réseau autoroutier, et désormais également sur le réseau secondaire.

Les choses ont changé depuis le plan biodiversité de Nicolas Hulot [2018] et la mise en place du principe « éviter, réduire, niveler » [2020], observe Stéphanie Morelle. On y voit différents dispositifs contraints de voler haut, des bancs sous structures pour loutres et castors, des échelles de corde pour les écureuils… »

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« Les amphibiens semblent les plus menacés, leur population s’effondre »

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La Loire-Atlantique est l’un des rares départements à avoir récemment décidé de s’attaquer à ce problème. D’ici 2027, la nouvelle majorité de gauche a annoncé environ 250 nouvelles constructions d’infrastructures. Un million d’euros leur est consacré cette année.

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En effet, un recensement très précis de la mortalité sur un an a été réalisé avec des associations environnementales. Le constat est clair. « Au moins 1 081 animaux ont été tués dans le secteur de 20 km étudié. Si l’on extrapole à la taille du réseau routier géré par le département, cela représente plus de 230 000 accidentés par an. C’est assez énorme. Les amphibiens semblent être les plus menacés, leur population est en déclin », a déclaré Chloé Girardot-Moitié (EELV), vice-présidente du conseil départemental de Loire-Atlantique.

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Repenser l’entretien, la taille des haies, les cours d’eau

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Ainsi, des aménagements particuliers (tunnels, berges artificielles, passerelles) ont été conçus avec les associations au cas par cas, en fonction des habitudes de franchissement. Mais la démarche va encore plus loin. « Nous identifions les zones de nidification des chauves-souris pour revoir l’entretien des ponts, repenser la taille des haies pour ne pas perturber la nidification et les espèces qui y trouvent refuge, réaliser des travaux sur des ponts ou des prisons spécifiques pour permettre la continuité de l’aquaculture… doivent s’intégrer progressivement partout dans nos infrastructures », précise Chloé Girardot-Moitié.

Dans un souci de « diffusion des bonnes pratiques », la Loire-Atlantique a également édité des guides à destination des communes qui sont même éligibles aux aides si elles s’inscrivent dans la démarche.

« Tout cela va dans le bon sens », estime le chef de la mission française biodiversité. Ensuite, il ne faut pas oublier de surveiller et d’évaluer ces systèmes. Sandrine Morelle insiste. « Les éco-ponts, par exemple, savent qu’il y a des endroits où ça ne marche pas. Soit parce que l’emplacement n’est finalement pas bon, soit parce que les prédateurs ajustent leur comportement en attendant que les mammifères sortent du pont et les mangent. Il n’y a pas une seule réponse, mais plusieurs solutions. Et il faut l’ajuster. »

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