Funiflaine : l’histoire de la télécabine emblématique de la filière ski

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Ce n’était qu’un des nombreux projets de remontées mécaniques entre vallées et stations, mais sa taille en faisait aussi l’un des plus importants parmi tous les dossiers à l’étude pour les liaisons télécabines. Un domaine que les acteurs du marché ont rebaptisé « valley lift », qui vend plus d’un point de vue marketing, tout comme auparavant le terme « montagne » était préféré par l’industrie du ski pour désigner ses pistes damées.

Le Syndicat mixte du Funiflaine, qui regroupe le département de la Haute-Savoie, la Communauté de communes de Cluses-Arve et des Montagnes ainsi que les communes d’Arâches et de Magland, a finalement adopté une réflexion qui a signé la fin du projet de création un téléski qui relierait Magland à la station de Flaine, pour pouvoir desservir le Grand Massif.

D’ici 2025, Funiflaine reliera la vallée de l’Arve à la station de Flaine, avec pour objectif de transporter 500 000 personnes chaque année. Ce transport par câble permettrait de retirer 85 000 voitures des routes de montagne et d’amener les touristes à Flaine en 15 minutes contre 45 minutes par la route.

Un contrat de délégation de service public pourtant déjà acté

Or, en juin 2021, le Syndicat mixte du Funiflaine avait signé un contrat de délégation de service public avec un groupement concessionnaire qui regroupe la Compagnie des Alpes, le constructeur de remontées mécaniques iséroises Poma, la société des Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc (ATMB). Crédit Agricole des Savoie. Ceci pourrez vous intéresser : Enseigne : LMC Plomberie s’installe à Quimperlé. Les travaux devaient démarrer en 2023.

Mais depuis un an, Funiflaine aurait dû faire face à d’importants retards administratifs : il a fallu relancer les procédures… sur la base de prix des matériaux actualisés avec le contexte économique actuel : la guerre en Ukraine, mais aussi la hausse de l’inflation.

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Le projet était dans les cartons depuis pas moins de 30 ans. Estimé à un coût de 100 millions d’euros, Funiflaine finira par succomber à la hausse du coût des matériaux, qui aurait été responsable d’un surcoût de 30 %. Contactés, ni le constructeur Poma ni la Compagnie des Alpes n’ont pour l’instant réagi à l’abandon de ce projet emblématique.

Le tracé de Funiflaine devait suivre le tracé du téléphérique historique qui avait servi au transport de matériaux lors de la construction de la station de Flaine.

Une correspondance avec le Léman Express – RER du Grand Genève – et une autre avec le TGV français à partir de l’année 2029, auraient dû permettre aux touristes de passer facilement des voitures aux cabines, si bien que la gare de Flaine n’est plus qu’à trois heures de Paris.

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Un projet à « repenser »

Autrefois, un tunnel était également envisagé pour relier la vallée aux stations balnéaires du Grand Massif. Mais cette alternative était coûteuse, en plus de permettre aux voitures de continuer à se rendre aux gares.

Pourtant, cet arrêt est une bonne nouvelle pour l’association Flainoise, qui s’opposait à Funiflaine. Cela a notamment contesté l’intérêt du téléphérique, qui est avant tout destiné aux touristes, oubliant les habitants. L’association demande que le projet soit repensé pour desservir également le village des Carroz. Cela nécessite aussi une vraie connexion avec les lignes SNCF.

La consultation publique menée en 2019 avait également mis en évidence le risque de transformer le village de Magland en un parking géant… situé à 600 mètres de la gare SNCF, qui ne peut accueillir un parking assez grand à son voisinage immédiat.

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Funiflaine aurait pu devenir un modèle pour les futures remontées mécaniques de la vallée. Pour l’instant, il enseigne au marché qu’avec la hausse des coûts, ces futurs équipements financés par l’État doivent répondre à des besoins réels et pressants au cœur du territoire. A savoir une connexion sans problème avec les transports en commun, comme le train, mais aussi une infrastructure adaptée à l’usage des habitants toute l’année, dans un changement climatique où l’avenir du tourisme est devenu plus incertain.

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