François handicapé expulsé de son domicile à St-Denis : « Mon fils handicapé et moi devons maintenant dormir dans ma voiture »

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LINFO.RE – créé le 13.10.2022 à 08:24 – mis à jour le 14.10.2022 à 16:38 –

Agnès Jean

François Alecton, la cinquantaine, vit avec son fils. Ils vivaient dans des logements insalubres à Saint-Denis. Après avoir demandé à la SHLMR de faire des travaux dans l’appartement sans réponse, il a été expulsé de son logement et se retrouve désormais à la rue.

Mardi matin c’est un François fatigué et désemparé qui regarde tristement son téléphone. En fait, il est expulsé de chez lui alors qu’il n’a nulle part où aller, choisissant de vivre dans sa voiture malgré l’aide offerte. Il explique : « Je me retrouve comme un SDF dans la rue. Mon fils et moi devons dormir dans une voiture. Je ne sais pas quoi faire. »

Rappel des faits

Ce dernier explique aussi que son fils est logé en internat la semaine, mais qu’il revient tous les week-ends du côté de son père : « Je ne veux pas le désorienter en dormant à droite et à gauche. Il dort avec moi dans la voiture jusqu’à Je trouverai une solution. Sur le même sujet : Sommeil : les 5 remèdes pour éviter un bon sommeil. Nous l’avons déjà fait et nous le ferons encore. »

Réponse de la SHLMR

François, handicapé, et son fils Benjamin, lui aussi handicapé, vivent depuis 2019 dans des logements jugés insalubres depuis près de 6 ans, selon un rapport de la Caf. Selon ce constat d’insalubrité, une demande de travaux a été faite au locataire. Lors de la réalisation des travaux, la CAF enregistre l’allocation logement. Ce dépôt d’allocation logement n’a aucun impact sur le locataire. Le locataire doit réaliser les travaux, car il ne perçoit pas cette allocation financière pendant les travaux. La SHLMR confirme la réalisation des travaux, cependant le bailleur social subventionné a émis un avis d’expulsion à l’encontre de François pour des motifs autres que l’insalubrité. Malgré de nombreuses négociations et offres d’aide, François est expulsé de son logement.

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« C’est une situation personnelle et on ne peut pas entrer dans les détails. Cependant, une expulsion n’a rien à voir avec un arrêt de la prestation de Caf et encore moins lorsqu’il s’agit d’un incident d’injustice. De plus, le travail a été fait effectué chez M. Alecton et le rapport d’intervention a été envoyé à la Caf. Nous travaillons en collaboration avec cette dernière pour proposer des solutions adaptées aux locataires.

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Réponse de la CAF de La Réunion 

La SHLMR tient à préciser qu’une expulsion n’intervient qu’au terme d’une procédure qui dure plusieurs années. Pendant ce temps, un grand nombre de démarches sont mises en place par la SHLMR et les acteurs sociaux pour accompagner le locataire à régulariser sa situation. L’expulsion est régie par la loi et ne peut intervenir que pour 3 motifs : non-paiement répété du loyer, absence d’assurance ou/et troubles du voisinage. Dans cette situation particulière, la raison légitime de l’État a été validée au sein de la Commission de coordination des actions de prévention des expulsions (CCAPEX). La SHLMR a approché les partenaires sociaux et notamment le SIAO, le service intégré d’accueil et d’orientation, qui a confirmé avoir proposé des solutions d’hébergement pour M. Alecton et son fils.

« Monsieur ALECTON est bénéficiaire de certaines indemnités de la CAF qui lui sont régulièrement versées en application de la législation. Cette situation fait l’objet de l’application des procédures d’injustice et de loyer impayé, en application de la réglementation, sur le repos, protection intégrale des locataires en France. Nous mettons tout en œuvre en collaboration avec le propriétaire social pour accompagner au mieux l’utilisateur dans une solution. En revanche, la procédure d’expulsion n’entre pas dans le cadre de nos prestations.

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