Google contraint par la justice française de révéler l’identité de deux personnes accusées de « fausses opinions »

Written By Sara Rosso

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Le siège européen du géant américain a été sommé par la cour d’appel de Dijon de lever l’anonymat de deux internautes ayant publié des avis sur Google Maps concernant une maison d’hôtes.

Sur Internet, il est possible que des avis sur des produits ou des services soient faux, venant de personnes qui ne les ont jamais utilisés. En France, deux personnes sont accusées à juste titre d’avoir publié sur Google Maps de « faux avis » concernant le Château de Balleure, une maison d’hôtes. Ces mauvaises notes (deux étoiles sur cinq et une sur cinq) ont été publiées sans commentaire en 2018 et 2020. La cour d’appel de Dijon a récemment condamné le siège européen de Google – basé en Irlande – à lever l’anonymat de ces deux internautes. . utilisateurs, a révélé l’AFP le 19 juillet.

Agissant dans le processus de synthèse, il a ordonné à l’entreprise de donner son identité et ses coordonnées, mais aussi de payer les frais de justice, ainsi que 2 000 euros à la maison d’hôtes. La Cour d’appel considère que le Château de Balleure a un « motif légitime » pour obtenir de Google tout élément permettant d’identifier le ou les auteurs de ces notes litigieuses. Ceci, pour pouvoir déterminer, lors d’un processus ultérieur, s’ils provenaient de personnes qui n’étaient pas clientes de la maison d’hôtes.

Un manque de contrôles adéquats sur Google Maps

Un manque de contrôles adéquats sur Google Maps

Le Château de Balleure estime que ces deux avis étaient « faux » puisqu’ils ont été publiés par des personnes n’ayant jamais fréquenté l’établissement. « L’hypothèse la plus probable résulte de la fonction dite push de Google Maps », a expliqué Raoul Salama, patron de la pension. Lire aussi : Alternatives à OVH : comparaison OVH vs EX2. Selon lui, cette fonction invite les utilisateurs du service qui passent par un hébergement ou un restaurant à donner leur avis, « mais sans mettre en place les contrôles appropriés qui permettent de s’assurer que ces internautes utilisent bien les services de l’établissement ».

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Envisageant de retrouver Google sur le fond, il accuse aussi le géant américain de ne pas respecter plusieurs textes législatifs, comme la directive européenne Omnibus. Entrée en vigueur fin mai, elle vise à améliorer la protection des consommateurs européens sur Internet et interdit « de déclarer que des avis sur un produit sont diffusés par des consommateurs qui ont effectivement utilisé ou acheté le produit sans avoir pris les mesures nécessaires pour vérifier . ».

Interrogé par l’AFP, Google a évoqué les règles de son application selon lesquelles « les contributions doivent être basées sur l’expérience et des informations réelles ». Le texte précise également que les contenus délibérément faux, les attaques personnelles ou les contenus inutiles ou incorrects sont interdits. A noter que la France n’est pas le seul pays où la firme de Mountain View a rencontré des problèmes de faux avis. Depuis plus d’un an, l’autorité britannique de la concurrence enquête sur elle et Amazon, craignant que les deux sociétés « ne fassent pas assez pour lutter contre les faux avis sur leurs sites ».

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