« Grands Reportages » samedi 8 octobre 2022 sur TF1 : « Aidez…

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La maison est un patrimoine, mais pour beaucoup c’est aussi un refuge, chargé de souvenirs et d’émotions. Ainsi, lorsque nous risquons d’échouer, toute notre vie change. Cibles de phénomènes naturels ou victimes de mauvaises constructions, plusieurs millions de logements en France sont menacés.

Lors des départs soudains et des envies de retour, les équipes de « Veliki reportage » ont passé un an à suivre des familles qui se battent pour sauver ce qu’elles ont de plus précieux : leur toit.

Au moindre orage, leurs maisons pouvaient disparaître, submergées par la mer Méditerranée. En Haute-Corse, Pascal, instituteur, sa femme, sa mère de 85 ans, ses enfants, ainsi que ses cousins ​​et tantes, se battent pour sauver leurs maisons des assauts des vagues. Leurs ancêtres sont venus ici il y a plus d’un siècle. À l’époque, une immense plage séparait leurs terres de la mer, mais le climat changeait lentement et les vagues se rapprochaient. « Je ne peux plus regarder la mer en face » assure le doyen du clan. Depuis un an, la famille consacre tout son temps libre à construire un talus improvisé avec des sacs de sable. Mais cette protection artisanale ne suffit pas et la famille appelle à l’aide les pouvoirs publics.

Il y a quelques jours, Mireille et son mari Jean-Pierre profitaient d’une paisible retraite dans un charmant coin de Normandie. Mais des experts viennent de découvrir que leur maison pouvait disparaître dans le sol. C’est l’une des 200 000 carrières souterraines creusées par les agriculteurs au XIXe siècle pour extraire la craie et l’utiliser comme engrais. La plupart d’entre eux n’étaient pas répertoriés. « Ce trou qui existe sous notre maison pourrait s’ouvrir à tout moment et nous engloutir tous », s’affole Mireille. Evacués d’urgence de ce pavillon, où ils vivent depuis trente ans, les retraités vont être transférés au lodge. Pour assurer la maison et rentrer chez eux, ils devront trouver 40 000 euros et ensuite faire un travail très exigeant.

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En Haute-Marne, Patrick et Nathalie sont désespérés. Leur maison s’effondre. Elle était leur seule richesse, qu’ils voulaient transmettre à leurs quatre enfants. Mais quand ils l’ont acheté il y a 22 ans, le pavillon avait l’air impeccable. Les premières fissures apparaissent des années plus tard. Patrick et Nathalie se rendent alors compte que les fondations ne sont pas assez profondes pour assurer la stabilité de la structure, posée sur un sol fragile. Mais il est trop tard, la maison n’est plus assurée par le constructeur. « Nous avons travaillé pour cette maison toute notre vie, nous avons tout perdu. C’est comme un deuil », disent-ils. En échange, ils espèrent vendre leur terrain à la municipalité pour 30 000 euros. Mais le maire a posé une condition : ils doivent détruire leur maison.

Depuis maintenant trois ans, Géraldine, Lionel et leurs trois enfants sont contraints de vivre chez des amis ou des proches. La maison qu’ils ont construite dans les terres est remplie de travaux bâclés. Inachevée, inhabitable, elle est même menacée d’effondrement. « Cela devrait représenter la maison du bonheur. C’est un spectacle dégoûtant, c’est vraiment un chantier à l’abandon », s’indigne Géraldine. Le fabricant a fait faillite et la compagnie d’assurance basée à l’étranger est insolvable. Afin de sauver leur maison, le couple doit prendre le relais et achever la construction à ses frais. Géraldine et Lionel mobiliseront tous leurs amis et feront preuve de beaucoup d’imagination. Seule la solidarité des artisans de la région a pu sauver leur maison.